Les films cultes… What Ever Happened To Baby Jane? (1962)

Poster - Whatever Happened to Baby Jane_01WHAT EVER HAPPENED TO BABY JANE?

(QU’EST-IL ARRIVE A BABY JANE ?)

 

1962, de Robert Aldrich – USA

Scénario : Lukas Heller, d’après le roman de Henry Farrell

Avec Bette Davis, Joan Crawford, Victor Buono, Wesley Addy et Julie Allred

Directeur de la photographie : Ernest Haller

Musique : Frank De Vol

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Sœurs de Sang

 

En 1917, « Baby Jane » Hudson était une star, la blonde petite fiancée de l’Amérique, enfant vedette sur le modèle de Shirley Temple, grâce à un show de vaudeville incroyablement populaire, incluant numéros de claquettes et chansons niaises, dont le célèbre « I’ve written a Letter to Daddy », missive d’une gamine à son cher papa parti au ciel. Favorisée par un père qui lui passait le moindre de ses caprices, Baby Jane était en fait une véritable peste qui se vantait de subvenir à elle seule aux besoins sa famille, notamment de sa sœur cadette, Blanche, la mal aimée. Mais passée l’adolescence, Jane fut complètement oubliée du public. Vingt ans plus tard, les rôles furent inversés puisque ce fut au tour de Blanche de connaître la gloire. La sœur cadette de Jane devint une immense star du cinéma des années 30, renommée et appréciée du public. Durant ces années, Jane, envieuse, tentait en vain de démontrer aux producteurs un talent qu’elle n’avait pas et tombait progressivement dans l’alcoolisme. Un terrible accident de voiture mit cependant fin à la carrière de Blanche, désormais paralysée après avoir eu les deux jambes broyées contre une grille par une voiture conduite en état d’ivresse. Il semble évident que Jane était au volant mais cette dernière fut acquittée par manque de preuves. Le scandale fut étouffé par le studio et, farce macabre pour Blanche, confinée dans sa chambre en fauteuil roulant, c’est Jane qui eut la charge de s’occuper d’elle. Trente ans plus tard, elles vivent toujours ensemble. Cette cohabitation forcée est l’occasion pour Jane de faire payer ses déconvenues professionnelles à sa sœur et de l’humilier régulièrement, dévoilant au fil du temps toute son aigreur, sa jalousie, sa cruauté, son effrayante folie et bientôt, sa psychose meurtrière. Blanche n’a que très peu de contacts avec le monde extérieur. Sa seule confidente est la bonne, Elvira, que Jane déteste. La rediffusion à la télévision des films de Blanche met Jane dans une colère noire, mais lui donne une idée : engager un pianiste professionnel afin de recréer, 45 ans plus tard, son fameux tour de chant…

 

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Spécialiste du western (Bronco Apache, Vera Cruz, Les Professionnels) et du film de guerre (Attack, Ten Seconds To Hell, Les Douze Salopards), Aldrich se remettait tout juste du tournage désastreux du péplum Sodome et Gomorrhe (1962) et avait besoin de reprendre confiance en lui en tournant rapidement un projet moins couteux. Pour incarner les deux sœurs ennemies, il pense immédiatement à réunir les deux plus grandes stars de l’âge d’or hollywoodien, dont la terrible rivalité à la ville était l’un des secrets les moins bien gardés d’Hollywood. Réputées, chacune de leur côté, pour avoir épuisé bon nombre de réalisateurs par leurs caprices, Bette Davis et Joan Crawford s’imposaient forcément. Encore fallait-il les convaincre de bien vouloir partager l’affiche (pour la première fois) et réussir à canaliser leur haine réciproque. Pas une mince affaire ! Le souhait du réalisateur se réalise principalement parce qu’en 1962, personne à Hollywood n’aurait plus misé un kopeck sur ces deux stars vieillissantes, deux « Oscar winners », passées de mode, qui n’avaient plus connu le succès depuis belle lurette. « Je ne donnerai pas un centime pour l’une de ces vieilles biques » fut la réponse initiale de Jack Warner à propos du projet. Aldrich, un homme à poigne connu à l’époque comme l’un des rares réalisateurs de films à grand public à insister pour garder son autonomie dans le choix de ses scénarios, de ses acteurs, scénaristes et techniciens (autrement dit un véritable auteur au sein de la machine hollywoodienne) décide donc de le produire seul. Par on ne sait quel miracle, il convainc les deux biques en question d’accepter de s’enlaidir physiquement et moralement. Il se raconte que chacune aurait accepté le projet dans le seul espoir de voler la vedette à sa rivale !

 

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D’où vient cette haine tenace et réciproque que se vouaient Bette Davis (1908-1989) et Joan Crawford (1905-1977) ? Elle fut progressive, Davis se considérant toujours comme une « vraie actrice » alors que Crawford n’était, selon elle, qu’une vulgaire « star » dont le physique avantageux prenait le pas sur son talent. Un état de fait qu’Aldrich prend en compte, confiant à Davis le rôle le plus difficile et le plus tape à l’œil, laissant à Crawford le rôle le plus effacé mais aussi le plus glamour.

 

« Joan Crawford a couché avec toutes les stars masculines de la MGM. Sauf Lassie. » « Pourquoi suis-je si bonne dans les rôles de salopes ? Parce qu’en réalité je n’en suis pas une. C’est sans doute pour ça que Joan Crawford joue si bien les grandes dames. »… Ce ne sont là que deux des nombreuses amabilités que Davis lançait régulièrement à l’encontre de sa rivale.

 

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Célèbre quelques années avant Davis, Crawford est une des rares grandes stars rescapées de l’âge du muet. Elle côtoie déjà les plus grandes vedettes de la MGM lorsque Davis commence à se faire remarquer. Loin des conventions des jeunes ingénues de l’époque, Crawford impose dès les années 30 un personnage fort de mégère ou de victime et se façonne une apparence unique, avec ses fameux sourcils dessinés. Davis, dont le physique est aux antipodes des doux visages de jeunes vierges effarouchées privilégiés par les dirigeants des studios, jouera quant à elle la transformation, la composition, réputée comme un symbole de ténacité féminine grâce à ses rôles de femmes impitoyables et caractérielles. Les deux actrices connaissent de nombreuses histoires d’amour et des vies privées turbulentes. Chacune fut mariée à quatre reprises et connut, en fin de vie, l’humiliation de la publication de biographies virulentes rédigées par un de leurs enfants. Joan Crawford fut même accusée de maltraitances envers sa fille, dont le livre scandaleux fut adapté à l’écran en 1981 dans l’hallucinant Mommy Dearest, dans lequel Faye Dunaway incarnait l’actrice comme une méchante de dessin animé !… Malgré les aléas de leurs vies privées et leurs tempéraments de feu, les deux stars furent couronnées de succès et de récompenses : Davis, dont l’ascension fut fulgurante, remporta l’Oscar de la Meilleure Actrice à deux reprises, en 1936 pour Dangerous (L’Intruse) et en 1939 pour Jezebel (L’Insoumise). Crawford le remporta tardivement, en 1946 pour Mildred Pierce (Le Roman de Mildred Pierce), sur un scénario que Davis avait refusé ! Une anecdote qui aurait rallumé le feu de leur bisbille, déjà bien entamée lorsqu’en 1935, Bette Davis était tombée amoureuse de l’acteur Franchot Tone, alors marié à… Joan Crawford !

 

En 1962, le tournage de Whatever Happened To Baby Jane ? est donc le terrain rêvé pour des règlements de compte et reste légendaire pour ses incidents. Si, en apparence, les deux actrices se montrent professionnelles et se saluent en arrivant sur le plateau, les sournoiseries se multiplient : les coups que Davis / Baby Jane donne à Crawford / Blanche sont donnés avec tant de zèle que Crawford est couverte de bleus. Au jeu de la plus maline, Crawford n’a pas dit son dernier mot, glissant des briques dans ses poches pour les scènes où Davis doit la porter et la trainer. Récompense : une hernie discale ! Le 8 avril 1963, lors de la cérémonie des Oscars, Bette Davis, nominée dans le rôle de Baby Jane, attend fébrilement qu’on ouvre l’enveloppe désignant la meilleure actrice. Joan Crawford, snobée par les votants, s’est néanmoins proposée pour récupérer la statuette de son amie Anne Bancroft, absente, si celle-ci gagne. Lorsque Bancroft est annoncée comme la gagnante, Crawford, triomphante, passe à côté de Davis, dépitée. « Excuse-moi, j’ai un Oscar à recevoir »…

 

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Mais le chef d’œuvre de Robert Aldrich est loin de n’être qu’une vitrine à ragots, il constitue également un sommet cinématographique dans la carrière du réalisateur (qui signe là son meilleur film, tous genres confondus) et dans les carrières respectives des deux comédiennes. Aldrich fut récompensé de ses efforts par un énorme succès critique et public (9 millions de dollars de recettes pour un petit million investi), des nominations aux Oscars… et surtout, un véritable culte qui se développera autour de cette œuvre à suspense terrifiante que n’aurait pas reniée Alfred Hitchcock.

 

Robert Aldrich se sert des ficelles du thriller et du huis-clos horrifique pour imposer dès ses premières images – à l’instar du Sunset Boulevard de Billy Wilder – une charge ironique culottée sur les ravages de la célébrité et de la vieillesse, de la jalousie et de la vanité. Il fait un portrait terriblement noir et désenchanté des laissés pour compte de l’industrie du spectacle et illustre la cruauté de ce business dont les spectateurs ne voient jamais le revers de la médaille. Il définit le divertissement comme une cause de la folie humaine et non comme son remède. La célébrité est donc décrite comme un danger profond pour les êtres qui n’ont ni le talent ni la possibilité de sublimer leur propre vie. La scène d’ouverture, quand les sœurs ne sont encore que des gamines est un véritable chef d’œuvre d’humour noir à elle seule : sur scène, on découvre Baby Jane, ânonnant sa mélodie, alors qu’en coulisses les poupées en biscuit à son effigie se vendent comme des petits pains. Quelques années plus tard, tout ce cirque sera oublié ! Le déclic du drame est lié au divertissement puisque c’est la rediffusion des grands succès de Blanche à la télévision qui provoque la rage de Jane, qui va entrer dans un cercle infernal de violence et de torture. Lorsqu’elle ne sait plus faire la différence entre la vie et sa représentation, Jane sombre définitivement dans la folie : maquillée outrageusement, elle se met en tête de remonter sur scène en séduisant un médiocre pianiste, pas dupe de la supercherie. Contrairement à Sunset Boulevard, qui montrait une Gloria Swanson encore magnifique, toujours « prête pour son gros plan », le film d’Aldrich ne montre jamais le côté sublime ou la sagesse de ses deux vieilles gloires. Un peu comme Robert Altman le fera beaucoup plus tard dans The Player, Aldrich atomise le rêve hollywoodien, sur le mode du Grand Guignol. Seule la vieillesse et la déchéance sont évoquées, pas le glamour ! Une première ! Aldrich ne films pas deux stars, mais deux corps pathétiques, torturés, humiliés, ridiculisés, vieillis prématurément par la folie et la vanité…

 

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Tour à tour monstrueuse, capricieuse, odieuse, terrifiante (et hilarante!), Bette Davis en fait des tonnes en vieille harpie, petite fille prisonnière d’un corps de vieille dame. Chez Jane, la peur de la mort, de ne plus être vue, aimée et admirée, se matérialise par une extrême cruauté. Elle prend un malin plaisir à torturer sa sœur sans défense, en la ruant de coups, en martyrisant son canari ou encore, en lui servant un rat pour le dîner. Hurlant, vociférant des insultes de manière grandiloquente avec la satisfaction de faire le mal autour d’elle, Davis s’en donne à cœur joie et nous amuse énormément. Baby Jane s’impose d’emblée comme l’une des méchantes les plus mémorables de l’histoire du cinéma, dont la folie n’empêche aucunement le côté calculateur de s’imposer, notamment quand elle imite (à la perfection) la voix de Blanche au téléphone pour recevoir ses allocations mensuelles et ses commandes d’alcool.

 

Malgré l’outrance de sa performance, Bette Davis trouve toujours le juste équilibre entre la naïveté et la fureur des maniaques. C’est l’actrice elle-même qui a suggéré qu’on l’affuble de ce maquillage blanc, clownesque, et que ses yeux soient recouverts d’un encombrant mascara tout au long du film, une allure qui fait penser à une sorcière. Baby Jane n’est pratiquement plus humaine, mais une caricature, une gargouille au cri strident, un monstre de foire, sorte de légende urbaine, connue dans le quartier pour ses excentricités et sa méchanceté. Durant les solos de Jane lors de ses répétitions, sa voix chevrotante et le ridicule de la situation font éclater l’aspect macabre, dérisoire et pathétique du divertissement. Le rôle de Baby Jane demandait un grand courage de la part de l’actrice, qui dut abandonner toute vanité et ne jamais hésiter à dévoiler au grand jour son côté pathétique. Elle réussit donc, comme elle l’avait désiré, à voler la vedette à une Joan Crawford d’une classe extraordinaire, mais plus en retrait dans le rôle plus conventionnel de la sœur « saine », au tempérament beaucoup plus calme, physiquement et géographiquement limitée par son handicap et dont la détresse face aux maltraitances de sa sœur va crescendo.

 

Les sœurs Hudson sont des marionnettes, toutes deux manipulées par leurs désirs de gloire (passés ou présents) et par leurs représentations (le portrait de Blanche qui trône au-dessus de son lit, ses films diffusés à la télévision, les vieilles poupées à l’effigie de Jane…) Blanche n’est plus rien d’autre que le jouet de sa sœur, un objet de défoulement. Cloîtrées dans leur vieille mansion hollywoodienne, dont la légende dit qu’elle aurait autrefois appartenu à Rudolph Valentino, leur enfermement est physique, surtout dans le cas de Blanche, mais avant tout psychologique. Cette dimension oppressante est minutieusement développée par l’utilisation intelligente de l’unité de lieu unique. L’escalier, qui domine beaucoup de plans, représente un véritable obstacle pour Blanche, mais aussi la séparation entre la relative sécurité de sa chambre et le rez-de-chaussée, devenu le repaire de sa sœur maléfique.

 

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Aldrich s’appuie sur la magnifique photographie en noir et blanc, très contrastée, du vétéran Ernest Haller, qui confère au film de véritables allures de film d’horreur gothique, notamment au cours des scènes finales quand Jane, au chevet de sa sœur mourante, est éclairée comme un fantôme. Quand Blanche s’éteint, abandonnée sur la plage, Jane, vêtue comme une vieille baudruche, entame une danse macabre tandis que la foule ébahie, curieuse, voyeuriste, observe cette créature d’un autre temps se moquer de la mort. Par l’utilisation habile du suspense (après la découverte du rat, on ne peut que frissonner à chaque fois que Blanche soulève la cloche sous laquelle elle trouvera son prochain repas), Whatever Happened To Baby Jane ? fascine, angoisse et émeut toujours autant aujourd’hui, grâce à son jusqu’au-boutisme qui choqua beaucoup de gens à l’époque. Meilleur exemple à ce jour de la canalisation d’une haine bien réelle sur grand écran, What Ever Happened To Baby Jane ? est un film où, en filigrane, l’art imite la vie, celle de deux femmes finalement pas si différentes, qui se sont imposées dans le royaume machiste de Hollywood, avant d’en être rejetées et d’en payer les conséquences, mais qui savent aussi renvoyer les coups (et ne s’en privent jamais…) Mêlant classicisme technique, provocation thématique et modernité de ton, Whatever Happened To Baby Jane ? est bien plus que le célèbre « camp classic » dont on parle souvent, il représente le début d’un nouveau sous-genre qui sera popularisé par la suite par des cinéastes comme Roman Polanski : le film d’horreur psychologique.

 

On retrouva l’influence du film dans un très grand nombre d’œuvres désenchantées, mettant en scène des femmes psychotiques et égratignant au passage le rêve hollywoodien, que ce soit dans l’excellent Lady in a Cage (1964, de Walter Grauman), dans Fatal Attraction (1987, de Adrian Lyne), dans Misery (1990, de Rob Reiner) ou encore dans le récent et excellent thriller espagnol Musara­ñas (2014, de Juanfer Andrés et Esteban Roel.)

 

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Suite au triomphe du film, Aldrich entreprit deux suites « spirituelles », davantage ancrées dans la série B : Hush Hush… Sweet Charlotte (Chut, Chut… Chère Charlotte – 1964) dans lequel il tenta à nouveau de réunir les deux stars. Las, Joan Crawford, officiellement malade, officieusement peu désireuse de revivre un tel calvaire, trouvera le moyen de se faire porter pâle après quelques jours de tournage, laissant sa place à Olivia de Havilland, avec qui Bette Davis s’entendait à merveille. Vint ensuite The Legend of Lylah Clare (Le Démon des Femmes – 1968), dans lequel Kim Novak jouait une starlette mentalement fragile à qui l’on confiait le rôle d’une star du cinéma des années 30, sous la direction du mari tyrannique (Peter Finch) de cette dernière. Un honnête remake télévisé du film d’Aldrich vit le jour en 1991 sous la direction du téléaste David Greene, avec Vanessa Redgrave dans le rôle de Blanche et sa sœur Lynn Redgrave dans le rôle de Jane. Jouant de manière trop grossière sur le thème de la folie, ce téléfilm n’arrivait jamais à la cheville du chef d’œuvre d’Aldrich. Notons que le roman d’Henry Farrell fut également adapté en pièce de théâtre dans les années 90.

 

Plus triste, on retrouve également beaucoup d’échos du film dans le destin et le comportement tragique de certains enfants-stars. Lindsay Lohan, qui n’a peut-être jamais tourné un seul bon film au cours d’une carrière en forme de supercherie, ne risque-t-elle pas, entre deux passages en centres de désintoxication ou deux séjours en prison, de devenir une Baby Jane moderne ? Le monde du divertissement, notamment celui de la télé-réalité, avec sa consternante célébration de la médiocrité et son culte constant de la célébrité (particulièrement de la célébrité sans raison) n’a, semble-t-il, pas retenu les leçons du chef d’œuvre de Robert Aldrich.

 

Le succès du film eut-il des répercussions sur les relations entre les deux actrices ? Absolument pas ! Après de nombreuses années d’une santé défaillante, Joan Crawford, atteinte d’un cancer, s’éteint d’une crise cardiaque le 8 mai 1977, à l’âge de 72 ans. Fidèle à sa réputation, Bette Davis (qui survécut à sa consœur pendant 12 ans, poursuivant sa carrière au cinéma et à la télévision tout au long des années 80, malgré une série d’attaques qui laissèrent une partie de son visage paralysé), trop heureuse d’avoir le dernier mot, rendit à sa rivale un hommage tout particulier :

 

«You should never say bad things about the dead, you should only say good . . . Joan Crawford is dead. Good. » (« Il ne faut jamais dire du mal des morts, il ne faut en dire que du bien. Joan Crawford est morte. C’est bien. »)…

 

Impossible de ne pas imaginer l’actrice conclure son « hommage » avec le rire hystérique de Baby Jane !

 

Grégory Cavinato

Membre de l’U.P.C.B. (Union de la Presse Cinématographique Belge)

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