BIFFF 2014 – Entretien avec Axelle Carolyn, réalisatrice de Soulmate

6329_254270215320_3763653_nRetrouvez ICI notre critique de Soulmate…

 

Le financement et la production de Soulmate ont été un véritable parcours poster2014_bifff-2014du combattant. Peux-tu nous expliquer comment on impose à des producteurs un film aussi noir et désespéré dans un climat où le cinéma fantastique est de plus en plus formaté ?

 

Eh bien pour faire court, ça prend des années et on ne reçoit pas beaucoup d’argent. (rires)

 

C’est un film casse-gueule, difficile à vendre, à marketer, parce qu’il ne rentre pas dans une case bien précise et ne s’adresse pas – contrairement aux apparences – à un public en particulier…

 

C’est vrai ! Il se situe quelque part entre la romance gothique, le drame psychologique, le drame surnaturel et l’histoire de fantômes. Ce n’est clairement pas uniquement un film d’horreur et ça nous a posé problème pour attirer des financiers. A chaque fois que nous avons démarché des producteurs – et ça se constate encore maintenant pour la distribution – on nous répétait « on aime bien la première partie » (qui est plus classique), « mais on aime moins la deuxième », qui est pourtant le cœur du film… De manière générale, ils voulaient en faire quelque chose de beaucoup plus classique, sur le modèle d’Insidious ou quelque chose comme ça. J’adore Insidious soit dit en passant, mais c’est un film totalement différent de Soulmate. Il a donc fallu qu’on trouve des producteurs privés qui ont mis de l’argent dans notre projet avec le système anglais comparable au tax-shelter, qui leur assure des avantages fiscaux. On n’a donc pas eu beaucoup d’argent, il faut bien le reconnaître, mais suffisamment pour arriver à mener le projet jusqu’au bout.

 

Y a-t-il eu des moments où tu t’es dit que tu allais laisser tomber, passer à autre chose ?

 

Quand le financement s’est cassé la gueule la première fois, à seulement quelques jours du tournage, je me suis dit « Plus jamais ! Le cinéma, ça ne m’intéresse plus, je ne veux plus voir un seul film de ma vie ! » Ca a duré un mois. Au bout d’un mois de déprime, je me suis dit qu’il était temps que je fasse quelque chose. J’avais ce scénario de court métrage intitulé The Last Post… et deux semaines plus tard, je le tournais !

 

Ton film s’inspire (en partie) de The Ghost and Mrs. Muir, le chef d’œuvre de Joseph L. Mankiewicz. Peux-tu nous parler de ton amour pour ce film, donner envie à nos lecteurs de le voir et expliquer en quoi il t’a inspiré…

 

J’ai vu ce film quand j’étais toute petite et il a du me marquer profondément, parce qu’en le revoyant après avoir écrit le premier jet de ce qui allait devenir Soulmate, je me suis rendu compte des parallèles. The Last Post est en quelque sort le complément de Soulmate à cet égard : il fait un hommage, une fois de plus involontaire, à une autre partie du même film…

 

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Il n’y a pas de personnage tout blanc ou tout noir dans Soulmate. Finalement les deux personnages principaux, Audrey (Anna Walton) et Douglas (Tom Wisdom) se révèlent tous les deux très égoïstes.

 

Les rôles secondaires aussi ! Tous ces gens sont bloqués dans leurs propres problèmes et ils ne voient pas ceux des autres ! Ils ont tous perdu quelqu’un et sont incapables de voir le mal qu’ils font aux autres, même si ils le font de façon complètement involontaire et sont animés de bonnes intentions.

 

En ce sens, tu as finalement pris le contre-pied de The Ghost and Mrs. Muir, qui est un film très positif où tout le monde est content et où tout se finit bien. Le film va bien plus loin que l’histoire d’amour à laquelle on s’attend… Tes personnages, même les personnages principaux, n’invitent pas forcément à la sympathie, particulièrement à la fin du film.

 

C’est un des grands avantages du cinéma indépendant : on n’est pas obligé d’introduire le personnage principal dans la scène d’ouverture en lui faisant sauver un petit chien pour que les spectateurs comprennent bien que « ok, donc ça c’est la gentille… » Du coup, ça permet de proposer des personnages plus complexes mais cela nécessite aussi d’avoir un casting impeccable. Si un personnage n’est pas écrit de manière à le rendre particulièrement sympathique, il est très important de trouver un acteur qui va malgré tout le rendre attachant. Je pense qu’Anna Walton y est vraiment bien arrivée ! Elle a cette vulnérabilité qui fait qu’on a envie de la protéger, on a envie qu’elle s’en sorte. Mais c’est vrai qu’elle joue un personnage dépressif, suicidaire et en fin de compte assez désagréable avec tout le monde, que ce soit avec Teresa (la voisine) ou même avec le fantôme. Elle est difficile à aimer car comme tous les autres personnages, elle est bloquée, enfermée dans son chagrin.

 

J’ai cru remarquer dans la résolution du film un hommage à La Mouche de David Cronenberg, qui est un de tes films préférés… Les deux films mettent en scène des personnages égoïstes. Chacun cherche son compte dans la relation et ne va pas hésiter à faire du mal à l’être aimé, quitte à tenter de le tuer pour survivre… La politique de l’insecte, en quelque sorte ! Ca commence par la romance puis quand arrive le drame, le côté égoïste, voire monstrueux des personnages ressort…

 

Je suis flattée par la comparaison mais je n’avais pas vu le parallèle. C’était peut-être inconscient. La Mouche n’était pas une influence sur Soulmate. Pourtant c’est un de mes films préférés, si pas MON film préféré. Ce n’était pas quelque chose que j’avais à l’esprit en le faisant. Mais c’est vrai que les deux films se terminent avec l’un des deux personnages principaux qui doit mourir ou disparaître. C’est intéressant…

 

La performance d’Anna Walton fait une grande partie de la force du film. Comment l’as-tu dirigée ? Etais-tu proche d’elle ?

 

J’avais déjà dirigé Anna dans mon court-métrage The Halloween Kid (2011), que nous avons tourné un an avant Soulmate. Quelques semaines après le tournage de The Halloween Kid, je me suis dit que j’allais complètement réécrire Soulmate pour en faire une histoire qui serait entièrement la mienne, oublier les versions précédentes qui partaient dans tous les sens ! L’avantage d’un petit budget  c’est que je pouvais en faire ce que je voulais. J’ai donc fait une grosse réécriture durant laquelle j’ai eu Anna à l’esprit. Je me suis dit qu’elle était physiquement parfaite pour le rôle, elle a cet air de fragilité et de force en même temps qui me semblait parfait. Je lui ai envoyé le scénario, elle a ensuite passé une petite audition et elle avait l’air tellement enthousiaste que je lui ai offert le rôle ! Il y a certains éléments de sa vie privée qui ont fait que le scénario a trouvé une résonance chez elle. Comme son personnage, elle a perdu des gens proches et quand on parlait du scénario, elle avait l’air vraiment touchée. On en a parlé énormément pendant au moins 6 mois avant le tournage, nous nous voyions régulièrement, nous lisions le scénario ensemble, nous modifions les dialogues… Nous avons fait deux ou trois jours de workshop parce que je voulais l’entendre jouer avec le fantôme (Tom Wisdom), les voir évoluer tous les deux. Ensemble, nous discutions de chaque phrase et si quelque chose ne leur semblait pas juste, je leur demandais de trouver autre chose, je leur demandais ce qu’ils pensaient que ça exprimait… Anna et Tom sont des acteurs qui acceptent facilement d’être dirigés mais ils avaient aussi des idées géniales à amener sur le plateau. Quand une prise était bonne pour moi, je pouvais malgré tout en faire une autre où je disais « essayons d’aller dans une autre direction, voyons ce que ça donne si on fait autrement… » C’était inestimable, particulièrement pour le rôle du fantôme, Douglas, qui connaît des hauts et des bas très forts. Pouvoir procéder de la sorte signifiait que c’était un vrai plaisir au montage parce que j’avais un grand choix !

 

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Audrey nous est présentée comme inconsolable, froide et renfermée, mais au contact du fantôme, elle devient mignonne, gentille, drôle par moments… Le jeu d’Anna Walton est formidablement subtil, c’est un rôle « complet ».

 

Oui ! Il y a un petit moment dans le film que j’adore, celui où Audrey et le fantôme jouent aux échecs. Des tas de gens trouvent que ce moment est l’apogée du ridicule, ils le détestent. Mais je trouve qu’ils sont tous les deux adorables dans cette scène ! C’est un petit moment léger, où ils se montrent tous les deux vulnérables et mignons et je pense que le film avait besoin d’un moment comme ça !

 

J’ai cru déceler un mimétisme entre Anna Walton et toi. Même allure, même élégance discrète, une certaine douceur qui ressort subrepticement et de manière inattendue dans un visage au demeurant un peu « dur »… Vous pourriez être sœurs !

 

C’est marrant, quelqu’un d’autre m’a fait la même remarque ! Je suppose que c’est dû à la manière dont elle s’habille. Mais elle est plus classique que moi. On a essayé de trouver un look assez sombre et romantique. Tous ses vêtements sont noirs parce qu’elle est en deuil, mais je voulais la rendre assez féminine, ce qui n’est pas toujours mon cas ! (rires) Elle ne porte pas de baskets, de grosses chaussures… Elle est très féminine et assez fine et je trouvais que ça collait bien avec l’idée d’une violoniste, de quelqu’un qui a vécu une enfance très protégée, qui vient d’une famille assez aisée, qui peut se permettre de partir pendant des mois au Pays de Galles sans gagner d’argent. Il fallait que son allure reflète tout ça. On écrit ses personnages principaux aussi selon ce qu’on connaît, donc je pense qu’il était inévitable qu’elle me ressemble un peu !…

 

Les thèmes principaux du film sont le deuil, la solitude mais il y a également un troisième thème…

 

Ma chienne ! Anubis !

 

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Bien sur ! Elle vole la vedette à tout le monde !… Mais je pensais plutôt à la difficulté à quitter un endroit. Le fantôme reste coincé dans sa maison mais il dit aussi qu’il ne veut jamais la quitter. Certaines personnes sont davantage attachées à des endroits, des atmosphères qu’aux êtres qui les entourent. C’est ce que m’a évoqué le personnage de Douglas, le fantôme…

 

Quand on est adolescent, on a un espace à soi avec ses jouets, ses posters. Ma chambre c’était mon antre, je l’appelais « mon donjon » quand j’étais ado ! La maison est le donjon du fantôme, il n’a pas envie de la quitter parce que c’est réconfortant. L’essence d’un fantôme est aussi d’être attaché à un endroit… Je trouvais que c’était bien de chercher une explication à tout dans mon scénario. Certaines choses ne sont pas expliquées dans le film mais malgré tout je tenais à ce qu’il y ait toujours une logique. Par exemple, les bruits que le fantôme fait la nuit… J’aimais bien l’idée qu’il n’était pas capable de se manifester physiquement avant l’arrivée d’Audrey et qu’il découvre peu à peu ses pouvoirs. Donc de temps en temps, il essaie de pousser une porte, de sortir, de marcher, de faire du bruit pour révéler progressivement sa présence à Audrey plutôt que de juste débarquer un beau jour comme dans un film d’horreur traditionnel et de dire « Salut ! »… Le thème du deuil me touche davantage. C’était déjà le sujet de The Last Post, mon premier court-métrage. J’ai perdu ma grand-mère quand j’avais 22 ans mais à part ça je n’ai pas vraiment eu de chagrins énormes dans ma vie. Du coup, perdre ma grand-mère, c’était un choc ! J’ai eu une enfance très heureuse, très entourée donc il n’y avait vraiment rien qui pouvait me préparer à ce chagrin si soudain. Et je crois que depuis que je suis petite je me demande comment je vais encaisser la mort de mes parents par exemple… Tout le monde se pose ces questions en devenant adulte mais j’ai des souvenirs de moi à 5 ou 6 ans n’arrivant pas à m’endormir parce que je me disais « moi aussi je vais mourir, c’est affreux ! » Chaque enfant passe par là, mais généralement en grandissant les gens arrivent à se faire une raison. Chez moi ce n’est jamais venu ! Le deuil est quelque chose qui peut aussi bien obséder quelqu’un qui ne l’a jamais vécu ! On n’arrête pas de se dire « quand est-ce que ça va me tomber dessus ? », « comment est-ce que je vais survivre ? » Dans Soulmate, Audrey raconte qu’elle aussi a eu une existence protégée, sans problèmes. Puis quand la mort d’un proche lui est soudainement tombée sur la gueule, elle n’a pas eu les armes pour s’en sortir…

 

Ce qui m’a agréablement surpris – outre la qualité du scénario et de l’interprétation – c’est la facture technique très maîtrisée : la photo, la musique, le design sonore. Tu as fait un travail remarquable et impressionnant. Parle-nous de ta collaboration avec Sara Deane, ta directrice de la photographie…

 

Sara, je ne la connaissais pas. En fait le directeur photo que nous avions envisagé nous a lâchés à la dernière seconde. Je n’avais que deux semaines pour dénicher quelqu’un d’autre et j’ai rendu mes producteurs fous parce que selon moi, particulièrement pour une histoire de ce genre, le visuel doit être impeccable ! Je suis quelqu’un de très visuel à la base et quand je vois un film dont la photo n’est pas terrible, j’ai du mal à rentrer dedans. J’ai donc visionné des tonnes de showreels pour essayer de trouver quelqu’un dont le style me plaisait. Certains n’étaient pas disponibles, d’autres étaient beaucoup trop chers… Et puis avec Sara, tout est arrivé d’un coup. Elle était disponible, elle aimait le script. En plus elle s’est avérée adorable, super mignonne, toujours souriante, avec des cheveux courts un peu comme les miens… Pas du tout le cliché du chef opérateur qui crie sur les gens ! Mais en même temps, elle a une vraie autorité. De temps en temps, quand elle en a marre du bruit sur le plateau, il lui suffit de crier « SILENCE » et on n’entend plus voler une mouche ! Ca a collé tout de suite entre nous ! Ce qui m’a impressionné chez Sara c’est que contrairement à beaucoup de chef opérateurs, elle ne me parlait pas en termes de plans, de technique ou d’objectifs mais essentiellement en termes d’émotions. Elle voulait savoir ce que la scène signifiait, quelles étaient mes références. Elle est arrivée elle-même avec des tas de références, des photos, des idées… C’est elle qui m’a convaincue de tourner en Scope. Au départ, je pensais tourner le film en 1:85. Pour me convaincre, au lieu de me dire des trucs du style « le Scope est plus cinématographique, ça donne l’impression d’un vrai film », elle m’expliquait que c’était un format qui laisse plus de place pour des espaces vides, plus inquiétants, avec des ombres, qui donne une meilleure sensation de solitude parce qu’il permet d’isoler les personnages au milieu de cet écran énorme. Quelqu’un qui est capable de te parler en termes humains plutôt que technologiques, c’est toujours extraordinaire…

 

Le décor de cette maison isolée dans ce petit village désert du Pays de Galles est un personnage à part entière. Aurais-tu pu imaginer tourner Soulmate dans un décor différent ?

 

J’adore le Pays de Galles, mais j’aurais pu tourner également en Ecosse, ou dans la montagne en Suisse… Ce qui me plaisait, c’était le fait qu’Audrey est coupée du monde, que l’immensité de la nature souligne en quelque sorte sa solitude, et que le paysage ait une beauté un peu inquiétante…

 

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Peux-tu nous parler de ta collaboration avec Christian Henson, ton compositeur ? Ne trouves-tu pas que la tendance actuelle à mettre de la musique sur chaque scène nuit au cinéma? Quelles étaient tes indications et tes intentions vis-à-vis du score ?

 

Christian est un artiste pour lequel j’ai énormément de respect. Il est très inventif, a des idées qui sortent des sentiers battus et il emploie toute sorte d’instruments bizarres… Il a composé la musique de deux de mes courts-métrages; du coup nous avions déjà une méthode de travail et une façon de communiquer préétablies. C’était un avantage énorme parce que nous n’avions pas beaucoup de temps pour la post-production. Nous avons essayé d’éviter un maximum le piano, parce que c’est un cliché du film d’horreur, et d’incorporer du violon, qui est l’instrument dont Audrey joue et qui manifeste clairement son état d’esprit à travers le film. J’ai aussi essayé de garder des moments de silence, de ne pas noyer le film dans la musique, qui est, comme tu le dis, un cliché du cinéma actuel.

 

Est-ce que tu peux imaginer ton scénario adapté par un grand studio hollywoodien ? Qu’est-ce que tu penses que ça donnerait ?

 

Quelque chose de vachement différent à mon avis ! De nettement plus rapide. Ce que je pensais l’autre jour c’est que ça pourrait donner une chouette série télévisée. On pourrait avoir plus de temps pour établir la relation entre Audrey et le fantôme et pour développer d’autres personnages ou encore la vie d’Anna quand elle découvre le village… J’aurais aimé développer un peu plus la fin. Le dernier acte pourrait être un peu plus long à partir du moment où la personnalité du fantôme change. On pourrait également développer le personnage d’Anubis, qui le mérite ! (rires)

 

Le cinéma fantastique ou de genre produit par les grands studios laisse de moins en moins de liberté de s’exprimer pour des jeunes réalisateurs, c’est un cinéma qui se fait désormais en comités. Le formatage est à son apogée et personne ne prend plus de risques. Penses-tu que c’est un système dans lequel tu pourrais néanmoins te sentir à l’aise, ou bien comptes-tu rester dans le cinéma indépendant ?

 

Les studios ne m’attirent pas vraiment. Je préfère garder le budget plus bas mais faire les films que j’ai envie de voir, qui sont rarement des blockbusters. Ceci dit, ces jours-ci, le monde du cinéma est dans une crise telle que même sans budget, on se retrouve souvent a devoir faire plaisir a quelqu’un. Même un budget de quelques centaines de milliers de dollars n’empêche pas les producteurs ou les investisseurs d’avoir leur mot à dire… C’est quelque chose que je découvre a présent même si en fin de compte, sur Soulmate, j’ai beaucoup de liberté.

 

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Y a-t-il un film ou un réalisateur qui t’a particulièrement marquée récemment ?

 

Les films qui m’ont marquée dernièrement sont tous un peu atypiques. Dans les 10-15 dernières années, ce sont des films comme Donnie Darko, Bubba Ho-Tep, L’Echine du Diable, Black Swan, Lake Mungo ou Melancholia que j’ai préférés. Comme je disais, pas franchement des blockbusters!

 

403447_10152305134465321_173677408_nQuels sont tes projets immédiats ?

 

J’ai terminé l’écriture d’un scénario pour lequel j’ai trouvé une productrice, une histoire sur le jour des morts mexicain. Nous recherchons le financement. C’est également un drame sur le deuil, mais dans un style complètement différent ! Autant dans Soulmate le deuil est vu de manière sombre et gothique, autant dans ce projet il est vu sous un angle drôle et fun… J’ai également écrit un autre scénario inspiré du fait que je suis vegan et l’horreur se prête assez bien à ce sujet !

 

Si tu ne devais plus réaliser qu’un seul projet, LE film idéal, ton « dream project », quel serait-il ?

 

J’adorerais réaliser ce scénario mexicain. Sinon, réaliser un film sur la Winchester House est un rêve, qui ne se réalisera pas parce que les droits appartiennent a Hammer Films… Une nouvelle adaptation de Pet Sematary (Simetierre), le roman de Stephen King, me tenterait beaucoup aussi! Le film de Mary Lambert est excellent comme film d’horreur, mais le livre est davantage une étude de personnages, d’une tristesse terrible…

 

Quels sont les projets d’Anubis ?

 

Anubis et moi avons un deal non exclusif. Elle fera une apparition dans chacun de mes projets, mais elle est ouverte a d’autres propositions de travail. Son projet immédiat, c’est de garder à l’oeil les écureuils qui se promènent dans le jardin.

 

Enfin, est-ce que tu crois aux fantômes ?

 

Non. C’est dommage mais non. (rires)

 

 

 

Propos recueillis par Grégory Cavinato le 12 avril 2014, dans le cadre du BIFFF.

Remerciements à Jonathan Lenaerts, Hélène De Koster et toute l’équipe du festival.

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