Le Coin du Documentaire… The Act of Killing, ou le génocide en toute impunité

ActofKillingMondoPosterArtXLOSave2THE ACT OF KILLING

2012, de Joshua Oppenheimer, co-réalisé par Christine Cynn – Danemark / Norvège / UK

Avec Haji Anif, Syamsul Arifim, Sakhyan Asmara, Anwars Congo et Jusuf Kalla

Directeurs de la photographie : Anonyme, Carlos Arango De Montis et Lars Skree

Musique : Karsten Fundal

 

 

 

 

Indonésie – réalité ou fiction?

 

Le sujet de The Act of Killingles criminels de guerre – est susceptible de confronter le spectateur à ses préjugés : nombreux sont les documentaristes qui ont cette tendance à aborder des sujets difficiles qui nous confrontent toujours aux mêmes choses – les atrocités de l’humanité. Mais à force de nous exposer sans cesse à ce genre d’images choquantes, ils n’arrivent plus à réveiller notre conscience car au contraire, ils construisent graduellement notre immunité. Avec le temps, il est de plus en plus difficile de trouver de nouvelles manières de toucher le public et de l’intéresser à ce genre de contenu. Joshua Oppenheimer, lui, a réussi le faire et nous allons essayer d’analyser les multiples outils qu’il a utilisés pour ressusciter les images et l’histoire des crimes indonésiens.

 

Sans être une star du genre et sans grande expérience du genre – The Globalisation Tapes (2003), son précédent documentaire était un projet vidéo, déjà co-réalisé avec Christine Cynnou peut-être grâce à ce manque d’expérience, Oppenheimer arrive à mettre en place sa propre méthode de travail et réussit à revigorer l’approche documentaire. The Act of Killing le transporte des Etats-Unis en Indonésie. Sa démarche s’avère encore plus remarquable lorsque l’on pense à ses efforts pour s’immerger dans ce monde, en apprendre la langue et faire l’étude des problèmes de cette société gouvernée par la peur et le silence. Mais comme nous le verrons, sa démarche est possible justement parce qu’il prend cette position privilégiée d’être un étranger en terre inconnue, hors de toutes suspicions et de menaces : le narrateur parfait d’une société presque imaginaire.

 

L’histoire de l’Indonésie est celle d’une société aliénée par la guerre. Dans les années 70, le gouvernement indonésien a commencé une chasse aux communistes, qui a vite « débordé » sur les intellectuels et tous les opposants au système politique de l’époque. Les crimes deviennent très vite arbitraires et massifs. Le gouvernement emploie des « professionnels indépendants » pour effectuer ses basses besognes. Le résultat : 1 million de morts. Dans The Act of Killing, Oppenheimer va discuter avec ces tueurs et illustrer cette nouvelle société construite sur ce grand génocide. Si le spectateur croit qu’il peut deviner ce qui se passe dans ce pays, il se trompe. Parce que c’est un pays moralement coupé du reste du monde. Ici, les crimes n’ont jamais été condamnés et la société qui s’est construite sur cette base est à l’opposé de notre société : le renversement des valeurs est complet… Certains vont trouver cette affirmation naïve, surtout lorsque l’on pense aux génocides commis par différents pays européens un peu partout en Afrique et ailleurs et qui n’ont été jamais punis.  Malgré tout, à la sortie de ce film, on ressent une différence morale fondamentale entre les deux sociétés, une différence qui se base sur les textes de loi : chez nous, le crime reste un geste condamnable. C’est une différence très subtile mais essentielle, et grâce à elle, le film choque un public occidental qui n’en croit pas ses oreilles.

 

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Le premier sentiment du spectateur à la vision du film d’Oppenheimer c’est qu’il n’a jamais rien vu de pareil. Pourquoi ? Parce que pour la première fois, il est confronté à une société ou les méchants ont gagné. Jusqu’à la fin le spectateur aura l’impression que ce n’est pas un documentaire, mais une fiction. Pour la plupart d’entre nous (du moins je l’espère), les déclarations des bourreaux (le protagoniste Anwar Congo et ses amis) sur les atrocités qu’ils ont commises ont un caractère irréel. La grande morale du film sera qu’aucune action n’est exempte de conséquences et à chaque fois que l’on ferme les yeux sur un crime, c’est la porte ouverte à milles autres… Le générique de fin ne fait que confirmer ce fait : tous les professionnels indonésiens qui ont participé à la réalisation du film sont mentionnés comme Anonymes. Leur identité est cachée pour ne pas mettre leur vie en danger. Nous n’avions donc pas affaire à une fiction, mais bien à une réalité dangereuse.

 

C’est cette prémisse qui rend le début le film fascinant : les tueurs ne sont pas condamnés, et ils ont construit une société où les valeurs sont tellement détournées que les criminels peuvent parler librement et avec fierté de leurs crimes. On parle souvent de la méthode utilisée par les documentaristes pour obtenir la vérité chez leurs sujets. Dans son célèbre Shoah, qui traitait du génocide nazi, le réalisateur Claude Lanzmann obtient la vérité de ses bourreaux par agression. Il est brutal, agressif et malpoli… Oppenheimer, au contraire, va utiliser la faiblesse de ses sujets, leur désir de se montrer et leur orgueil pour créer son documentaire. Son ton est toujours neutre et distant et ce sont les bourreaux eux-mêmes qui racontent leurs crimes, avec beaucoup d’entrain et de bonne volonté. Voila l’énorme différence entre les deux sociétés, qui se reflète au niveau des méthodes documentaires respectives des deux réalisateurs. Si Lanzmann a besoin de condamner et de lutter avec les bourreaux pour que la vérité ressorte, dans The Act of Killing, la vérité est mise sur la table, ouvertement, et sans aucune conséquence, par les tueurs eux-mêmes. Cette simple observation rend le film infiniment plus intéressant : nous sommes paralysés devant cette vérité sans rideau, cette vérité exhibitionniste des crimes. Si les spectateurs restent neutres devant une telle injustice, ils se rangent inévitablement aux côtés de l’oppresseur. Voilà l’autre conclusion du film : nous sommes choqués par les images, mais une fois sortis de la salle de cinéma, tout est oublié.

 

Oppenheimer fait un pari avec ses sujets que Lanzmann n’a pas pu faire : il s’adresse aux criminels avant tout en tant qu’être humains. Si Lanzmann dénonce et aboie sur les anciens SS, Oppenheimer reste distant et normal. Cette attitude crée un climat de confiance qui amène à l’horrible vérité. Watch and learn !

 

La méthode d’Oppenheimer est très inventive parce qu’il arrive à sonder la psyché des bourreaux par l’intermédiaire du cinéma. Dans S21 : The Khmer Rouge Death Machine (2003), qui parlait du génocide cambodgien, le réalisateur Rithy Panh expliquait que pour obtenir la vérité des bourreaux, il a du renoncer à une enquête simplement discursive, parce que ses sujets mentaient continuellement. La seule solution pour faire ressortir la vérité était de les mettre en situation, de reconstituer chaque geste de torture. Oppenheimer utilise une méthode semblable : les tueurs seront les acteurs qui vont rejouer les actes des tortures pour créer le film qui raconte leur histoire. Oppenheimer utilise cette méthode, non pas pour arriver à la vérité (ses tueurs sont heureux de raconter), mais bien pour déclencher leur conscience. Dans le cas d’Anwar Congo, le réalisateur arrive à nous livrer ce moment de révélation ultime quand l’ancien tortionnaire joue le rôle de la victime qui est en train de subir les tortures. Le bourreau craque devant la caméra de telle façon qu’il n’arrive pas à finir la scène. C’est le seul moment purificateur pour le spectateur quand ce pari de la transparence joué par Oppenheimer déclenche un brin de conscience chez Anwar qui n’en peut plus : il fait des cauchemars, pleure en jouant la victime et vomit en jouant les tueurs. Ce sera là le seul et unique moment au cours des trois heures du film que ressortira cette culpabilité, même si nous voyons défiler à l’écran une vingtaine de criminels…

 

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La méthode est très subtile parce qu’elle explore le lien entre la vie et l’art. En emballant ses images dans un exercice hors de la réalité quotidienne, Oppenheimer va obtenir beaucoup plus de ses participants que des entretiens stériles face caméra. Les participants vont ainsi créer leurs propres images et personnalités. La méthode est perverse parce que dans leur volonté d’être connus, les « acteurs » vont oublier toute notion d’humilité. Nous nous trouvons confrontés à un détournement artistique pour arriver à la vérité sans censure. Les bourreaux ont l’illusion que l’art est un endroit sécurisé et dévoilent sans crainte tous leurs sentiments (racistes et discriminatoires) en présence d’Oppenheimer, qui joue le rôle du provocateur, comme les réalisateurs de l’époque du cinéma vérité. Un provocateur contrairement à Claude Lanzmann, très discret et empathique envers ses acteurs. Mais les images prennent leur vengeance sur les protagonistes. Au début, dans cette confrontation des bourreaux avec les images, nous voyons uniquement des commentaires stylistiques et cyniques (Anwar décide de se teinter les cheveux en se découvrant à l’écran), nous comprenons qu’ils sont lucides dans le sens ou ils savent qu’il existe un monde extérieur qui peut condamner leurs actes, mais ils semblent complètement immunisés contre cela. Le niveau d’honnêteté dans leurs discussions est cruellement paralysant : ils se demandent si le public les jugera, ils se disent que les scènes doivent être réalistes, mais en même temps, ils doivent apparaître comme des héros. L’absurdité apparaît de plus en plus au moment de la scène de Kampung Kolam qui montre comment Anwar et ses collègues ont brulé, tué et violé la population d’un village entier. Les bourreaux se demandent si la scène n’est pas trop cruelle et sanglante pour l’écran, mais en même-temps, avec leur ego démesuré, sans remords et avec un certain plaisir, ils présentent l’argument que même si c’est le cas, c’est la vérité et ils ont un devoir historique de montrer les choses comme elles étaient.

 

Nous constatons que la mise en scène de crimes efface graduellement le lien réalité-fiction. Dans la scène de la reconstitution du massacre de Kampung Kolam, les participants (généralement des civils, des figurants parfois et même des membres des familles des tueurs) ont une peur réelle, pour eux c’est la réalité, pas un film. Une scène très puissante ! Des femmes sont prises de malaises à la fin du tournage de la séquence tant celle-ci leur semble réelle. Ce renversement continuel entre réalité et fiction est impressionnante.

 

Une autre méthode intéressante utilisée par Oppenheimer (toujours avec le désir de déclencher la conscience) c’est de montrer aux tueurs les scènes qu’ils ont filmées ensemble. Au lieu d’avoir une réaction morale, ses « acteurs » sont beaucoup plus préoccupés par leur look et leurs vêtements. De plus, ils veulent commettre encore davantage d’atrocités à l’écran afin de rendre les scènes plus spectaculaire. Anwar et ses amis ont été fascinés par le cinéma américain et sont qualifiés de « movie gangsters » dans leur pays parce qu’avant de devenir des tueurs, ils travaillaient pour le cinéma. Anwar Congo n’adopte pas simplement les dégaines de divers héros hollywoodiens, mais également leur violence et leurs méthodes pour tuer. Dans sa jeunesse, Anwar était fasciné par les grands noms des « gangsters » hollywoodiens : Brando, Pacino, De Niro… Ces influences se retrouvent dans les costumes qu’il choisit pour son équipe (parfois cowboys, parfois costumes de détectives), dans les scènes qu’il dirige, alternant les styles du film noir, du film d’action a la Rambo, et parfois même des scènes musicales à la Bollywood. Congo et ses amis espèrent réellement que « leur film » sera un succès, mais ils ne comprennent pas que ce succès ne viendra pas pour les raisons qu’ils croient.

 

Anwar « vend » donc son histoire en espérant arriver à Hollywood et l’on peut se poser la question de savoir si le succès de The Art of Killing dont il est le protagoniste principal n’est pas pour lui une ultime victoire. Il se voit enfin sur pellicule, un des ses rêves ! Est-ce qu’en l’exposant de la sorte, Oppenheimer ne lui fait pas un cadeau ?… Probablement pas, parce que l’ironie du film vient du fait que c’est Anwar qui décide de révéler et de revivre ses moments de gloire, et qu’en les revivant, il s’autodétruit en prenant conscience de l’horreur des ses actes.

 

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Oppenheimer, toujours subtil et jamais manichéen montre également notre part de responsabilité dans le drame de la société indonésienne, pas uniquement au niveau de l’imaginaire hollywoodien qui a inspiré les protagonistes, mais plus profondément. Dans ses recherches sur les crimes, Oppenheimer découvre que la chasse aux communistes était saluée par les États-Unis et le silence de La Haye sur le sujet ne fait que rassurer les tueurs dans leur « victoire ». Les tueurs eux-mêmes avouent devant la camera qu’ils n’ont pas peur de la Cour Internationale de Justice de La Haye et que les États-Unis ainsi que bien d’autres pays ont commis des crimes semblables chez eux, mais n’arrivent pas à les assumer. Une énorme claque donnée à l’Occident !…

 

Le film d’Oppenheimer est très peu monté. Le réalisateur travaille beaucoup sur les temps morts, parfois prolongés à l’infini, le babillage entre différentes prises. Oppenheimer renonce à l’efficacité du cinéma pour se rapproche de la vérité. Le fait que la caméra et la présence d’Oppenheimer sont constamment attestés aide à la transparence du film mais assure également au réalisateur une position très objective envers son sujet. Il ne va pas filmer ses tueurs en caméra cachée (comme Lanzmann le fait dans son documentaire), il ne va pas essayer d’effacer la caméra pour les tromper. Tout ce qu’il arrive à sortir de ses protagonistes, il le fait en reconnaissant toujours la présence de la caméra comme troisième partenaire. Cette méthode oblige le spectateur à participer lui-aussi à ce qu’il voit à l’écran. Le fait d’alterner les scènes filmées avec des scènes de préparation (maquillage, discussion de jeu d’acteur et de mise en scène) et des commentaires avec les protagonistes après chaque prise, empêche de créer une illusion et empêche également l’empathie. Le rythme légèrement discontinu des images réveille le spectateur qui a tendance à se laisser porter par ce qu’il voit et à laisser s’endormir son esprit critique. On peut dire que le film suit à la lettre les conseils brechtiens concernant l’effet de distanciation qui se réalise toujours en rendant transparents les moyens techniques du cinéma. L’illusion n’arrive jamais à se créer grâce à ça. C’est un détail important surtout lorsque l’on voit l’importance de l’illusion cinématographique dans la construction de l’univers des tueurs.

 

Oppenheimer insiste sur le rapport entre les victimes et les bourreaux et montre que ce manque de conscience est possible par plusieurs processus. Premièrement, on peut parler d’un manque d’empathie de la part du bourreau envers l’autre, qui est vu et traité comme  inhumain. Deuxièmement, on peut parler d’une vision du monde complètement déformée et qui dégénère petit à petit. Pour ce point, nous avons pour témoins tous les mensonges que les bourreaux se racontent à eux-mêmes pour valider leurs faits. La conscience est là, mais elle est anéantie par des mensonges et des rationalisations. Ce détail a une énorme importance au niveau de la construction d’une société : l’importance de condamner symboliquement tout geste immoral chaque fois qu’il surgit. Si on ne le fait pas, on se retrouvera avec une société semblable à l’Indonésie où les tueurs peuvent invoquer n’importe quelle raison pour justifier leurs faits. Il est terrifiant que l’on puisse s’auto-convaincre à ce point pour justifier des crimes de masse ! La magie du film d’Oppenheimer vient du fait qu’il surprend ce balayage continuel entre une conscience faible et un délire mensonger. Ainsi, pour continuer à survivre avec les atrocités commises, Anwar et les autres criminels doivent jouer le rôle de vainqueurs pour toujours renforcer et justifier leur existence. Ces criminels ont réussi à réécrire l’histoire de leur pays et leur seule façon de se défendre est d’inventer des nouveaux récits… Nous constatons qu’une société où les crimes ne sont pas publiquement condamnés est une société où les victimes resteront des victimes pour toujours… La révolte contre l’injustice est une propriété essentielle de toute société qui veut garder une conduite morale minimale. Une société sans lanceurs d’alerte pour sonner le tocsin (un sujet d’actualité chez nous) est une société moralement morte. L’autre conséquence c’est que les valeurs deviennent confuses et que le peuple ne sait plus distinguer le Bien du Mal. Un public nombreux et actif est nécessaire pour écouter ces histoires, condamner ce qu’ils entendent, identifier les contradictions et les mensonges et enfin… les dénoncer. En l’absence d’une telle prise de conscience, chacun peut inventer ce qu’il veut pour raconter son point de vue.

 

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Cette absence publique du peuple indonésien, justifiée par la terreur dans laquelle il vit, vu que les tyrans sont ceux qui dirigent le pays, fonctionne comme une mise en abîme du spectateur devant les histoires qu’il découvre à l’écran (dans ce film et dans tous les autres). Le public des documentaires est témoin d’histoires choquantes, mais à la fin du film, les images qu’ils ont vues ne déclenchent, que rarement, une volonté d’agir : ils se satisfont avec le récit et leur conscience morale finit dès le générique de fin (processus identique avec celui subi par les tueurs)… Une passivité répandue qui rend possible l’inimaginable. Petite claque très subtile de la part du réalisateur envers son public !…

 

Un autre problème important, subrepticement caché dans The Act of Killing est l’ambiguïté de la vérité, probablement LE problème postmoderne par excellence. Dans le monde actuel, tout est relatif, tout a une justification et il semble de plus en plus difficile de distinguer la vérité des mensonges et d’échapper à un perspectivisme qui noie toute morale. Mais la société indonésienne a réussi l’impossible : elle a réussi à détourner et à abolir le tabou du crime – les tueurs peuvent en parler librement.

 

C’est après avoir vu 8 minutes des extraits du film de Joshua Oppenheimer que Werner Herzog a décidé d’en produire un long métrage. Herzog aime sa dimension surréaliste et considère que le documentaire exceptionnel d’Oppenheimer se trouve dans la lignée de ses propres films : The Act of Killing tire sa force de l’effacement de la limite entre réalité et fiction. Errol Morris, lui aussi producteur du projet, est davantage touché par le caractère scandaleux du sujet, par la fine analyse psychologique des tueurs et par les grandes questions que le film pose sur la moralité et sur le geste impuni.

 

Oppenheimer veut sonder les rapprochements entre l’Indonésie et les pays Occidentaux : des sociétés construits sur des crimes de masse. En même temps, malgré lui, il exhibe également les différences (ou la grand hypocrisie) qui rendent notre société moralement tolérable. Son film est possible parce que ces tueurs sont prêts à se vanter de leurs crimes devant les caméras. Sans idéaliser nos régimes politiques, pour constater s’il existe une différence ou pas, posons-nous la question suivante : qui, chez nous, oserait faire pareil ?

 

 

Livia Tinca

 

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