Les Chefs d’oeuvre oubliés… Fur : An Imaginary Portrait of Diane Arbus (2006)

fur_xlgFUR : AN IMAGINARY PORTRAIT OF DIANE ARBUS

(FUR : UN PORTRAIT IMAGINAIRE DE DIANE ARBUS)

2006, de Steven Shainberg – USA

Avec Nicole Kidman, Robert Downey, Jr., Ty Burrell, Harris Yulin, Jane Alexander, Emily Bergl et Boris McGiver

Scénario : Erin Cressida Wilson, d’après le livre “Diane Arbus”, de Patricia Bosworth

Directeur de la photographie : Bill Pope

Musique : Carter Burwell

 

 

 

Beauty and the Beasts

Extrait de la page Wikipédia consacrée à la photographe Diane Arbus…

 

« Née le 14 mars 1923 à New York, Diane Arbus s’inscrit dans un courant photographique qu’avait inauguré un autre grand photographe américain, Walker Evans, qui avait imposé un style documentaire et urbain dans les années 1930. Diane Arbus concentre son activité à New York et ses alentours, photographiant des inconnus dans la rue. Fascinée par les personnages hors-normes, elle photographie également des travestis, des transsexuels, des handicapés mentaux, des jumeaux, des nains, etc. En 1966, Diane Arbus contracte une hépatite, conséquence de sa méthode de travail très intimiste qui la menait souvent à avoir des relations sexuelles avec ses modèles. En mélangeant le familier avec le bizarre, Diane Arbus dresse un portrait troublant de l’Amérique des années 60. Elle s’attache pourtant à montrer que ces personnages étranges et atypiques, d’habitude considérés comme des « phénomènes de foire », sont avant tout des êtres réels, avec des habitudes et un train-train quotidien. Dépressive, elle se donne la mort le 26 juillet 1971 à Greenwich Village en avalant une quantité importante de barbituriques puis en s’ouvrant les veines. »

 

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Voilà pour l’histoire officielle… Wikipédia, est un outil quand même bien pratique, particulièrement pour les cinéastes désireux de se lancer dans le genre du « biopic ». Le célèbre site participatif leur fournit effectivement des « pitch » tout faits. Pas besoin d’en rajouter puisque les grandes lignes sont déjà écrites… il suffit de trouver un acteur suffisamment bankable pour que ça marche ! C’est du moins l’impression que l’on a depuis quelques années avec un nombre incalculable de biopics arrivant sur nos écrans, grands ou petits, des oeuvres qui se justifient parfois uniquement par la popularité du sujet, davantage que par une envie réelle de cinéma.

 

Nombreuses furent les personnalités populaires qui, depuis l’invention du cinéma, eurent droit à l’exercice. Amusons-nous à dresser une liste (non exhaustive et en vrac) des performances les plus célèbres du genre…

 

Chanteurs et musiciens : Glenn Miller (James Stewart dans The Glenn Miller Story, de Anthony Mann), Billie Holliday (Diana Ross dans Lady Sings the Blues, de Sidney J. Furie), Woody Guthrie (David Carradine dans Bound For Glory, de Hal Ashby), Buddy Holly (Gary Busey dans The Buddy Holly Story, de Steve Rash), Loretta Lynn (Sissy Spacek dans Coal Miner’s Daughter, de Michael Apted), Elvis Presley (Kurt Russell dans Elvis : The Movie, de John Carpenter, Jonathan Rhys-Meyers dans Elvis, de James Steven Sadwith), Richard Wagner (Richard Burton dans Wagner, de Tony Palmer), Wolfgang Amadeus Mozart (Tom Hulce dans Amadeus, de Milos Forman), Patsy Cline (Jessica Lange dans Sweet Dreams, de Karel Reisz), Sid Vicious (Gary Oldman dans Sid and Nancy, de Alex Cox), Ritchie Valens (Lou Diamond Phillips dans La Bamba, de Luis Valdez), Jerry Lee Lewis (Dennis Quaid dans Great Balls Of Fire, de Jim McBride), Charlie Parker (Forest Whitaker dans Bird, de Clint Eastwood), Niccolo Paganini (Klaus Kinski dans Paganini, de Klaus Kinski), Karen Carpenter (Cynthia Gibb dans The Karen Carpenter Story, de Joseph Sargent), Jim Morrison (Val Kilmer dans The Doors, d’Oliver Stone), Les Beach Boys (Bruce Greenwood, Greg Kean, Casey Sander, Bo Foxworth, Andrew Myler et Robert Lee dans Summer Dreams : The Story Of the Beach Boys, de Michael Switzer), Frédéric Chopin (Hugh Grant dans Impromptu, de James Lapine), Josephine Baker (Lynn Whitfield dans The Josephine Baker Story, de Brian Gibson),Ike et Tina Turner (Lawrence Fishburne et Angela Bassett dans What’s Love Got To Do With It, de Brian Gibson), Ludwig van Beethoven (Gary Oldman dans Immortal Beloved, de Bernard Rose, Ed Harris dans Copying Beethoven, de Agnieszka Holland), David Helfgott (Geoffrey Rush dans Shine, de Scott Hicks), Frank Sinatra, Dean Martin et Sammy Davis, Jr. (Ray Liotta, Joe Mantegna et Don Cheadle dans The Rat Pack, de Rob Cohen), Maria Callas (Fanny Ardant dans Callas Forever, de Franco Zeffirelli), Bobby Darin (Kevin Spacey dans Beyond the Sea, de Kevin Spacey), Johnny Cash et June Carter (Joaquin Phoenix et Reese Witherspoon dans Walk the Line, de James Mangold), Ray Charles (Jamie Foxx, dans Ray, de Taylor Hackford), Edith Piaf (Marion Cotillard dans La Môme, d’Olivier Dahan), Igor Stravinsky (Mads Mikkelsen dans Coco Chanel & Igor Stravinsky, de Jan Kounen), Brian Jones (Leo Gregory dans Stoned, de Stephen Woolley), John Lennon (Aaron Taylor-Johnson, dans Nowhere Boy, de Sam Taylor-Wood), Serge Gainsbourg (Eric Elmosnino dans Gainsbourg (Vie Héroïque), de Joan Sfar), Claude François (Jérémie Rénier dans Cloclo, de Florent Emilio Siri), Joan Jett (Kristen Stewart dans The Runaways, de Floria Sigismondi), Jeff et Tim Buckley (Penn Badgley et Ben Rosenfield dans Greetings From Tim Buckley, de Daniel Algrant), Liberace (Michael Douglas dans Behind the Candelabra, de Steven Soderbergh), Jimi Hendrix (André Benjamin dans All Is By My Side, de John Ridley), Frankie Valli (John Lloyd Young dans Jersey Boys, de Clint Eastwood), James Brown (Chadwick Boseman dans Get On Up, de Tate Taylor) et très prochainement : Brian Wilson (Paul Dano et John Cusack dans Love & Mercy, de Bill Pohlad), Miles Davis (Don Cheadle dans Miles Ahead, de Don Cheadle), Marvin Gaye (Jesse L. Martin, dans Sexual Healing, de Julien Temple), Hank Williams (Tom Hiddleston dans I Saw the Light, de Marc Abraham), Janis Joplin (Amy Adams dans Get It While You Can, de Jean-Marc Vallée) ou encore Dennis Wilson (Aaron Eckhart), Freddie Mercury (Ben Whishaw), Elton John (Tom Hardy), Peggy Lee (Reese Witherspoon) et Whitney Houston (Yaya DaCosta) dans des projets en cours de production…

 

Cinéastes : W.C. Fields (Rod Steiger dans W.C. Fields and Me, de Arthur Hiller), Howard Hughes (Tommy Lee Jones dans The Amazing Howard Hughes, de William A. Graham, Leonardo DiCaprio dans The Aviator, de Martin Scorsese), Charles Chaplin (Robert Downey, Jr. dans Chaplin, de Richard Attenborough), Ed Wood (Johnny Depp dans Ed Wood, de Tim Burton), Jame Whale (Ian McKellen dans Gods and Monsters, de Bill Condon), Orson Welles (Liev Schreiber dans RKO 281, de Benjamin Ross, Danny Huston dans Fade To Black, de Oliver Parker), F.W. Murnau (Willem Dafoe dans Shadow Of the Vampire, de E. Elias Merhige), Georges Méliès (Ben Kingsley dans Hugo, de Martin Scorsese), Alfred Hitchcock (Anthony Hopkins dans Hitchcock, de Sacha Gervasi), Walt Disney (Tom Hanks dans Saving Mr. Banks, de John Lee Hancock), Pier Paolo Pasolini (Willem Dafoe dans Pasolini, de Abel Ferrara) et prochainement Dalton Trumbo (Bryan Cranston dans Trumbo, de Jay Roach)…

 

Acteurs et comédiens : Lenny Bruce (Dustin Hoffman dans Lenny, de Bob Fosse), Joan Crawford (Faye Dunaway dans Mommie Dearest, de Frank Perry), Dorothy Stratten (Mariel Hemingway dans Star 80, de Bob Fosse), Frances Farmer (Jessica Lange dans Frances, de Graeme Clifford), Bruce Lee (Jason Scott Lee dans Dragon : The Bruce Lee Story, de Rob Cohen), Bela Lugosi (Martin Landau dans Ed Wood, de Tim Burton), Mia Farrow et Woody Allen (Patsy Kensit et Dennis Boutsikaris dans Love and Betrayal : The Mia Farrow Story, de Karen Arthur), Marilyn Monroe (Ashley Judd et Mira Sorvino dans Norma Jean & Marilyn, de Tim Fywell, Michelle Williams dans My Week With Marilyn, de Simon Curtis et bientôt Jessica Chastain dans Blonde, de Andrew Dominik), Andy Kaufman (Jim Carrey dans Man On the Moon, de Milos Forman), Dorothy Dandridge (Halle Berry dans Introducing Dorothy Dandridge, de Martha Coolidge), James Dean (James Franco dans James Dean, de Mark Rydell), Bob Crane (Greg Kinnear dans Auto Focus, de Paul Schrader), John Holmes (Val Kilmer dans Wonderland, de James Cox), Peter Sellers (Geofrey Rush dans The Life and Death Of Peter Sellers, de Stephen Hopkins), George Reeves (Ben Affleck dans Hollywoodland, de Allen Coulter), Coluche (François-Xavier Demaison dans Coluche, l’Histoire d’un Mec, d’Antoine De Caunes), Peter Cook et Dudley Moore (Rhys Ifans et Aidan McArdle dans Not Only But Always, de Terry Johnson), Katharine Hepburn, Ava Gardner et Errol Flynn (Cate Blanchett, Kate Beckinsale et Jude Law dans The Aviator, de Martin Scorsese), Linda Lovelace (Amanda Seyfried dans Lovelace, de Rob Epstein et Jeffrey Friedman), Sal Mineo (Val Lauren dans Sal, de James Franco), Elizabeth Taylor et Richard Burton (Lindsay Lohan et Grant Bowler dans Liz & Dick, de Lloyd Kramer), Grace Kelly (Nicole Kidman dans Grace of Monaco, de Olivier Dahan), sans oublier Richard Pryor (Mike Epps), John Belushi (Emile Hirsch), Steve McQueen (Jeremy Renner), Yves Montand, Simone Signoret et Fernandel, pour bientôt…

 

Figures politiques et souverains : Abraham Lincoln (Henry Fonda dans Young Mr. Lincoln, de John Ford, Daniel Day-Lewis dans Lincoln, de Steven Spielberg), Winston Churchill (Simon Ward dans Young Winston, de Richard Attenborough, Bob Hoskins dans World War II : When Lions Roared, de Joseph Sargent), Adolf Hitler (Alec Guiness dans Hitler : The Last Ten Days, de Ennio De Concini, Anthony Hopkins dans The Bunker, de George Schaefer, Noah Taylor dans Max, de Menno Meyjes, Robert Carlyle dans Hitler : The Rise Of Evil, de Christian Duguay, Bruno Ganz dans Der Untergang, de Oliver Hirschbiegel), John F. Kennedy (Martin Sheen dans Kennedy, de Jim Goddard, Bruce Greenwood dans Thirteen Days, de Roger Donaldson, Greg Kinnear dans la série The Kennedys), Benito Mussolini (Bob Hoskins dans Mussolini & I, de Alberto Negrin), Nelson Mandela (Danny Glover dans Mandela, de Philip Saville, Sidney Poitier dans Mandela and De Klerk, de Joseph Sargent, Dennis Haysbert dans Goodbye Bafana, de Bille August, Morgan Freeman dans Invictus, de Clint Eastwood, Terrence Howard dans Winnie Mandela, de Dareell Roodt, Idris Elba dans Mandela : Long Walk To Freedom, de Justin Chadwick), Malcolm X (Denzel Washington dans Malcolm X, de Spike Lee, Mario Van Peebles dans Ali, de Michael Mann), Joseph Stalin (Robert Duvall dans Stalin, de Ivan Passer, Michael Caine dans World War II : When Lions Roared, de Joseph Sargent), Franklin Delano Roosevelt (John Lithgow dans World War II : When Lions Roared, de Joseph Sargent), Richard Nixon (Anthony Hopkins dans Nixon, d’Oliver Stone, Frank Langella dans Frost / Nixon, de Ron Howard), Thomas Jefferson (Nick Nolte dans Jefferson in Paris, de James Ivory), Harry S. Truman (Gary Sinise dans Truman, de Frank Pierson), Michael Collins (Liam Neeson dans Michael Collins, de Neil Jordan), Eva Peron (Madonna dans Evita, de Alan Parker), George Wallace (Gary Sinise dans George Wallace, de John Frankenheimer), Fidel Castro (Joe Mantegna dans My Little Assassin, de Jack Bender), Muhammad Ali Jinnah (Christopher Lee dans Jinnah, de Jamil Dehlavi), Manuel Noriega (Bob Hoskins dans Noriega : God’s Favorite, de Roger Spottiswoode), Rudy Giuliani (James Woods dans Rudy : The Rudy Giuliani Story, de Robert Dornhelm), Jean Moulin (Charles Berling dans Jean Moulin, de Yves Boisset, Francis Huster dans Jean Moulin : Une Affaire française, de Pierre Aknine), Tony Blair (Michael Sheen dans The Deal et The Queen, de Stephen Frears), Che Guevara (Gael Garcia Bernal dans The Motorcycle Diaries, de Walter Salles, Benicio Del Toro dans Che, de Steven Soderbergh), François Mitterrand (Michel Bouquet dans Le Promeneur du Champ de Mars, de Robert Guédiguian), Marie Antoinette (Kirsten Dunst dans Marie Antoinette, de Sofia Coppola), Elizabeth II (Helen Mirren dans The Queen, de Stephen Frears), Idi Amin (Forest Whitaker dans The Last King Of Scotland, de Kevin MacDonald), Harvey Milk (Sean Penn dans Milk, de Gus Van Sant), George W. Bush (Josh Brolin dans W., d’Oliver Stone), John Adams (Paul Giamatti dans John Adams, de Tom Hooper), le Général De Gaulles (Pierre Vernier dans Adieu De Gaulles, Adieu, de Laurent Herbiet, Patrick Chesnais dans Je vous ai Compris, de Serge Moati), Tony Blair et Bill Clinton (Michael Sheen et Dennis Quaid dans The Special Relationship, de Richard Loncraine), Nicolas Sarkozy (Denis Podalydès dans La Conquête, de Xavier Durringer), le Roi George VI (Colin Firth dans The King’s Speech, de Tom Hooper), Sarah Palin et John McCain (Julianne Moore et Ed Harris dans Game Change, de Jay Roach), Winnie Mandela (Jennifer Hudson dans Winnie Mandela, de Darrell Roodt, Naomie Harris dans Mandela : Long Walk To Freedom, de Justin Chadwick), Margaret Thatcher (Meryl Streep dans The Iron Lady, de Phyllida Lloyd), la Princesse Diana (Naomi Watts dans Diana, de Oliver Hirschbiegel), Simone Veil (Emmanuelle Devos dans La Loi – Le Combat d’une Femme pour Toutes les Femmes, de Christian Faure), Martin Luther King, Jr. et Lyndon B. Johnson (David Oyelowo et Tom Wilkinson dans Selma, de Ava DuVernay)…

 

Ecrivains et poètes : Emile Zola (Paul Muni dans The Life of Emile Zola, de William Dieterle), Oscar Wilde (Peter Finch dans The Trials Of Oscar Wilde, de Ken Hughes, Stephen Fry dans Wilde, de Brian Gilbert), Hunter S. Thompson (Bill Murray dans Where the Buffalo Roam, de Art Linson, Johnny Depp dans Fear and Loathing in Las Vegas, de Terry Gilliam), Yukio Mishima (Ken Ogata dans Mishima : A Life in Four Chapters, de Paul Schrader), Henry Miller et Anaïs Nin (Fred Ward et Maria De Medeiros dans Henry and June, de Philip Kaufman), Ian Fleming (Charles Dance dans Goldeneye : The Secret Life of Ian Fleming, de Don Boyd, Jason Connery dans Spymaker : The Secret Life of Ian Fleming, de Ferdinand Fairfax), Ernest Hemingway (Chris O’Donnell dans In Love and War, de Richard Attenborough, Clive Owen dans Hemingway and Gellhorn, de Philip Kaufman), Arthur Rimbaud et Paul Verlaine (Leonardo Di Caprio et David Thewlis dans Total Eclipse, de Agnieszka Holland), Pierre Beaumarchais (Fabrice Luchini dans Beaumarchais l’Insolent, de Edouard Molinaro), Harvey Pekar (Paul Giamatti dans American Splendor, de Shari Berman et Robert Pulcini), Virginia Woolf (Nicole Kidman dans The Hours, de Stephen Daldry), le Marquis de Sade (Geoffrey Rush dans Quills, de Philip Kaufman), Truman Capote (Philip Seymour Hoffman dans Capote, de Bennett Miller, Toby Jones dans Infamous, de Douglas McGrath), Clifford Irving (Richard Gere dans The Hoax, de Lasse Hallstrom), Jane Austen (Anne Hathaway dans Becoming Jane, de Julian Jarrold), Françoise Sagan (Sylvie Testud dans Sagan, de Diane Kurys), Leo Tolstoy (Christopher Plummer dans The Last Station, de Michael Hoffman), Edward De Vere et William Shakespeare (Rhys Ifans et Rafe Spall dans Anonymous, de Roland Emmerich), John Keats (Ben Whishaw dans Bright Star, de Jane Campion), Alexandre Dumas (Gérard Depardieu dans L’Autre Dumas, de Safy Nebbou), Sigmund Freud et Karl Gustav Jung (Viggo Mortensen et Michael Fassbender dans A Dangerous Method, de David Cronenberg), Allen Ginsberg (James Franco dans Howl, de Rob Epstein et Jeffrey Friedman), Allen Ginsberg et Jack Kerouac (Daniel Radcliffe et Jack Huston dans Kill Your Darlings, de John Krokidas), Charles Dickens (Ralph Fiennes dans The Invisible Woman, de Ralph Fiennes),  Simone de Beauvoir (Sandrine Kiberlain dans Violette, de Martin Provost), P.L. Travers (Emma Thompson dans Saving Mr. Banks, de John Lee Hancock), et bientôt Dylan Thomas (Rhys Ifans dans Dominion, de Steven Bernstein, sortie en 2015)…

 

Peintres et autres artistes : Vincent Van Gogh (Kirk Douglas dans Lust For Life, de Vincente Minnelli, Jacques Dutronc dans Van Gogh, de Maurice Pialat, Tim Roth dans Vincent & Theo, de Robert Altman), Paul Gauguin (Anthony Quinn dans Lust For Life, de Vincente Minnelli, David Carradine dans Gauguin the Savage, Fielder Cook, Donald Sutherland dans Oviri, de Henning Carlsen, Wladimir Yordanoff dans Vincent & Theo, de Robert Altman, Kiefer Sutherland dans Paradise Found, de Mario Andreacchio), Camille Claudel (Isabelle Adjani dans Camille Claudel, de Bruno Nuytten, Juliette Binoche dans Camille Claudel 1915, de Bruno Dumont), Pablo Picasso (Anthony Hopkins dans Surviving Picasso, de James Ivory, Antonio Banderas dans 33 Dias, de Carlos Saura – sortie en 2015), Jean-Michel Basquiat (Jeffrey Wright dans Basquiat, de Julian Schnabel), Francis Bacon (Derek Jacobi dans Love is the Devil, de John Maybury), Jackson Pollock (Ed Harris dans Pollock, de Ed Harris), Frida Kahlo (Salma Hayek dans Frida, de Julie Taymor), Amedeo Modigliani (Andy Garcia dans Modigliani, de Mick Davis), Francisco Goya (Stellan Skarsgard dans Goya’s Ghosts, de Milos Forman), Gustav Klimt (John Malkovich dans Klimt, de Raoul Ruiz), Séraphine De Senlis (Yolande Moreau dans Séraphine, de Martin Provost), J.W.W. Turner (Timothy Spall dans Mr. Turner, de Mike Leigh), Margaret Keane (Amy Adams dans Big Eyes, de Tim Burton)…

 

Sportifs : Wong Fei Hung (Jackie Chan dans Drunken Master et Drunken Master 2, de Yuen Woo-Ping, Jet Li dans Once Upon in China, de Tsui Hark), Muhammad Ali (Muhammad Ali lui-même dans The Greatest, de Tom Gries, Will Smith dans Ali, de Michael Mann), Jake LaMotta (Robert De Niro dans Raging Bull, de Martin Scorsese, William Forsythe dans The Bronx Bull, de Martin Guigui), Frank Dux (Jean-Claude Van Damme dans Bloodsport, de Newt Arnold), Babe Ruth (John Goodman dans The Babe, de Arthur Hiller), Ty Cobb (Tommy Lee Jones dans Cobb, de Ron Shelton), Mike Tyson (Michael Jai White dans Tyson, de Uli Edel), Steve Prefontaine (Jared Leto dans Prefontaine, de Steve James, Billy Crudup dans Without Limits, de Robert Towne), Rocky Marciano (Jon Favreau dans Rocky Marciano, de Charles Winkler), Rubin « Hurricane » Carter (Denzel Washington dans The Hurricane, de Norman Jewison), George Best (John Lynch dans Best, de Mary McGuckian), James J. Braddock (Russell CRowe dans Cinderella Man, de Ron Howard), Manuel Laureano Rodriguez Sanchez (Adrien Brody dans Manolete, de Menno Meyjes), Amelia Earhart (Hilary Swank dans Amelia, de Mira Nair), Yip Man (Donnie Yen dans Ip Man et Ip Man 2, de Wilson Yip, Tony Leung dans The Grandmaster, de Wong Kar-Wai), Dickie Ecklund et Micky Ward (Christian Bale et Mark Wahlberg dans The Fighter, de David O. Russell), James Hunt et Niki Lauda (Chris Hemsworth et Daniel Brühl dans Rush, de Ron Howard), Jackie Robinson (Chadwick Boseman dans 42, de Brian Helgeland) et en 2015 : Lance Armstrong (Ben Foster dans Icon, de Stephen Frears) et Gareth Thomas (Mickey Rourke)…

 

Policiers, meurtriers, gangsters et hors-la loi célèbres : Wyatt Earp et Doc Holliday (Henry Fonda et Victor Mature dans My Darling Clementine, de John Ford, Burt Lancaster et Kirk Douglas dans Gunfight at the O.K. Corral, de John Sturgs, Kurt Russell et Val Kilmer dans Tombstone, de George Pan Cosmatos, Kevin Costner et Dennis Quaid dans Wyatt Earp, de Lawrence Kasdan), Henri-Désiré Landru (Charles Denner dans Landru, de Claude Chabrol), Clyde Barrow et Bonnie Parker (Warren Beatty et Faye Dunaway dans Bonnie & Clyde, d’Arthur Penn), Albert De Salvo (Tony Curtis dans The Boston Strangler, de Richard Fleischer), Martha Beck et Raymond Fernandez (Shirley Stoler et Tony Lo Bianco dans The Honeymoon Killers, de Leonard Kastle), Al Capone (Rod Steiger dans Al Capone, de Richard Wilson, Ben Gazzara dans Capone, de Steve Carver), Henri Charrière (Steve McQueen dans Papillon, de Franklin J. Schaffner), Gaston Dominici (Jean Gabin dans L’Affaire Dominici, de Claude Bernard-Aubert), Frank Serpico (Al Pacino dans Serpico, de Sidney Lumet), John Dillinger (Warren Oates dans Dillinger, de John Milius, Johnny Depp dans Public Enemies, de Michael Mann), Charles « Lucky » Luciano (Gian Maria Volonte dans Lucky Luciano, de Francesco Rosi, Christian Slater dans Mobsters, de Michael Karbelnikof), Alexandre Stavisky (Jean-Paul Belmondo dans Stavisky, d’Alain Resnais), Emile Buisson (Jean-Louis Trintignant dans Flic Story, de Jacques Deray), Charles Manson (Steve Railsback dans Helter Skelter, de Tom Gries, Jeremy Davies dans Helter Skelter, de John Gray), Eliot Ness et Al Capone (Kevin Costner et Robert De Niro dans The Untouchables, de Brian De Palma), Patty Hearst (Natasha Richardson dans Patty Hearst, de Paul Schrader), le Docteur Petiot (Michel Serrault dans Docteur Petiot, de Christian De Chalonge), Claus von Bulow (Jeremy Irons dans Reversal Of Fortune, de Barbet Schroeder), Henry Hill (Ray Liotta dans Goodfellas, de Martin Scorsese), Lee Harvey Oswald (Gary Oldman dans J.F.K., d’Oliver Stone), Jack Ruby (Danny Aiello dans Ruby, de John MacKenzie), Meyer Lansky (Patrick Dempsey dans Mobsters, de Michael Karbelnikof, Ben Kingsley dans Bugsy, de Barry Levinson, Richard Dreyfuss dans Lansky, de John McNaughton, Dustin Hoffman dans The Lost City, de Andy Garcia), Benjamin « Bugsy » Siegel (Warren Beatty dans Bugsy, de Barry Levinson), Jimmy Hoffa (Jack Nicholson dans Hoffa, de Danny De Vito), Joseph Pistone (Johnny Depp dans Donnie Brasco, de Mike Newell), Martin Cahill (Brendan Gleeson dans The General, de John Boorman), Frank Abagnale (Leonardo Di Caprio dans Catch Me If You Can, de Steven Spielberg), Aileen Wuornos (Charlize Theron dans Monster, de Patty Jenkins), Domino Harvey (Keira Knightley dans Domino, de Tony Scott), Jackie DiNorscio (Vin Diesel dans Find Me Guilty, de Sidney Lumet), Mark David Chapman, l’assassin de John Lennon (Jared Leto dans Chapter 27, de J.P. Schaefer), Charles Bronson (Tom Hardy dans Bronson, de Nicholas Winding Refn), Frank Lucas (Denzel Washington dans American Gangster, de Ridley Scott), Andreas Baader (Moritz Bleibtreu dans The Baader Meinhof Complex, de Uli Edel), Carlos « Le Chacal » (Edgar Ramirez dans Carlos, de Olivier Assayas), Jacques Mesrine (Vincent Cassel dans L’Instinct de Mort et L’Ennemi Public n°1, de Jean-François Richet), Momon Vidal (Gérard Lanvin dans Les Lyonnais, d’Olivier Marchal), J. Edgar Hoover (Leonardo Di Caprio dans J. Edgar, de Clint Eastwood), Richard Kuklinski (Michael Shannon dans The Iceman, de Ariel Vromen), Jordan Belfort (Leonardo Di Caprio dans The Wolf of Wall Street, de Martin Scorsese)…

 

Personnalités publiques diverses : T.E. Lawrence (Peter O’Toole dans Lawrence of Arabia, de David Lean), le Docteur Albert Schweitzer (Jean-Pierre Marielle dans Il est Minuit, Docteur Schweitzer, de Gilbert Pineau, Malcolm McDowell dans Schweitzer, de Gray Homeyr), George S. Patton (Kirk Douglas dans Paris Brûle-t-il?, de René Clément, George C. Scott dans Patton, de Franklin J. Schaffner et The Last Days of Patton, de Delbert Mann), Quentin Crisp (John Hurt dans The Naked Civil Servant, de Jack Gold et dans An Englishman in New York, de Richard Laxton), Carl Bernstein et Bob Woodward (Dustin Hoffman et Robert Redford dans All the President’s Men, de Alan J. Pakula), John Merrick (John Hurt dans The Elephant Man, de David Lynch), Mahatma Gandhi (Ben Kingsley dans Gandhi, de Richard Attenborough), Karen Silkwood (Meryl Streep dans Silkwood, de Mike Nichols), Chuck Yeager (Sam Shepard dans The Right Stuff, de Philip Kaufman), Diane Fossey (Sigourney Weaver dans Gorillas in the Mist, de Michael Apted), Preston Tucker (Jeff Bridges dans Tucker : The Man and His Dream, de Francis Ford Coppola), l’Abbé Pierre (Lambert Wilson dans Hiver 54, l’Abbé Pierre, de Denis Amar), Ron Kovic (Tom Cruise dans Born On the 4th Of July, d’Oliver Stone), le Docteur Norman Bethune (Donald Sutherland dans Bethune, de Eric Till et Bethune : The Making of a Hero, de Philip Borsos), Oliver Sachs (Robin Williams dans Awakenings, de Penny Marshall), Jim Garrison (Kevin Costner dans J.F.K., d’Oliver Stone), Oskar Schindler (Liam Neeson dans Schindler’s List, de Steven Spielberg), Gerry Conlon (Daniel Day-Lewis dans In the Name of the Father, de Jim Sheridan), Charles Van Doren et Herb Stempel (Ralph Fiennes et John Turturro dans Quiz Show, de Robert Redford), Jim Lovell (Tom Hanks dans Apollo 13, de Ron Howard), Larry Flynt (Woody Harrelson dans The People vs. Larry Flynt, de Milos Forman), Jeffrey Wigand (Russell Crowe dans The Insider, de Michael Mann), Erin Brockovich (Julia Roberts dans Erin Brockovich, de Steven Soderbergh), John Forbes Nash, Jr. (Russell Crowe dans A Beautiful Mind, de Ron Howard), Wladyslaw Szpilman (Adrien Brody dans The Pianist, de Roman Polanski), Chuck Barris (Sam Rockwell dans Confessions of a Dangerous Man, de George Clooney), Veronica Guerin (Cate Blanchett dans Veronica Guerin, de Joel Schumacher), Alfred Kinsey (Liam Neeson dans Kinsey, de Bill Condon), Edward R. Murrow (David Strathairn dans Good Night and Good Luck, de George Clooney), Dieter Dengler (Christian Bale dans Rescue Dawn, de Werner Herzog), Charlie Wilson (Tom Hanks dans Charlie Wilson’s War, de Mike Nichols), Coco Chanel (Shirley MacLaine dans Coco Chanel, de Christian Duguay, Audrey Tautou dans Coco Avant Chanel, de Anne Fontaine, Anna Mouglalis dans Coco Chanel & Igor Stravinsky, de Jan Kounen), le Colonel Claus von Stauffenberg (Tom Cruise dans Valkyrie, de Bryan Singer), Bobby Sands (Michael Fassbender dans Hunger, de Steve McQueen), Julia Child (Meryl Streep dans Julie & Julia, de Nora Ephron), Valerie Plame et Joseph C. Wilson (Naomi Watts et Sean Penn dans Fair Game, de Doug Liman), Charles Darwin (Paul Bettany dans Creation, de Jon Amiel), Mark Zuckerberg (Jesse Eisenberg dans The Social Network, de David Fincher), Steve Jobs (Ashton Kutcher dans Jobs, de Joshua Michael Stern et Michael Fassbender dans le prochain film de Danny Boyle), Jack Kevorkian (Al Pacino dans You Don’t Know Jack, de Barry Levinson), Julian Assange (Benedict Cumberbatch dans The Fifth Estate, de Bill Condon), Phil Spector (Al Pacino dans Phil Spector, de David Mamet), Ron Woodrof (Matthew McConaughey dans Dallas Buyers Club, de Jean-Marc Vallée), Yves Saint-Laurent (Pierre Niney dans Yves Saint Laurent, Gaspard Ulliel dans Saint Laurent, de Bertrand Bonello), Alan Turing (Benedict Cumberbatch dans The Imitation Game, de Morten Tyldum), Stephen Hawking (Eddie Redmayne dans The Theory Of Everything, de James Marsh), Louis Zamperini (Jack O’Connell dans Unbroken, de Angelina Jolie), Harry Houdini (Adrien Brody, dans Houdini, de Uli Edel, en 2015)…

 

Sans oublier bien entendu l’impayable Christophe Lambert en Vercingétorix!… et des centaines de figures historiques allant d’Alexandre le Grand au Christ en passant par les papes et tous les rois et reines d’Angleterre. Sans parler des nombreux biopics officieux qui, pour différentes raisons, (souvent juridiques) changent les noms des personnages principaux pour se protéger : Gérard Depardieu en « faux » D.S.K. (rebaptisé Devereaux) dans Welcome To New York, d’Abel Ferrara, Sylvester Stallone en « faux » Jimmy Hoffa (rebaptisé Jimmy Kovak) dans F.I.S.T., de Norman Jewison, Mickey Rourke en Charles Bukowski (rebaptisé Henry Chinaski dans Barfly, de Barbet Schroeder), Meryl Streep en clone de Carrie Fisher dans Postcards From the Edge, de Mike Nichols, Clint Eastwood en « faux » John Huston dans son film White Hunter, Black Heart, John Travolta et Emma Thompson en « faux » Bill et Hillary Clinton dans Primary Colors, de Mike Nichols,  Mark Wahlberg et son personnage inspiré du hardeur John Holmes (rebaptisé Dirk Diggler) dans Boogie Nights, de Paul Thomas Anderson, ou bien entendu, exemple le plus célèbre, Orson Welles en « faux » William Randolph Hearst, rebaptisé Charles Foster Kane dans son Citizen Kane

 

Et non, contrairement à ce que me souffle ma collègue à l’oreille alors que je rédige ces lignes, Russell Crowe sur son Arche de Noé et Henry Cavill en Superman ne comptent pas !…

 

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Tous ces titres en vrac pour dire quoi ? Que le biopic, formule chouchou des grands studios rapporte très gros. C’est un genre universel et éminemment populaire parce qu’il utilise une formule déjà écrite, aussi facile qu’efficace : raconter dans les grandes lignes le destin (si possible tragique et / ou fédérateur) de personnalités célèbres qui nous ont fait rêver, pleurer ou qui ont défrayé l’Histoire (avec un grand H) ou la chronique (avec un petit c)… Débuts modestes, grandeur, décadence, succès, tragédies… une formule qui ne lasse pas et qui ne cesse de fasciner les foules !

 

Qui plus est, le biopic est le rêve de tout acteur qui se respecte, puisque ces derniers aiment se transformer et rentrer dans des rôles « à performances » susceptibles de leur rapporter une jolie statuette. Un rapide coup d’œil sur la liste des vainqueurs et des nominés aux Oscars vient confirmer la tendance : depuis les débuts de la cérémonie dans les années 20, le genre a rapporté des statues à de nombreux acteurs de génie comme (récemment) Daniel Day-Lewis, Meryl Streep, Jamie Foxx, Philip Seymour Hoffman, Marion Cotillard, Jamie Foxx, Colin Firth, Sean Penn et bien d’autres, assurés d’au moins une nomination dès lors qu’ils enfilent les habits de lumière de personnages connus. De nos jours, une nomination à l’Oscar (ou au César) est quasiment assurée si le personnage est célèbre… Si il est gay par dessus le marché, la statue est à vous !

 

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Soulignons par exemple le talent éclectique d’un Anthony Hopkins capable de passer avec aisance de la moustache maléfique d’Adolf Hitler aux pinceaux de Picasso, de faire un saut à la Maison Blanche grimé en Nixon, avant de camper un débonnaire Alfred Hitchcock…

 

Malheureusement, là réside le danger et les limites du genre. Un biopic se transforme trop souvent en « vanity project » pour certains acteurs qui vendraient père et mère pour un Oscar. Kevin Spacey, d’ordinaire génial, est coupable d’un tel pêché de vanité lorsqu’en 2004, il interprète, produit, écrit et réalise Beyond the Sea, atroce biographie du chanteur populaire (du moins aux Etats-Unis) Bobby Darin, mort à 37 ans. Bien trop vieux pour le rôle, dissimulé sous un faux nez et un maquillage complètement ridicules, Kevin Spacey, présent dans toutes les scènes, ne pense qu’à mettre en avant ses talents vocaux dans des numéros musicaux interminables, au détriment de l’intrigue et de la crédibilité… au point de rendre le chanteur antipathique et d’oublier de lui rendre l’hommage qu’il mérite.

 

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D’autres acteurs ont fait du biopic leur madeleine de Proust, leur projet rêvé. (A noter qu’une biographie de Marcel Proust reste à faire…) Ainsi, dans les années 80, Sylvester Stallone écrivait un scénario, paraît-il excellent et très documenté, sur la vie d’Edgar Allan Poe. Un film qu’il désirait au départ uniquement réaliser, laissant le soin à Robert Downey, Jr. d’entrer dans la peau de l’écrivain. Le projet, faute d’intérêt de la part des studios (Poe n’est pas un nom assez « sexy ») tomba aux oubliettes et restera sans doute à jamais un fantasme pour son instigateur.

 

D’un pur point de vue cinématographique, le biopic est un genre à problèmes. Trop d’entre eux se contentent de déballer une succession de faits connus et de les transformer en scénarios linéaires, sans épouser l’univers de leurs sujets. C’est ce que l’on pourrait appeler le « biopic Wikipedia », qui se contente de résumer fidèlement les aspects les plus connus d’un destin, d’en faire une synthèse facilement digérable pour un public pas trop regardant. Le problème c’est que toute célébrité, aussi populaire ou légendaire soit-elle, ne mérite pas forcément son biopic et que tout est affaire de point de vue. On l’a encore vu très récemment, avec des résultats catastrophiques, lorsque des cinéastes en panne d’inspiration et de talent ont essayé de faire passer la Princesse Diana pour une grande héroïne tragique et la Princesse Grace de Monaco pour un fin stratège politique… Naomi Watts et Nicole Kidman pensaient trouver là des rôles en or et à Oscars mais elles furent trahies par des scénarios minables, des mélodrames à l’eau de rose qui JAMAIS ne faisaient honneur à ces deux grandes dames… D’autres aberrations se produisent lorsque l’on croit bon de confier le rôle d’une des plus grandes actrices de l’histoire du cinéma, en l’occurrence Elizabeth Taylor, à l’une des plus médiocres… Lindsay Lohan ! Le résultat, Liz & Dick, indigne d’un mauvais soap opéra est si mauvais qu’il frôle en permanence le comique involontaire et insulte la mémoire de l’actrice… D’autres films (souvent des téléfilms) profitent de l’actualité sordide pour mettre en avant des personnalités connues. Exemple le plus opportuniste? Love & Betrayal : The Mia Farrow Story, réalisé en vitesse pour la télévision après qu’ait éclaté le scandale du couple Mia Farrow – Woody Allen.  Ce dernier est représenté en dangereux prédateur sexuel, tandis que l’actrice est la pauvre victime innocente…

 

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Rien ne semble donc arrêter les producteurs, surtout pas les scrupules ou le voyeurisme. Leurs cadavres à peine froids, les studios envisageaient déjà des oeuvres retraçant la vie de Michael Jackson et celle d’Amy Winehouse… Si ces projets n’ont pas encore vu le jour, nul doute qu’ils débarqueront sur nos écrans un jour ou l’autre, à l’instar de celui sur Whitney Houston, en production. Le genre connaît donc ses dérives, ses exagérations et beaucoup d’opportunisme.

 

A ce niveau-là, à quand Daniel Day-Lewis dans le maillot de bain rouge de David Hasselhoff, Gérard Darmon en Patrick Topaloff et Christian Clavier en Michel Drucker ?…

 

Bizarrement, ce ne sont pas toujours les célébrités les plus prestigieuses qui bénéficient des meilleurs films. On redoutait le film sur Claude François, irritant et médiocre chanteur de variétés à la popularité incompréhensible, mais le réalisateur Florent Emilio Siri a réussi à réinventer ce dernier en personnage de cinéma fascinant (control freak, coureur de jupons, perfectionniste tyrannique) dans un film visuellement et narrativement excitant, allant à l’encontre de l’esthétique télévisuelle que les biopics les plus paresseux empruntent trop souvent, se contentant de capitaliser sur un seul nom prestigieux pour garantir un succès facile.

 

Le biopic, comme tout genre cinématographique nécessite donc l’apport de grands cinéastes avec un point de vue tout personnel sur une célébrité. On ne demande pas forcément à tout le monde de réinventer Elvis Presley en vieillard sénile combattant une momie ancestrale (Bubba Ho-Tep, de Don Coscarelli), William Shakespeare en amoureux transi (Shakespeare in Love, de John Madden), Edgar Allan Poe en détective privé (The Raven, de James McTeigue) ou Abraham Lincoln en chasseur de vampire (dans le film de Timur Bekmambetov)… Mais certains artistes, plus que d’autres, méritent un univers imaginaire très élaboré, qui n’hésite pas, licence poétique à l’appui, à s’éloigner de la biographie fidèle et chronologique. Malheureusement les exemples se font rare… Dans les années 70, le brillant (et cinglé) Ken Russell réalisait une série de « faux biopics » inspirés de grands musiciens, mais lorgnant fortement sur la folie, le rêve, le baroque, voire le fantastique et la science-fiction. Dans The Music Lovers, Tchaïkovsky (Richard Chamberlain), secrètement homosexuel, est accablé par son mariage avec une nymphomane qu’il ne peut combler. Dans Mahler, le compositeur autrichien incarné par Robert Powell est projeté dans une série de flashbacks cauchemardesques et surréalistes où il combat des walkyries portant des brassards à croix gammées. Mieux encore, dans Lisztomania, le compositeur hongrois Franz Liszt (Roger Daltrey) est réinventé en rock star confrontée à un monstre de Frankenstein combattant pour l’armée nazie. Si ces films n’en disent certainement pas beaucoup sur la vraie personnalité de leurs héros, ils nous éclairent cependant sur leur art, mais surtout sur l’inventivité et la folie de tous les instants d’un réalisateur génial, dont l’imagerie baroque marque la rétine durablement. Dans ces cas-là, le biopic n’est qu’une excuse pour un artiste de développer son univers et ses obsessions… Un réalisateur comme Milos Forman, tout en restant fidèle aux faits, ne raconte-t-il pas plus ou moins la même chose (un artiste au talent immense confronté à la médiocrité de son époque), qu’il revisite la vie de Mozart, de Larry Flynt, d’Andy Kaufman ou de Francisco Goya ?…

 

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L’idéal consisterait donc à combiner harmonieusement le style du film avec la nature profonde du sujet concerné. C’est malheureusement très rare… De mémoire récente, deux biopics ont néanmoins réussi cet exploit. Dans I’m Not There, de Todd Haynes, ce n’étaient pas moins de six acteurs (Christian Bale, Cate Blanchett, Heath Ledger, Marcus Carl Franklin, Richard Gere et Ben Whishaw) qui incarnaient différentes versions de Bob Dylan dans des tableaux évoquant diverses parties de sa vie, de son art et de sa carrière. Dylan ayant toujours farouchement refusé les étiquettes et ayant pris un malin plaisir à aller là où on ne l’attendait pas, l’approche choisie par Todd Haynes, celle d’une fantaisie peu attachée à la chronologie, collait de manière fabuleuse à la nature insaisissable de cet artiste inestimable, à qui un biopic lambda n’aurait pas fait honneur.

 

Dans Gainsbourg (Vie Héroïque), le dessinateur Joan Sfar envisageait la vie du chanteur / compositeur comme une biographie fantasmagorique où le grand Serge est sans cesse poursuivi par sa grossière caricature, une marionnette géante à gros nez. « Je ne fais pas une biographie romancée classique style La Môme. […] J’apporte mon univers de BD dans le film — avec des marionnettes, des chansons, de la poésie et des costumes — pour illustrer ma vision personnelle des fantasmes de Gainsbourg. » déclarait Sfar à la sortie du film.

 

Une approche rafraîchissante, originale et beaucoup plus intéressante d’un point de vue cinématographique, qui, quatre ans plus tôt, était également celle adoptée (on y vient…) par le réalisateur Steven Shainberg avec sa biographie tout ce qu’il y a de plus fantaisiste de la photographe Diane Arbus. Un film malheureusement passé inaperçu, ignoré par la critique et auquel la famille de la photographe a refusé d’apporter son aide.

 

Soyons honnêtes, une biographie « normale » de Diane Arbus suivant à la lettre la page Wikipédia de l’artiste aurait tout du projet soporifique emballé les yeux fermés par un téléaste du dimanche pour un téléfilm voyeuriste à diffuser le dimanche après-midi juste avant Michel Drucker, du style The Karen Carpenter Story.

 

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Le titre annonce la couleur d’emblée : « Un Portrait Imaginaire de Diane Arbus ». Dès la première scène du film de Steven Shainberg, Diane visite une colonie nudiste où on lui ordonne d’enlever tous ses vêtements… Pas de doute, nous n’avons pas affaire à un téléfilm du dimanche !… Plutôt que de verser dans la facilité, Steven Shainberg, déjà réalisateur du formidablement culotté et original Secretary, tente de retrouver L’ESPRIT de Diane Arbus, cet esprit frondeur, provocant et poétique qui a fait son succès. Comment ? En étudiant de près les centaines de clichés que la photographe a pris dans sa carrière et en élaborant un scénario d’après ceux-ci. Paradoxalement, Shainberg n’a pas reçu l’autorisation de montrer à l’écran les photos de Diane Arbus. On sort pourtant du film avec l’impression de mieux connaître l’univers de cette dernière ! Fur peut être considéré comme un prélude à la « vraie » histoire, une tentative imaginaire d’explication du suicide de la jeune femme, des années plus tard… Comme l’a déclaré John Ford : quand la légende dépasse la réalité, imprimez la légende !

 

En s’emparant de la vie et du destin tragique de Diane, Shainberg signe l’une des histoires d’amour impossible les plus poignantes de mémoire récente et signe une version moderne, réaliste mais toujours merveilleuse de La Belle et la Bête, bien plus réussie que la version de Christophe Gans.

 

Nicole Kidman, malgré une carrière entachée par quelques flops et erreurs de jugement (The Stepford Wives, Bewitched, The Invasion, The Golden Compass, Trespass, Grace Of Monaco) trouve ici son meilleur rôle de sa carrière,mais également le plus méconnu. Jamais plus inspirée que lorsqu’elle est dirigée par des réalisateurs francs-tireurs (Stanley Kubrick pour Eyes Wide Shut, Lars Von Trier pour Dogville, Jonathan Glazer pour Birth), elle rend Diane Arbus attachante et intrigante dès qu’elle apparaît à l’écran, fragile certes, mais volontaire et ambitieuse. Il faut dire que Diane est un rôle en or pour une actrice! Décrite comme une jeune femme aimante, heureuse en mariage mais frustrée dans ses ambitions artistiques et ses désirs sexuels, terriblement curieuse d’explorer d’autres terrains d’expérimentation, elle n’est au départ que la simple assistante de son mari (Ty Burrell), un médiocre (mais gentil) photographe de mode pour magazines féminins. Nicole Kidman, après un passage à vide sans doute du à sa triste période « botox », n’a sans doute jamais été plus belle, plus brillante, plus émouvante que dans Fur. La transformation de Diane de femme de ménage typique des années 50, secrètement exhibitionniste, en icône sexuée de la contre-culture est fascinante, irrésistible.

 

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Le catalyseur de cette transformation, c’est l’arrivée dans l’appartement au-dessus de celui que Diane, son mari et leurs deux filles occupent, d’un mystérieux homme masqué… et de longues touffes de poils coincées dans la tuyauterie de l’immeuble. Curieuse, bien qu’au départ un peu effrayée, Diane se rend chez l’inconnu pour faire connaissance. Dès leur première entrevue, Lionel (Robert Downey, Jr.), théâtral en diable, demande à Diane de lui faire confiance et, les yeux bandés, de prendre un bain en sa compagnie. Contre toute attente, la jeune femme accepte et entre de plein pied dans l’univers de rêve de son étrange voisin. Dès lors, naît entre Diane et Lionel, devenus inséparables, une grande amitié, au grand dam d’Allan, l’époux délaissé, privé de son assistante. Peu importe que Lionel, autrefois exhibé comme un monstre de foire dans un cirque, ait le corps et le visage entièrement recouverts de poils, résultats d’une maladie de naissance, l’hypertrichose, qui détruit ses poumons petit à petit et le condamne à court terme… Diane en tombe follement amoureuse ! Un amour évidemment réciproque… Artiste de renom fabriquant des perruques et des costumes pour les habitants d’un royaume de l’ombre peuplé de créatures sorties tout droit d’un cirque (nains, handicapés, travestis, personnes atteintes de difformités, pervers, sado-masochistes et autres marginaux), Lionel séduit Diane par son charisme, son sens de l’humour, sa différence et le fait qu’il embrasse cette différence plutôt que de vivre caché. Malgré sa maladie et son apparence, Lionel n’est jamais représenté comme une victime mais comme un être exceptionnel, auquel Robert Downey, Jr., dont les grands yeux noirs irrésistibles ressortent de sous les poils, apporte sa sensibilité et son talent immenses, trouvant à l’occasion lui aussi un des rôles les plus marquants de sa carrière. Lionel est un personnage tout simplement inoubliable, qui nous fait espérer un retour de l’acteur à des projets plus modestes, plus humains, une fois sa carrière de superhéros terminée…

 

Diane se laisse petit à petit sombrer avec volupté dans ce monde aussi chaleureux que sa petite vie de femme aux fourneaux était rigide et dénuée d’imagination. Malgré son adultère et l’abandon progressif de sa famille (ce qui explique sans doute que ses deux filles aient refusé de participer au projet), Diane Arbus, transformée en femme passionnée, en amoureuse tragique et en amie des freaks (littéralement) de tous poils, devient terriblement attachante.

 

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Les allusions à Lewis Carroll et Alice au Pays des Merveilles sont nombreuses, aussi bien dans l’aspect visuel du film que dans ses thèmes : Diane est cette Alice, qui, en entrant pour la première fois chez Lionel pour prendre sa photo, pénètre dans un pays imaginaire merveilleux, mais non dénué de dangers. Steven Shainberg réussit avec Fur l’exercice du conte de fées « réel » et moderne, mais dans un univers aux tons très « Tim Burtoniens », avec en prime un hommage appuyé à La Belle et la Bête, version Jean Cocteau… Fur est la version du roman de Carroll que Tim Burton aurait du réaliser à la place de son affreuse et boursouflée adaptation officielle de 2010… Les décors du repaire de Lionel ont beau être empreint d’une esthétique art-déco new-yorkaise très marquée, les détails (accessoires, couleurs, costumes) rappellent l’inventivité et la minutie des films de Burton ou de Guillermo Del Toro. Son antre ressemble à la version réaliste d’une tour abandonnée dans un château enchanté à la Walt Disney, décoré de photos qui semblent sorties tout droit de l’univers de Clive Barker. Gràce au talent de Bill Pope (Darkman, The Matrix, Spider-Man 2), le prestigieux directeur de la photographie, chaque image du film est un tableau.

 

Comme il le faisait déjà dans Secretary, folle histoire d’amour entre une secrétaire (Maggie Gyllenhaal) découvrant les joies du sadomasochisme avec son patron (James Spader), Steven Shainberg transforme une histoire de déviances sexuelles qui aurait pu donner lieu à un drame sordide et glauque en véritable conte de fée pour adultes. Comme Milos Forman et Ken Russell avant lui, il plie les exigences du biopic à son univers et non pas l’inverse.

 

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Fur nous gratifie d’une des plus belles scènes de sensualité jamais filmées à l’écran, sans avoir besoin de nous montrer l’acte sexuel. A la demande de celui-ci, Diane rase intégralement le corps hirsute de Lionel afin de pouvoir lui faire l’amour. Les deux acteurs, au sommet de leur art, réinventent la sensualité dans une scène à l’érotisme troublant, subtil et (selon les sensibilités) de très bon ou de très mauvais goût, jouant simplement sur les regards des deux acteurs et sur les silences… Leur histoire d’amour ne peut malheureusement durer et Lionel, après leur étreinte, demande à Diane de l’aider à mettre fin à ses jours, en l’accompagnant à la mer, pour se noyer. L’émotion est à son comble dans l’une des scènes les plus tristes de l’histoire du cinéma… Diane et Lionel pénètrent à deux dans l’océan mais Diane en ressort seule, en larmes, désemparée, avec pour seul souvenir « physique » de son amant un manteau qu’elle s’est confectionné avec sa fourrure. En sortant de l’océan, Diane / Alice revient du Pays des Merveilles et n’y retournera plus jamais. La « vraie » histoire de Diane Arbus, la version officielle, peut reprendre son cours.

 

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Ce ne sont pas deux, mais trois acteurs de génie qui animent Fur. Dans le rôle d’Allan, le mari délaissé et désespérément médiocre de Diane, le toujours excellent Ty Burrell (la sitcom Modern Family) fait des merveilles. Plutôt que le sempiternel mâle alpha des années 50, rigide et sévère, Allan est un homme qui, sans l’aide et le support de son épouse, redevient un petit garçon complètement perdu. Sa tentative maladroite et ratée de récupérer Diane en se laissant pousser la barbe, dans l’espoir de rivaliser avec la pilosité faciale de Lionel, rend encore plus attachant ce personnage qui ne devrait pas l’être !

 

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Fur est une réussite éclatante, une œuvre d’une beauté hypnotisante, comparable dans son ton et ses intentions à l’excellent Ed Wood, de Tim Burton, qui faisait d’un réalisateur minable un héros enjoué et positif, sans doute très éloigné du « vrai » Ed Wood. Comme Ed Wood (mais avec considérablement plus de talent), Diane Arbus est devenue une icône de la contre-culture dont la vie privée est nettement moins connue que l’œuvre… ce qui a sans doute conforté Steven Shainberg dans ses choix narratifs. C’est donc par le biais d’une romance déchirante inventée de toutes pièces, d’une fantaisie tantôt gaie, tantôt triste que nous faisons sa connaissance, sans qu’apparaisse une seule fois à l’écran les clichés qui l’ont rendue célèbre. Une méthode qui nous rend cette artiste méconnue bien plus attachante que ne l’aurait fait une biographie plus officielle. La vraie Diane, malgré tout le respect qui lui est du, n’a de toute évidence pas connu une vie si intéressante. Son amant magnifique, Lionel, n’a de toute évidence pas existé… mais il s’avère pourtant plus crédible qu’une Marion Cotillard enterrée sous des tonnes de latex dans La Môme. C’est là qu’intervient le génie de Steven Shainberg et la magie du cinéma : le réalisateur transforme une histoire sordide et un destin tragique en un chef d’œuvre d’originalité, de bizarrerie et d’émotion. Le film d’amour ultime! Grâce à la performance passionnée de Nicole Kidman et le charisme surnaturel de Robert Downey, Jr., Diane Arbus revit.

 

Y a-t-il un meilleur hommage à rendre à une artiste méconnue, décédée 40 ans plus tôt ?

 

Grégory Cavinato

Membre de l’U.P.C.B. (Union de la Presse Cinématographique Belge)

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