Les Films Cultes… The Skeleton Dance (La Danse Macabre) (1929)

 Capturer33THE SKELETON DANCE –

A Walt Disney SILLY SYMPHONY Cartoon Short

(LA DANSE MACABRE)

 

1929, de Walt Disney – USA

Animation : Ub Iwerks, Walt Disney, Les Clark, Roy O. Disney et Wilfred Jackson.

Musique : Carl W. Stalling et Edvard Grieg

 

 

 

 

 

L’étrange ancêtre de Monsieur Jack

 

Les « SILLY SYMPHONIES », produites par Walt Disney sur une période de dix ans (1929-1939) et dont The Skeleton Dance est le premier épisode, étaient une série de 75 courts-métrages musicaux absolument uniques dans le monde de l’animation, se situant entre expérimentations avant-gardistes et spectacles familiaux traditionnels, profitant de l’arrivée du son au cinéma dès 1928 pour inventer un univers dansant et chantant.

 

The Skeleton Dance, envisagé sous plusieurs titres de travail différents (« The Spook Dance », « Mysterious Melodies », « Haunted Harmonies ») servit d’essai pour que la Columbia accepte de coproduire les courts métrages suivants. Les exploitants des salles de cinéma étaient dans un premier temps circonspects et préféraient les recettes garanties par les aventures beaucoup plus populaires (et conventionnelles) de Mickey Mouse, produites en parallèle par le studio Disney. C’est pour cette raison que les premières Silly Symphonies portaient la mention « Mickey Mouse presents a Walt Disney Silly Symphony ».

 

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Contrairement aux aventures de Mickey, les Silly Symphonies ne contenaient pas de personnages récurrents (à l’exception notable des Trois Petits Cochons qui, succès aidant, apparurent dans quatre épisodes) mais plutôt des thèmes et motifs qui permettaient une plus grande diversification dans ce monde proche de la fantaisie. Il est fascinant de s’apercevoir de la richesse et du grand nombre de personnages, décors et thèmes musicaux créés pendant ces dix années où le studio tournait à plein régime et mettait l’imagination de ses animateurs à rude épreuve ! Une situation qui rappelle le fonctionnement du Studio Pixar, mais avec un rendement encore plus impressionnant !…

 

A cette époque où la population américaine subissait les conséquences de la Grande Dépression, Walt Disney souhaitait explorer de nouveaux domaines artistiques, en réalisant ce qu’il appelait une « nouvelle musicale en animation », continuant l’approche de la bande sonore synchronisée née sur le troisième film de Mickey, Steamboat Willie (1928). La particularité des Silly Symphonies était de ne pas suivre un scénario traditionnel avec une intrigue et des dialogues, mais de faire correspondre l’action à la musique dans un style plus abstrait, moins narratif… l’équivalent pour l’époque de nos clips vidéo actuels. Les premiers épisodes contenaient des objets inanimés, des animaux et des végétaux anthropomorphisés se lançant dans des danses joyeuses et frénétiques.

 

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C’est dans les récits et contes de différents fabulistes célèbres comme Jean De la Fontaine (La Cigale et la Fourmi, Le Lièvre et la Tortue, Le Rat des Villes et le Rat des Champs), Hans Christian Andersen (Le Vilain Petit Canard, La Bergère et le Ramoneur), Charles Perrault (Les Contes de Ma Mère l’Oie, Le Petit Chaperon Rouge), les Frères Grimm (Le Joueur de Flûte de Hamelin, Hansel et Gretel) mais aussi dans la mythologie grecque et romaine (Le Roi Midas, Neptune), les légendes traditionnelles et dans d’autres comptines (Trois Souris Aveugles…) que Walt Disney cherchait l’inspiration pour ses  différentes séries de courts-métrages (« Silly Symphonies », aventures de Mickey et autres…) Les films musicaux de Busby Berkeley (un ami de Disney) représentaient également une grande source d’inspiration. Les adaptations, comme c’est souvent le cas chez Disney, s’avéraient très libres et édulcorées, même si de temps à autres, des thèmes à la noirceur assumée faisaient leur apparition, comme dans The Ugly Duckling (Le Vilain Petit Canard), histoire mémorable et cruelle, qui – cas unique – connut deux versions au sein de la série : la première en noir et blanc (1931) et la deuxième, plus célèbre, en couleur (1939). Comme les contes les plus célèbres, les Silly Symphonies n’hésitaient pas à aborder les peurs psychologiques de l’enfance et les éléments traumatisants de la croissance.

 

Pour mener à bien ce projet ambitieux et de longue haleine, Walt Disney organisa dès 1931 un programme d’apprentissage au sein du studio, consistant en des équipes animateur / apprenti, sous la supervision des animateurs « seniors » plus expérimentés, comme Ub Iwerks, Ben Sharpsteen et David Hand, piliers du studio dans ses premières années.

 

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Petit à petit, les Silly Symphonies devinrent un fabuleux terrain d’expérimentation et d’apprentissage pour les animateurs du studio, un exercice qui leur permit de travailler avec la couleur dès 1932 grâce au procédé Technicolor sur 3 bandes, même si certains épisodes antérieurs contenaient déjà des celluloïds teintés de différentes couleurs, notamment pour représenter le ciel et les fonds marins… Les Symphonies leur permettaient également d’expérimenter sur la caractérisation des personnages et les effets spéciaux photographiques. Au-delà de son intérêt artistique, la série servit de véritable laboratoire  destiné à mettre au point diverses techniques révolutionnaires de l’animation (comme la caméra multiplane) et de les tester avant leur réutilisation dans les longs métrages. Une technologie, baptisée « Shadowgraph » fut testée sur Three Blind Mouseketeers (1936), et consistait en un appareil exposant sous une lumière des volumes transparents (gaz, liquide, verre) afin de récupérer l’ombre des diffractions et de les dessiner. Une technique qui renforce le réalisme des images, toujours utilisée de nos jours. Sans l’apprentissage inestimable acquis sur ces courts métrages, le studio Disney aurait sans doute périclité et n’aurait jamais pu mener à bien son projet pharamineux, le premier long métrage animé de l’histoire du cinéma, Snow White and the Seven Dwarfs (Blanche Neige et les Sept Nains, 1937) ni les nombreux autres « classiques » en format long qui suivirent…

 

Les partitions musicales, composante essentielle de la réussite de la série, comprenaient des index associés à des séquences-clefs d’animation, un principe de synchronisation dont la paternité est attribuée à Wilfred Jackson (réalisateur ou co-réalisateur de Blanche Neige, Dumbo, Fantasia et bien d’autres). La série utilisait un florilège de thèmes plus ou moins connus, quitte à les mélanger au sein d’un même épisode. Ainsi, dans l’épisode Night (Nuit, 1930), la Sonate au Clair de Lune, de Beethoven est associée à une valse de Strauss, puis à un ragtime de Paul Lincke…

 

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Un certain Donald Duck (le canard sans culotte qui sort pourtant de la douche avec un essuie de bain autour de la taille !) fit ses premiers pas à l’écran dans l’épisode The Wise Little Hen (Une Petite Poule Avisée, 1934) et la première apparition de Pluto (sans Mickey) se fit à l’occasion de Just For Dogs (Rien qu’un Chien, 1932). Ces personnages continuèrent bien entendu leur prolifique carrière en dehors de la série. Pour diverses raisons, certains sujets destinés à faire partie de l’anthologie n’aboutirent pas tout de suite et furent réadaptés bien plus tard sous la forme de longs métrages. Ce fut le cas des classiques Cinderella (Cendrillon, 1950) et Sleeping Beauty (La Belle au Bois Dormant, 1959.)

 

En 1933, The Three Little Pigs (Les Trois Petits Cochons) connut un énorme succès et la chanson Who’s Afraid of the Big Bad Wolf ? (Qui a Peur du Grand Méchant Loup ?), composée à l’occasion par Frank Churchill, devint dans les médias et dans la conscience collective, un hymne contre la Grande Dépression, puis contre la montée au pouvoir d’Adolf Hitler dans les années précédant la Seconde Guerre Mondiale.

 

Outre l’importance du rôle de réalisateur / scénariste / animateur / superviseur / producteur de Walt Disney, la paternité du concept des Silly Symphonies est souvent attribuée au compositeur Carl W. Stalling, mais également à l’animateur d’origine néerlandaise Ub Iwerks, indispensable bras droit de Disney lors des premières années du studio… Contrairement aux aventures de la petite souris aux grandes oreilles (distribuées par « Celebrity Productions »), c’est la Columbia Pictures, puis la United Artists et la RKO (à l’époque lointaine où le Studio Disney n’était pas encore autonome) qui distribuèrent la série.

 

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La critique fut très vite unanime sur la qualité évidente des Silly Symphonies, comme l’atteste cette description lue dans La Revue du cinéma: « Comme la danse, la musique et la poésie, les Silly Symphonies ne se racontent pas. Ce n’est que rythmes, floraison de prodiges, tout un monde merveilleux qui ne vit que de gestes, de bonds joyeux… » La qualité de la réalisation et de la musique de ces courts-métrages diffusés dans les salles en avant-programmes du film principal (une tradition reprise aujourd’hui par Pixar) valut à Russell Merritt et J.B. Kaufman, spécialistes du monde de Walt Disney et auteurs de plusieurs ouvrages de référence, d’assimiler la série à la collection « haute couture » de Walt Disney.

 

En raison de cette qualité, la série a reçu un Oscar du Meilleur Court Métrage d’Animation à chaque cérémonie entre 1932 et 1939, année de l’arrêt officiel de la série. Les films récompensés furent :

 

  • 1932 : Flowers and Trees (Des Arbres et des Fleurs)
  • 1933 : The Three Little Pigs (Les Trois Petits Cochons)
  • 1934 : The Tortoise and the Hare (Le Lièvre et la Tortue)
  • 1935 : Three Orphan Kittens (Trois Petits Orphelins)
  • 1936 : The Country Cousin (Cousin de Campagne)
  • 1937 : The Old Mill (Le Vieux Moulin)
  • 1938 : Ferdinand the Bull (Ferdinand le Taureau)
  • 1939 : The Ugly Duckling (Le Vilain Petit Canard)

 

Malgré le succès grandissant de l’anthologie, Walt Disney et son « monde merveilleux » n’étaient pas hermétiques à la critique puisque le papa de Mickey fut souvent accusé de pervertir et d’édulcorer les contes originaux, souvent très sombres, pour les adapter à sa sauce emprunte de merveilleux et de petites souris dansantes. Toute une génération d’enfants connaît ces contes uniquement grâce aux versions de Disney mais n’ont effectivement jamais lu les écrits originaux. On argumentera que bon nombre de ces contes, notamment les plus obscurs, seraient sans doute tombés dans l’oubli le plus complet sans l’intervention de ce bon  Walt !

 

En 1939, deux ans après le succès historique et planétaire de Blanche Neige et les Sept Nains, les mises en chantier parallèles des longs métrages Pinocchio et Fantasia mobilisèrent toutes les forces du studio. Ainsi, paradoxalement, les longs métrages qui devaient tant aux expérimentations développées sur les Silly Symphonies, marquèrent leur arrêt définitif. Les symphonies avaient atteint leur objectif… On peut d’ailleurs tout à fait considérer Fantasia, le chef d’œuvre mal-aimé (du moins à l’époque) de Walt Disney, composé de différents sketches musicaux, comme l’apogée du style, des techniques et des expérimentations nées sur la série.

 

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L’arrêt des Silly Symphonies, dont le dernier épisode fut la deuxième version du Vilain Petit Canard (1939) sera du également à l’arrêt du contrat de distribution avec la RKO (les courts métrages étant de moins en moins rentables) et au développement d’autres séries moins expérimentales mais plus commerciales, comme les aventures de Donald Duck, Goofy et Pluto… et bien entendu de Mickey Mouse, la plus grande star du studio dont le succès ne s’était jamais démontré depuis 1928.  Les Studios Disney produiront encore d’autres courts métrages musicaux par la suite, comme le célèbre Peter and the Wolf (Pierre et le Loup, 1946) ou encore Melody (1953.) La tradition des courts en musique du studio continuera de manière très irrégulière jusqu’au fameux et macabre Vincent réalisé par un jeune Tim Burton en 1982, bien des années après la mort – en 1966 – de Walt, désormais enfermé dans un caisson cryogénique au fin fond d’un laboratoire secret enterré quelque part sous une attraction de DisneyWorld (comme le veut une rumeur aussi persistante que farfelue)… Mais ces courts-métrages contenaient également des dialogues, ce qui les différenciait de leurs 75 précieux aînés.

 

Retrouvez ici la LISTE COMPLETE DES « SILLY SYMPHONIES »

 

 

Mais revenons-en au commencement avec The Skeleton Dance… L’épisode « pilote » des Silly Symphonies, avec ses célèbres squelettes animés, n’est pas le premier film à mettre en scène ces personnages lugubres. Il faut retourner aux tout débuts du cinéma pour témoigner de l’existence de Skeketon Dance Marionettes (1898), de Thomas Edison et Le Palais des 1001 Nuits (1905), de l’inévitable George Méliès (qui aura décidément tout inventé avant tout le monde…) Mais c’est le dessin animé de Walt Disney qui, au son de « La Marche des Trolls » (« March of the Dwarfs ») d’Edward Grieg adaptée pour l’occasion par Carl W. Stalling (une autre source d’inspiration musicale fut la « Danse Macabre » de Camille de Saint-Saens) marqua les esprits et inspira, par sa réussite technique, son originalité et sa puissance d’évocation poétique et gothique, toute une génération de cinéastes, en plus de révolutionner à tout jamais le cinéma d’animation.

 

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The Skeleton Dance fut testé en pré-projection au Carthay Circle Theatre de Los Angeles le 10 juin 1929 en première partie du film de F.W. Murnau, Four Devils (Les Quatre Diables), un test fructueux qui poussa la Columbia Pictures à accepter de produire les Silly Symphonies suivantes. Le film fut distribué à Los Angeles et San Francisco à partir du 28 juin en première partie de Behind That Curtain (une aventure de Charlie Chan), d’Irving Cummings, puis à à New York, du 16 au 20 juillet au Roxy Theatre en première partie de Pleasure Crazed, de Donald Gallagher et Charles Klein (un film aujourd’hui considéré comme perdu), avant d’être exploité dans le reste des Etats-Unis et enfin, du monde entier…

 

La nuit promet d’être effrayante. C’est la pleine lune. Les éclairs tombent du ciel, le tonnerre retentit. Le vent souffle sur une pauvre chouette, bientôt attaquée par une branche d’arbre en forme de main griffue. L’horloge d’une église annonce minuit, les chauves-souris s’envolent du beffroi, une araignée tisse sa toile, un chien hurle à la lune et deux chats noirs se disputent dans un vieux cimetière. L’heure idéale pour les créatures des ténèbres, quatre squelettes dégingandés, de sortir de leurs tombes pour nous présenter leur danse macabre… Ils n’hésitent pas à se lancer dans un Charleston endiablé ou à jouer du xylophone sur les ossements de leurs partenaires en dansant sur l’air de Ring Around the Rosie, jusqu’à ce que la lune disparaisse et que la lumière du jour fasse son apparition. Au chant du coq, ils doivent très vite remettre de l’ordre dans leurs os en pagaille et réintègrer leurs tombes… Voilà pour le pitch…

 

Ce ballet rappelant l’imagerie européenne des « danses macabres » médiévales vient prouver une bonne fois pour toutes que l’univers de Walt Disney pouvait parfois se montrer relativement sombre, comme l’ont démontré également par la suite les pures scènes de cauchemars de Blanche Neige (la forêt noire, la sorcière…), la transformation en âne du pauvre Pinocchio, les visions dantesques de Fantasia, la mort violente de la maman de Bambi ou le terrifiant dragon de Sleeping Beauty.

 

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Chaque seconde de ce film de moins de six minutes (5 minutes, 32 secondes pour être exact), au budget de 5,386 dollars approche la perfection. Aussi sinistre qu’amusant, The Skeleton Dance bénéficie d’un noir et blanc qui renforce son côté gothique et fantastique. Mais ce qui le rend inoubliable, c’est la manière dont il mélange l’atmosphère horrifique avec l’humour fantasque des comédies ayant rendu Walt Disney célèbre. Le film contient des crânes, des chats noirs, des araignées, des chauve-souris et des squelettes, ingrédients essentiels pour le parfait film d’horreur, et l’on s’amuse du décalage parodique lorsque l’on se rend compte que ces quatre squelettes farfelus (probablement morts de rire) veulent juste… faire la fête !

 

Carl W. Stalling crée une des meilleures partitions musicales entendues dans un Disney, réussissant parfaitement l’alliance entre humour et horreur. La chorégraphie des squelettes et leur inventivité toute personnelle lorsqu’il s’agit d’inventer des instruments musicaux (comment transformer un chat en double basse) s’avère extrêmement drôle, grâce au talent d’animateur de Ub Iwerks et de son équipe qui ont crée des images inoubliables, bourrées d’imagination et de décors simples mais superbement dessinés.

 

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Pour la petite histoire, en 1930, une dispute éclate entre Ub Iwerks et Walt Disney. Iwerks claque la porte du studio pour tenter (sans succès) d’ouvrir le sien, avant d’atterrir à la Columbia Pictures où, en 1938, il réalisa une nouvelle version – en couleurs ! – de The Skeleton Dance, intitulée Skeleton Frolics. Iwerks ne retrouva jamais le succès qu’il rencontra lors de sa collaboration avec Disney (qui dura de 1919 à 1930) mais son œuvre eut une influence indéniable sur le cinéma d’animation. Iwerks, dont l’importance dans l’histoire des Studios Disney ne doit surtout pas être minimisée, devint par la suite le professeur d’un jeune animateur du nom de Chuck Jones… et The Skeleton Dance (dont la réalisation officielle est signée du seul « Walt Disney ») est enseigné dans les écoles d’animation du monde entier.

 

L’ influence de ce mini-film se constate dans tout un pan du cinéma fantastique, des années 30 à nos jours, en passant par les décors d’églises et de vieux moulins que l’on trouve à foison dans les productions Hammer. Cette influence se constate également de manière évidente dans l’œuvre de Tim Burton. On pourrait effectivement considérer son génial The Nightmare Before Christmas (L’Etrange Noël de Monsieur Jack, 1993, réalisé par Henry Selick, écrit et produit par Burton), comme son digne successeur. Burton (lui-même un ancien animateur des studios Disney dans la « mauvaise » période du studio, de la fin des années 70 au milieu des années 80) rendra au film de Walt Disney un hommage encore plus direct lors d’une chorégraphie des-os-pilante entre squelettes de l’au-delà dans son sous-estimé Corpse Bride (Les Noces Funèbres) en 2005.

 

771-270_RA gauche : Ub Iwerks – A droite : Ub Iwerks, Walt Disney et Carl W. Stalling en 1929

 

Au fil des décennies, des extraits de The Skeleton Dance ont été utilisés dans des séries télévisées animées, des vidéo-clips et des jeux vidéo, voire même dans des productions Disney qui recyclaient les images de 1929, notamment dans le court métrage Haunted House (1929 également), dans lequel un Mickey Mouse peureux doit jouer de la musique pour le quatuor, ou encore dans la série télévisée Disney’s House of Mouse (2001-2003) où les quatre personnages font plusieurs apparitions. Encore récemment, dans le (nullissime, certes), Ghost Rider (2007), on retrouvait Nicolas Cage, avant sa transformation en squelette au crâne entouré de flammes, affalé devant la télévision qui diffuse The Skeleton Dance

 

Des animateurs légendaires comme Joseph Barbera, Sally Cruikshank, Henry Selick et Genndy Tartakovsky (dont le récent Hotel Transylvania contient – dans ses scènes coupées – une citation directe au court métrage) ont témoigné de l’influence que ces six petites minutes ont eue sur leurs brillantes carrières. En 1994, The Skeleton Dance fut élu n°18 dans la liste des 50 meilleurs films d’animation de tous les temps par un panel de membres du monde de l’animation, heureux de prendre la défense des os primés.

 

Atmosphérique, surréaliste, excentrique et follement amusant, The Skeleton Dance peut être considéré comme le premier chef d’œuvre du studio de Burbank en Californie et reste, 85 ans après sa création, un des films les plus importants de l’histoire du cinéma…

 

Grégory Cavinato

Membre de l’U.P.C.B. (Union de la Presse Cinématographique Belge)

 

 

 

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