Les Chefs d’oeuvre oubliés… Le Chat (1971)

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1971, de Pierre Granier-Deferre – FRANCE / ITALIE

Scénario : Pierre Granier-Deferre et Pascal Jardin, d’après le roman de Georges Simenon

Avec Jean Gabin, Simone Signoret et Annie Cordy

Directeur de la photographie : Walter Wottitz

Musique : Philippe Sarde

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Requiem pour Pompon

 

« La solitude, ça n’existe pas », chantait Gilbert Bécaud dans les années 70 avec une naïveté confinant à la sottise. De toute évidence, le crooner à la cravate à pois n’avait pas lu l’œuvre de Georges Simenon, qui, quand il ne multipliait pas les enquêtes de l’Inspecteur Maigret, n’avait pas son pareil pour décrire le morne quotidien des petites gens de la classe ouvrière dans les villes industrielles de province de l’après-guerre. Une œuvre mélancolique située dans une atmosphère sournoise, renfermée, sombre à souhait, où évoluent des personnages d’apparence respectable, mais souvent peu reluisants sous la surface. Les romans de Simenon proposent des intrigues simples dans des décors ordinaires, mais mettent en scène des personnages complexes et ambigus. Ses anti-héros se détruisent dans une chaîne sans fin. Ils ne sont ni coupables, ni innocents, mais souvent rongés par une incapacité fatale à évoluer. Les romans de l’écrivain plongent le lecteur dans un monde déprimant mais riche de formes, de couleurs, de bruits, de senteurs, de saveurs, de sensations tactiles, et ce, de la première à la dernière page.

 

« Le Chat », publié en 1967 en est l’exemple parfait. Ecrit sur une courte période de deux semaines, à une époque où l’auteur avait déjà publié plus de 200 romans, ce drame conjugal contient des éléments de roman psychologique et de comédie noire. Son histoire serait inspirée de la communication difficile entre l’auteur et sa mère.

 

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Les époux Bouin, 73 et 71 ans, retraités et sans enfants, habitent dans une banlieue parisienne (Courbevoie) en plein bouleversement par les travaux d’urbanisme moderne. Après 25 ans de mariage, leurs sentiments se sont désagrégés et ils vivent un huis clos dans leur pavillon, dans une atmosphère étouffante. Une cohabitation désormais plus forcée que souhaitée, bien que ni l’un ni l’autre ne souhaite quitter la maison… Tous deux sont prisonniers. Lorsque le mari recueille un chat auquel il voue toute son affection, la jalousie de l’épouse se transforme vite en haine et atteint son paroxysme. C’est désormais une guerre âpre et implacable qui se joue autour de ce chat. Aujourd’hui, les Bouin  ne se parlent plus, ils ne communiquent plus qu’occasionnellement à travers des notes manuscrites sur des bouts de papier, des provocations. Les non-dits sont exprimés par le dédain et des regards méprisants, remplis de reproches et de regrets.

 

Faisant partie de cette génération de cinéastes arrivés après la Nouvelle Vague mais ayant conservé le classicisme des cinéastes d’avant-guerre conspués par la bande à Truffaut, Pierre Granier-Deferre, ancien assistant réalisateur sur les films d’André Berthomieu (En Légitime Défense) et de Denys De la Patellière (Un Taxi pour Tobrouk), a acquis une petite renommée grâce aux succès publics de La Métamorphose des Cloportes (1965), solide divertissement policier avec le tandem Lino Ventura / Charles Aznavour et surtout de La Horse (1970), violent drame campagnard dans lequel il dirigeait pour la première fois Jean Gabin, en fermier défendant ses terres face à des trafiquants de drogue…

 

Fidèle au roman de Simenon, le réalisateur s’en empare et en modifie cependant la structure pour privilégier un montage en flashbacks, nous amenant à comprendre comment le couple en est arrivé là. A l’aide de son fidèle co-scénariste Pascal Jardin, Granier-Deferre effectue quelques modifications de taille. Outre les prénoms (les « Emile et Marguerite » du roman deviennent « Julien et Clémence » à l’écran, incarnés par Jean Gabin et Simone Signoret), il fait du personnage féminin une ancienne musicienne et artiste de cirque dont la carrière fut tuée dans l’œuf après un accident de trapèze qui l’a laissée boiteuse. Chez Simenon, le personnage était une fille de bonne famille dont le père avait perdu sa fortune. Un changement à priori anodin mais qui permet à son mari, ancien typographe, de se moquer d’elle, de ses ambitions artistiques dépassées et de son alcoolisme allant de mal en pis. Méprisant, il l’appelle « l’acrobate » et n’hésite pas à imiter le bruit des tambours du cirque pour la ridiculiser.

 

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L’animal du titre est le catalyseur de toute la tension accumulée depuis des années entre Julien et Clémence, il est celui par qui le drame arrive, l’objet de toutes les frustrations et l’élément déclencheur du récit. Dans le roman, le félin s’appelle Joseph. Dans le film, il s’appelle « Greffier », d’après une idée de Jean Gabin qui avait eu un chat du même nom dans son enfance. Greffier est un chat de gouttière, mais un beau. Tigré, en bonne santé, ronronnant de plus belle, il fut recueilli par Julien à une époque où les choses allaient encore plus ou moins bien dans le couple. Clémence a tout de suite détesté l’animal. Le peu d’affection dont Julien était encore capable était destiné à ce chat qui était devenu son enfant, un animal de compagnie substitut à toute vie sociale. La frustration de Clémence culmine le jour où, saoule et humiliée par les insultes de Julien, elle se saisit d’un fusil et abat la pauvre bête de sang froid.

 

Depuis, entre les deux époux, c’est une guerre muette qui s’est installée. Traînant son ennui , sa rancune et sa haine dans leur petite maison et dans les rues grises d’une ville en pleine transformation, Julien est devenu un vieillard acariâtre, têtu et de mauvaise foi, dont le seul passe-temps consiste à visiter la maison de passe tenue par une prostituée incarnée par Annie Cordy, sa seule confidente (et dont les cinéphiles les plus curieux pourront admirer les fesses!…)

 

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Julien et Clémence se sont petit à petit habitués, résignés face à leur situation. Nous devinons au début du film qu’ils ne se parlent plus depuis des années. Les scènes de leur vie commune après la mort de Joseph sont aussi fascinantes qu’absurdes. Elles seraient presque comiques si leur situation n’était aussi pathétique… Ils ont pourtant gardé le même train de vie et lorsqu’ils font leurs courses, ils se suivent à quelques mètres l’un de l’autre dans la rue, entrant chacun à leur tour chez les mêmes commerçants, qui observent leur drôle de manège avec un mélange de curiosité et de pitié. Ils dînent dos à dos, chacun accoudé à sa propre table. Elle mange comme un oiseau et picole désormais sans se cacher, tandis qu’il l’enquiquine en rissolant ces satanés oignons dont il raffole et qui empestent dans toute la maison. Ils dorment toujours dans la même chambre, dans des lits séparés et passent leurs soirées devant la télévision, seule source de « vie » dans leur maison. Le panier désespérément vide du chat est resté à sa place, une manière parmi d’autres pour Julien de faire payer son acte meurtrier à Clémence. De temps en temps, Julien gribouille deux mots sur un bout de papier qu’il lui lance avec mépris, un coup d’œil au panier suffisant à réveiller sa cruauté. A chaque fois, Julien n’écrit que deux mots : « Le Chat ».

 

Peu après la mort de Joseph, ils ont pourtant bien essayé de vivre séparés, Julien déménageant quelques jours dans la maison de passe, chez sa maîtresse. Mais chaque jour, Clémence, plus démunie que jamais, venait se planter devant l’immeuble et l’observait derrière sa fenêtre. Astucieux, Granier-Deferre filme Signoret immobile devant l’hôtel, littéralement comme un chat qui attend son maître et qui vient mendier sa pâtée… Lors de promenade quotidienne de Julien, elle le suivait au parc. Se sentant malgré tout coupable d’abandonner sa femme, souffrante du cœur, Julien avait fini par craquer et à rentrer à la maison, non sans la prévenir : « Je suis revenu, Clémence. Mais je ne te parlerai plus jamais. Jamais, t’entends !? »

 

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La mort du chat, finalement, n’était qu’un prétexte. Un jour où l’autre, un autre drame serait venu entraver le bonheur du couple. Mais la force de roman et de son adaptation cinématographique réside dans l’évolution graduelle de la dégradation du ménage, avant et après le drame. Les dialogues du film, forcément rares (mais bien meilleurs que dans le roman) sont d’une cruauté qui choque terriblement dans la bouche de Jean Gabin, notamment lors de ce flashback à la cave où Clémence, saoule, demande des explications à Julien. Dans une performance exceptionnelle, Simone Signoret, qui jouait alors sciemment un personnage un peu trop proche de ce qu’elle était devenue dans la vie (une alcoolique à la santé fragile, à la beauté fanée et la jeunesse perdue, trompée occasionnellement par son mari, Yves Montand), se met à miauler et à hurler pour provoquer une réaction chez Julien. La belle voix rauque, fatiguée et désespérée de Signoret, confrontée à la gouaille naturelle et la colère de Gabin rend cette scène bouleversante :

 

-Clémence : « Tu m’en veux d’avoir vieilli ? Peut-être que si on avait eu un enfant ?… Je veux savoir pourquoi un beau jour tu t’es mis à me regarder comme un objet. Qu’est-ce que j’ai fait de mal ? »

 

-Julien : « Rien. J’ai changé, voilà. J’ai changé comme le monde entier a changé. Tu as été parfaite et moi j’ai été un dégueulasse, comme tous les hommes. J’ai rien à te reprocher mais je ne peux plus te voir. Je t’avais dit que je t’aimerais toujours… eh ben, eh ben… je me suis gouré! J’ai vieilli. Et je ne t’aime plus ! JE NE T’AIME PLUS. Et puis c’est tout. »

 

-Clémence : « Eh ben j’en veux un moi aussi ! »

 

-Julien : « Un quoi ? »

 

-Clémence : « Un animal ! Toi t’as lui ! Moi j’ai rien. Je peux plus rester sans rien ! Alors je veux une bête à moi ! »

 

-Julien : « Eh ben t’as qu’à acheter un perroquet comme ça vous parlerez ensemble et tu me foutras la paix ! »

 

-Clémence : « Salaud ! Et puis d’abord je ne veux plus jamais voir ce chat dans ma chambre !»

 

-Julien : « Dans ma chambre, dans ma chambre ? Dans NOTRE chambre ! Et sur mon lit ! Mais ma parole, t’as la maladie de la persécution. C’est pas de sa faute à la pauvre bête si tu en veux au monde entier ! Les scènes c’est plus de ton âge, non ?! Ton emploi c’est pas Phèdre, c’est Medrano ! Alors ? »

 

-Clémence : « Ah, le revoilà ! Le typographe à la retraite qui se prend pour Zola ! L’anar petit bourgeois qui n’aime plus son gros minou ! MIAOU. MIAOU. MIAOUUUUUU !!! »

 

-Julien : « Si tu voyais ta gueule. T’es pas belle à voir ! Tu dégringoles de plus en plus tous les jours… »

 

-Clémence : « Vieille vache, vieille vaaaaaaaaache !!!! »

 

-Julien : « Ah ça y’est. L’acrobate a ses humeurs. L’alcool parle et nous v’là en pleine démence ! Laisse-moi passer ! Où crois-tu qu’on va tous les deux à gueuler comme ça dans une cave ? Hein ? »

 

-Clémence : « J’en sais rien mais je m’en fous. J’veux que tu me dises. »

 

-Julien : « Mais j’ai plus rien à te dire. J’ai plus rien à dire à personne ! »

 

-Clémence : « Qu’est-ce que tu veux ? Tu veux changer de vie ? Tu veux changer de femme ?»

 

-Julien : « Mais qu’est-ce que j’en foutrais ? Mais Nom de Dieu, tu ne te rends pas compte que c’est d’oxygène que j’ai besoin ! Je voudrais pouvoir me lever et me coucher avec un cœur encore jeune. Voilà, c’est tout ! »…

 

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Les cinéphiles les plus attentifs se souviendront que Jean Gabin était un poil plus romantique avec Michèle Morgan quand ils avaient 20 ans sur le Quai des Brumes !…

 

Cet univers malsain est amplifié par le style classique mais brut de la réalisation. Dès les premières images retentit l’inoubliable partition mélancolique composée par Philippe Sarde, tandis qu’une sirène d’ambulance (filmée en plan fixe alors qu’elle fait le trajet du pavillon des Bouin jusqu’à l’hôpital) annonce un drame. En alternance avec les plans de la sirène, nous faisons le tour d’un quartier industriel gris, noyé dans le brouillard et la pollution, avec ses gratte-ciels qui gâchent la vue et ses petites maisons éventrées par des bulldozers. Tout le quartier n’est qu’un énorme chantier bruyant (en contraste permanent avec le silence de mort qui règne au sein du couple), avec des grues à perte de vue. Un paysage qui n’est pas loin de conférer au film un aspect science-fictionnel au sein d’un univers au réalisme déprimant. Le contraste avec les quelques flashbacks idylliques, souvenirs des époux qui se remémorent à tour de rôle leur emménagement dans ce quartier autrefois vert et agréable, est saisissant ! Aujourd’hui, la peinture de leur maison s’effrite et les maisons voisines ont été démolies, les laissant seuls au bout d’un cul-de-sac en chantier. Julien passe la plupart de ses promenades à observer les masses démolir les immeubles.

 

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Curieuse coïncidence (ou pas ?), Le Chat s’inscrit dans une série de films mettant en scène Jean Gabin, témoignant d’une forme de rejet des grands ensembles en construction. Le Chat est à ce titre emblématique, de la même façon que Rue des Prairies (1959) ou Mélodie en Sous-Sol (1963), des oeuvres où ces affreux monstres de béton sont en train d’être construits, détruisant le monde dans lequel les différents personnages incarnés par Gabin vivent, celui des pavillons de banlieue. Le chantier est une métaphore évidente de ces deux personnages qui s’écroulent et qui n’ont pas su lutter contre l’usure du temps, par paresse, par manque de force ou d’envie. Même lors de la mort de son chat adoré, Julien n’a pas le courage d’enterrer la pauvre bête. Sans montrer la moindre émotion (nous le savons pourtant terrassé par la douleur), il dépose simplement la petite dépouille dans la grande poubelle de la rue.

 

Lorsque Julien aperçoit une belle bécane et qu’il tente d’amorcer une conversation avec un jeune motard (« Elle est bath ta moto ! »), ce dernier se moque de lui, de son vocabulaire obsolète, de sa vieillesse… La solitude, le rejet, le paysage : tout indique à Julien et Clémence qu’ils ont fait leur temps. Et chacun rejette cette idée à sa manière : l’alcoolisme et le meurtre du chat pour elle, la méchanceté et le nihilisme pour lui. Aucun des deux n’a tort, aucun des deux n’a raison. Si Clémence est la seule avec du sang sur les mains, Julien est coupable de l’avoir poussée à bout, de ne plus avoir voulu aimer cette femme devenue vieille et laide. Coupable de paresse affective, Julien, revenu de tout et résolu à être malheureux est pourtant un être bien plus complexe qu’il n’en a l’air. Jean Gabin, magnifique dans ce rôle antipathique lui prête son immense talent.

 

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Avec ce Chat beaucoup moins poilant que celui de Philippe Geluck, Pierre Granier-Deferre signe le film de référence sur la capacité exceptionnelle des couples à s’ignorer tout en continuant à vivre sous le même toit. Peut-être s’imaginent-ils par cynisme que leur « système » est moins hypocrite que chez ceux qui font encore des efforts… Julien et Clémence sont coupables, mais également des victimes impuissantes du temps qui passe, de l’environnement qui change, du progrès qui progresse, de la nostalgie qui étouffe, de l’ennui profond et de la haine tenace qui minent leurs vies respectives. Ils ne peuvent plus vivre ensemble mais ne peuvent pas non plus vivre séparés ! Trop effrayés par la solitude, ils préfèrent vivre en enfer… Pourtant, dans la conclusion tragique (mais logique) de leur histoire, une petite lueur d’espoir vient nous soulager. L’ombre d’un moment, lorsque le cœur de Clémence lâche enfin, Julien fait preuve – mais trop tard – de compassion et de solidarité… Le petit chat est mort, mais en fin de compte, l’amour, enterré sous des années d’enfantillages, est encore bien vivant.

 

Il fallait bien tout le talent réuni des deux plus grands monstres sacrés du cinéma français pour incarner Julien et Clémence sans pour autant nous déprimer de manière irréversible, comme en fut coupable Amour, de Michael Haneke, sur un sujet similaire. Malgré tous leurs défauts, nous nous attachons à ces deux personnages et les aimons comme nous aimons nos parents, grands-parents et autres vieux couples à priori incapables de communiquer… Ces mêmes couples dont le premier survivant devient (à la grande surprise de tous) inconsolable après l’enterrement du conjoint qu’il ou elle a maltraité durant des années… Grâce au Chat, Jean Gabin et Simone Signoret reçurent un Ours d’Argent au Festival International du Film de Berlin pour leurs rôles respectifs. Sur ses vieux jours (il ne lui restait que 5 ans à vivre lors du tournage), Gabin déclarait que Le Chat était de loin son film préféré dans sa filmographie d’après-guerre. Simone Signoret quant à elle, retrouvera Pierre Granier-Deferre à deux reprises.

 

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Pierre Granier-Deferre (1927-2007) retrouva l’univers de Simenon pour trois de ses meilleurs films : la même année avec La Veuve Couderc (avec Simone Signoret et Alain Delon), puis ensuite avec Le Train (1973, avec Romy Schneider et Jean-Louis Trintignant), L’Etoile du Nord (1982, avec Simone Signoret et Philippe Noiret) et enfin, à l’occasion de la série Maigret avec Bruno Cremer (1995-2001), dont il réalisa 3 épisodes et en écrivit 16… En attendant, en 1974, ce réalisateur trop souvent sous-estimé par la critique reprenait les thématiques de la lente agonie d’un couple et la transposait dans une trame de thriller psychologique. Cette fois, la femme (Ingrid Thulin) piégeait son ex-mari (Lino Ventura) et l’enfermait dans La Cage, un autre « chef d’œuvre oublié » dont nous vous parlerons bientôt.

 

 

Grégory Cavinato

Membre de l’U.P.C.B. (Union de la Presse Cinématographique Belge)

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