Les Films Cultes… Stakeout (Etroite Surveillance)

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(ETROITE SURVEILLANCE)

1987, de John Badham – USA

Scénario : Jim Kouf

Avec Richard Dreyfuss, Emilio Estevez, Madeleine Stowe, Aidan Quinn, Forest Whitaker, Dan Lauria et Earl Billings

Directeur de la photographie : John Seale

Musique : Arthur B. Rubinstein

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Badham… Badham… Badham… nous refait le coup du « souviens-toi »…

 

On sait que l’on regarde un film des années 80 quand…

 

-Du haut de son mètre cinquante-cinq, Richard Dreyfuss incarne l’archétype du séducteur viril et de l’homme à femmes,

 

-Emilio Estevez, à peine sorti de l’adolescence, arbore une solide moustache digne d’un acteur porno suédois,

 

-l’héroïne fait 20 centimètres de plus grâce à son brushing XXL,

 

-Forest Whitaker fait la moitié de son poids actuel et joue les grands dadais dégingandés, le dindon de la farce victime des plaisanteries des héros,

 

-un blockbuster grand public follement divertissant est signé John Badham, réalisateur populaire aujourd’hui injustement relégué aux oubliettes du cinéma…

 

Stakeout, énorme succès public de 1987 remplit toutes ces cases et se revoit aujourd’hui avec un plaisir fou. Ce n’est pourtant pas la nostalgie de la décennie des fringues fluos, des baladeurs, des sandales transparentes, de « Comme un Ouragan » et des costumes blancs sans chaussettes qui justifie notre enthousiasme à la (re-)vision de ce petit classique oublié du « buddy movie », mais bien ses qualités propres, sa modestie n’étant que la première de ses nombreuses vertus. Vendu – à juste titre – comme un « buddy movie » traditionnel, à l’époque où pullulaient les « Arme Fatale » et les « 48 Heures », Stakeout dépasse cette appellation réductrice et, grâce à un deuxième acte à l’écriture rigoureuse et à l’exécution parfaite dans son registre comique, le film de John Badham va, à notre grande surprise, se rapprocher pendant 45 minutes d’une comédie romantique et burlesque presque parfaite, rappelant – n’ayons pas peur d’exagérer – celles réalisées par Billy Wilder, du moins dans les péripéties drolatiques de son excellent scénario et dans le grand soin apporté à des dialogues bourrés de charme, d’esprit et d’une légèreté n’empêchant pas une réelle profondeur. A la différence de L’Arme Fatale, sorti cinq mois plus tôt, Stakeout n’est pas un polar mâtiné de scènes comiques, mais plutôt une comédie dont les héros sont deux flics. La nuance est importante…

 

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Chris Lecce (Dreyfuss) et Bill Reimers (Estevez) incarnent le sempiternel duo de flics mal assortis mais copains comme cochons, complices dans l’adversité, notamment face à un supérieur ronchon (ne le sont-ils pas tous?) qui les rétrograde pour une bavure qui nous est narrée en début de film : une haletante course-poursuite sur les quais de Seattle admirablement rythmée et au cours de laquelle Richard Dreyfuss, contre toute attente, se montre parfaitement crédible en star de film d’action, n’hésitant pas à effectuer ses propres cascades, notamment plonger tête la première dans des cuves remplies de poisson frais… Alors que Bill est un bleu propre derrière les oreilles, mari fidèle et rangé, gentil et un peu naïf, Chris, que son épouse vient de larguer, est un coureur de jupons invétéré rétif à toute discipline, têtu, grande gueule et tête brûlée. Le duo fonctionne admirablement grâce à des joutes verbales particulièrement bien écrites par le scénariste Jim Kouf, d’une drôlerie qui n’écarte jamais la réelle affection que se vouent ces deux bons copains…

 

La prémisse, aussi simple soit-elle, se révèle très originale et son traitement permettant de mélanger trois genres bien distincts – à savoir le polar, la comédie romantique et le film d’action – permet au réalisateur de nous livrer un véritable « Richard Dreyfuss Show ». Quatre flics sans envergure (Dreyfuss et Estevez la nuit, Forest Whitaker et Dan Lauria le jour) sont chargés de surveiller – de l’appartement d’en face – la maison de Maria (Madeleine Stowe), une jolie brune dont l’ex-petit ami (Aidan Quinn) est un violent gangster récemment échappé de prison, susceptible de la contacter, voire de venir lui rendre visite en vue de récupérer le magot qu’il a (peut-être) planqué chez elle. Les policiers s’établissent dans un appartement vide, face à la maison de la jeune femme, et y installent télescopes, caméras, micros et magnétophones. L’attente commence et la planque s’annonce morose. De prime abord découragés par ce boulot ingrat, coincés dans une maison insalubre à scruter les moindres allées et venues de la jeune femme, les deux paires de policiers passent leur temps à se faire des blagues idiotes (du cirage sur la lunette des jumelles !) et se réjouissent bientôt d’avoir à surveiller de très près ce beau brin de fille ne possédant apparemment pas de rideaux… Se faisant passer pour un réparateur, Chris va poser un micro sur le téléphone de Maria et fait connaissance avec la jeune femme… Suite à quelques quiproquos que n’aurait pas reniés Blake Edwards, Chris et Maria tombent amoureux. Mais le flic, surpris par ses sentiments, doit bien vite s’empresser de se cacher par tous les moyens les plus loufoques de ses collègues, qui épient le nouveau couple de tourtereaux de l’autre côté de la rue.

 

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Entre deux scènes d’action trépidantes, rythmées par les accords aux synthés vintage d’Arthur P. Rubinstein (la violente évasion de prison d’Aidan Quinn qui ouvre le film et la course-poursuite sus-citée), John Badham trouve sa vitesse de croisière dans le badinage amoureux et l’amitié du duo de flics qui sont au cœur du deuxième acte. Le réalisateur orchestre alors de grands moments de comédie et de romance, avec finesse, cocasserie et une grande sensibilité. Si la situation de Chris, obligé de sa cacher de ses collègues nous vaut de nombreux quiproquos, portes qui claquent et déguisements outranciers dignes des comédies de boulevard, sa romance avec Maria (à qui il est obligé de mentir sur sa vraie identité) s’avère en fin de compte touchante et est envisagée avec le plus grand sérieux et beaucoup de sincérité, évitant les clichés habituels des mauvaises comédies romantiques. Imaginons les héros des buddy movies actuels dans la même situation… et il y a beaucoup à parier que l’objet du désir d’un Chris Tucker (Rush Hour) ou d’un Will Smith (Bad Boys) ne serait rien de plus qu’une énième bimbo écervelée, un rôle ingrat… Pas ici ! Dans les années 80 voyez-vous, le cynisme n’avait pas de mise et le scénariste fait de Maria un personnage à part entière, bien plus qu’une silhouette appétissante permettant à ses « gardiens » de se rincer l’œil… La relation entre Chris et Maria devient ainsi très vite le cœur du film au point de remplacer la « bromance » originale entre Dreyfuss et Estevez, qui se retrouve mise de côté jusqu’à un troisième acte bourré d’action et de suspense. Le talent et la beauté stupéfiante de la craquante Madeleine Stowe, ainsi que l’énorme capital de charme et de sympathie de Richard Dreyfuss font de leurs scènes communes un véritable film dans le film, irrésistible récréation romantique avant que – la loi du genre oblige – l’action ne reprenne le dessus, de manière d’ailleurs assez brillante comme le prouve l’affrontement final avec Aidan Quinn, situé dans une scierie parsemée d’objets pointus…

 

Assez rare dans le cas d’un blockbuster policier pour que ce soit signalé, Jim Kouf (The Hidden) reçut en 1988 le prestigieux Edgar Allan Poe Award du Meilleur Scénario. Ce sera malheureusement sa seule véritable heure de gloire mais la récompense est amplement méritée…

 

Revoir Stakeout avec plus de 25 ans de recul (ce qui ne rajeunit pas l’auteur de ces lignes qui, du haut de ses dix ans, a découvert le film en salles…) est l’occasion idéale de se pencher de nouveau sur « L’Affaire Dreyfuss ». Jeune comédien arrogant ayant fait les belles heures du cinéma du Nouvel Hollywood via ses collaborations avec Lucas et Spielberg dans les années 70 (American Graffiti, Les Dents de la Mer, Rencontres du Troisième Type – pas trop dégueulasse comme C.V. !), lauréat d’un Oscar bien mérité du Meilleur Acteur à 30 ans pour The Goodbye Girl en 1977, Richard Dreyfuss avait connu un long passage à vide au début des années 80, des années marquées par les excès, une addiction à la cocaïne et un terrible accident de voiture qui faillit lui coûter la vie… Il réapparaît dès 1986 avec une poignée de films qui rencontrèrent tous un succès inespéré et relancèrent sa carrière moribonde : deux excellentes comédies : Down and Out in Beverly Hills (Le Clochard de Beverly Hills, de Paul Mazursky, relecture du Boudu Sauvé des Eaux de Jean Renoir avec Nick Nolte en Michel Simon) et Tin Men (Les Filous, de Barry Levinson dans lequel Dreyfuss s’empoigne avec Danny De Vito), Nuts (Cinglée, de Martin Ritt), poignant drame judiciaire dans lequel il donne la réplique à Barbra Streisand) et enfin, le chef d’œuvre de Rob Reiner adapté de l’œuvre de Stephen King, Stand By Me, dans lequel il joue le rôle du narrateur… Stakeout vient entériner cet incroyable retour en force lorsqu’il devient l’un des plus gros succès critiques et financiers de l’année 87…

 

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Malgré le succès grandissant d’Emilio Estevez au sein du célèbre « Brat Pack », c’est Richard Dreyfuss qui est mis en avant sur les posters internationaux, preuve d’un regain d’intérêt pour la star déchue. Dreyfuss excelle dans ces cinq films mais Stakeout, neuf ans avant l’émouvant Mr. Holland’s Opus (qui lui vaudra une nouvelle nomination à l’Oscar)  est peut-être le long métrage qui caractérise le mieux les particularités du « style Dreyfuss » et qui lui vaut un de ses tous meilleurs rôles. Comédien incroyablement subtil, y compris dans les projets les plus commerciaux, Richard Dreyfuss ne se laisse jamais aller à la facilité, même dans un rôle aussi grimaçant et stéréotypé que celui du flic Chris Lecce, un rôle qui lui vaut pourtant de se déguiser en femme à grand chapeau rose pour échapper à la surveillance de ses collègues… Il est d’ailleurs conseillé de revoir cette scène d’anthologie en boucle, premièrement pour se laisser aller à un grand éclat de rire, ensuite pour sa parfaite exécution et la précision du timing comique de l’acteur et de la chorégraphie des mouvements… et surtout afin de constater que Dreyfuss est également très doué pour le slapstick… Improvisant souvent ses répliques, Richard Dreyfuss, à l’instar de Tom Hanks, joue toujours des personnages à priori peu remarquables, en injectant toujours une bonne dose d’émotion et de profondeur dans les scènes de comédie (tout Stakeout en est la parfaite illustration) et beaucoup d’humour dans les scènes dramatiques (revoir pour s’en convaincre ses hilarantes grimaces dans Les Dents de la Mer ou son agacement perpétuel « jean-pierre bacrien » face à ses élèves dans Mr. Holland’s Opus…) Avec un charisme et une humanité incroyables, Richard Dreyfuss fait ainsi ressortir une réelle profondeur chez des personnages manquant souvent de sagesse. Dire qu’il nous manque aujourd’hui en tête d’affiche (l’acteur se préoccupe davantage de politique et d’éducation que de sa carrière au cinéma depuis quelques années…) est un euphémisme !

 

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Les nuances, le sens de la répartie et les qualités de jeu de sa star, John Badham les a bien comprises. Il filme l’acteur au meilleur de sa forme dans les scènes romantiques. Pour vous convaincre de la force comique et du changement de registres dont est capable Dreyfuss, prenons pour brillant exemple la scène où Maria invite Chris pour un dîner romantique aux chandelles dans sa maison, alors que Bill, le partenaire de ce dernier les épie au téléscope de l’autre côté de la rue, anéanti par l’ennui et le froid… Tout en séduisant la jeune femme et lui faisant une drague d’enfer, Chris taquine son pauvre collègue en lui adressant des signes moqueurs par la fenêtre, trinquant avec lui tout en évitant que sa jolie compagne ne remarque son cirque… Une leçon de comédie qui n’aurait pas dénoté dans The Apartment (La Garçonnière), le chef d’œuvre de Billy Wilder. La parenté avec ce genre de comédie de mœurs décalée saute aux yeux par la précision de son écriture de situations décalées et l’on en arrive à se dire que si Jack Lemmon et Walter Matthau s’étaient accouplés pour donner naissance à un fils… et que celui-ci, pour une raison mystérieuse, était devenu un petit juif moustachu, il se serait nommé Richard Dreyfuss !

 

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John Badham, lui, n’est pas Billy Wilder, certes… Noble et modeste artisan du cinéma populaire, n’ayant jamais eu la prétention d’être l’auteur de ses films dont il n’écrit d’ailleurs jamais les scénarios, il signe avec Stakeout, quatre ans après le solide et culte WarGames, le meilleur divertissement de sa longue carrière, voire des glorieuses eighties.

 

Formé par des années de réalisation de séries télévisées (Night Gallery, Cannon, Les Rues de San Francisco…), le réalisateur est propulsé par surprise au sommet de la prestigieuse « A-List » après le succès mondial inattendu de son deuxième long métrage, Saturday Night Fever (La Fièvre du Samedi Soir) en 1977, un triomphe sur lequel personne à l’époque n’aurait misé un kopeck, mais qui lui assure à jamais une place dans les encyclopédies du cinéma. Si vous vous êtes déchaînés sur les pistes de danse sous les boules à facettes, chemise ouverte pour laisser entrevoir votre toison pectorale sur les mélodies disco des Bee Gees, c’est grâce à John Badham !… Après ce fulgurant succès, le réalisateur ne cessera jamais d’alterner les genres, abordant la renaissance d’un mythe du fantastique avec son très élégant Dracula incarné par Frank Langella (1979), avant d’aborder le drame médical poignant avec Whose Life is it Anyway ? (C’est ma vie après tout) (1981), sa première collaboration avec Richard Dreyfuss, qui incarne un jeune sculpteur paralysé dans un accident de voiture… Badham ne cessera ensuite dans les années 80 d’enchaîner les succès financiers, du film d’action aérien Blue Thunder (Tonnerre de Feu) (1983) en passant par l’ancêtre du cyber-thriller avec son passionnant WarGames (1983), le drame sportif avec American Flyers (Le Prix de l’Exploit) (1985), la comédie familiale « spielbergienne » avec l’attachant Short Circuit (1986) et quelques autres « buddy movies » retrouvant la formule de Stakeout, notamment l’excellent The Hard Way (La Manière Forte) (1991) dans lequel un flic dur à cuire au bord de la crise de nerfs (James Woods) doit se coltiner une vedette hollywoodienne (Michael J. Fox) venue préparer son rôle en observant les méthodes de ce dernier. Du spectacle de haute tenue, toujours réalisé avec un sens du rythme parfait. Badham aura fait tourner les plus grandes stars de l’époque : John Travolta, Laurence Olivier, Roy Scheider, Malcolm McDowell, Matthew Broderick, Kevin Costner, Mel Gibson, Goldie Hawn, James Woods, Michael J. Fox, Johnny Depp, Christopher Walken, Wesley Snipes et… Steve Guttenberg !

 

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Les années 90 seront moins joyeuses pour John Badham… Ironiquement, c’est avec l’inutile suite donnée à Stakeout, nommée logiquement Another Stakeout (Indiscrétion Assurée) en 1993 que la carrière cinématographique du réalisateur, déjà en déclin depuis l’échec de son remake mollasson de Nikita, Point of No Return (Nom de Code : Nina) (1993), marque le pas… La suite de Stakeout ne retrouve hélas jamais la magie et l’alchimie irremplaçable de son modèle, troquant la sophistication de ses séquences romantiques par des scènes de comédie infantiles et des gags paresseux. En introduisant un troisième larron au sein du duo Dreyfuss / Estevez, un personnage détestable interprété par la détestable Rosie O’Donnell (!), à l’époque où des producteurs kamikazes croyaient encore pouvoir faire de cette piètre comédienne une star de cinéma, le film se tire une balle dans le pied, un peu comme si Badham n’avait pas compris ce qui avait fait le succès du film original… Le miracle ne se reproduit donc pas. La suite du meilleur film de John Badham devient donc malheureusement le plus mauvais film de sa carrière, preuve s’il en est que la grande réussite de Stakeout tenait à un miraculeux équilibre ! Another Stakeout est un ratage sur toute la ligne, sans doute du au fait que – c’est une théorie qui en vaut une autre – Dreyfuss et Estevez y jouent tous les deux sans leurs viriles moustaches…

 

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Ces échecs consécutifs verront la carrière cinématographique du réalisateur décliner rapidement dans les années 90, si l’on excepte son sous-estimé thriller paranoïaque pré-24 Heures Chrono, Nick of Time (Meurtre en Suspens) (1995) avec Johnny Depp. Une fois son dernier film mis en boite, (Incognito (1997), thriller mollasson au succès confidentiel avec Jason Patric et Irène Jacob), John Badham restera désormais confiné au petit écran où il réalise quelques téléfilms de qualité dont l’excellent The Jack Bull (La Traque Sauvage) (1999), sublime western dans lequel le cowboy John Cusack et le juge John Goodman affrontent un propriétaire de ranch particulièrement cruel… Malheureusement, le cinéma ne fera jamais plus appel à lui.

 

A 74 ans, John Badham officie toujours à la télévision où il réalise des épisodes de séries prestigieuses, de Criminal Minds à la nouvelle version de Nikita en passant par Heroes… Il enseigne aujourd’hui le cinéma et produit les courts métrages de ses élèves, nouvelle preuve de la générosité d’un homme qui en a fait part tout au long de ses longs métrages. Avec modestie, John Badham s’est donc imposé comme un réalisateur populaire extrêmement doué et dont une poignée de films resteront à jamais gravés dans les mémoires, à l’inverse de son nom…

 

Leurs carrières respectives tournant au ralenti ces dernières années, on se surprend à rêver à une nouvelle collaboration entre John Badham et Richard Dreyfuss, pourquoi pas même avec Emilio Estevez ?… Si Les Ripoux 3 l’ont fait, pourquoi pas une troisième Etroite Surveillance, tant que l’on tienne Rosie O’Donnell éloignée du plateau pour laver l’affront du deuxième épisode… Quoi qu’il en soit, la piètre séquelle de Stakeout ne viendra jamais effacer le souvenir d’un des thrillers les plus savoureux, les plus originaux et les plus sexys des années 80, aussi drôle, irrésistible et romantique en diable que son improbable héros.

 

 

Grégory Cavinato

Membre de l’U.P.C.B. (Union de la Presse Cinématographique Belge)

 

 

 

 

 

 

 

 

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