Le coin du documentaire… Capitalism : A Love Story… et les raccourcis de la méthode Michael Moore

95457554d76d3115c93d76f1e28ca014CAPITALISM : A LOVE STORY

2009, de Michael Moore. USA

Avec Michael Moore, Thora Birch, Jimmy Carter, Wallace Shawn, Elijah Cummings

Scénario : Michael Moore

Directeurs de la photographie : Daniel Marracino & Jayme Roy

Musique : Jeff Gibbs

 

 

 

 

Michael Moore : Un sentiment de déjà vu?

 

L’histoire commence avec une mission que je me suis fixée, celle de chercher un film anticapitaliste dans lequel je pourrais retrouver mes doutes personnels concernant ce système économique. Je commence à en parler autour de moi, à demander des films, mais personne ne connaît bien les productions sur cette thématique. On me propose quelques variantes sans bien saisir que je ne suis intéressée ni par l’anarchisme, ni par une perspective bohème sur la vie politique. Si tu es déjà bohème, être anticapitaliste va de soi et le public a assez de préjugés sur les deux pour ne plus écouter les arguments. Les préjugés viennent entacher leurs propos : ce sont des poètes, hors système, qui ne comprennent pas les plaisirs de travailler et les récompenses que cela apporte… J’étais a la recherche d’un film « sérieux » ou les problèmes du capitalisme sont traités – la volonté de richesse sans limite, le manque d’égalité, les injustices du système. Je rêvais a un film qui apprécie ce qui peut être apprécié dans le capitalisme tout en critiquant ses excès, son invasion morale et sociale… Après réflexion, je me dis que je devrais me pencher sur le cinéaste anticapitaliste du XXIème siècle par excellence, Michael Moore ! Et avant même de commencer à regarder son film Capitalism : A Love Story, je me pose la question de savoir si il va proposer ou non un anticapitalisme réfléchi, intellectuel même, de quelqu’un qui comprend réellement les mécanismes socio-économiques et leurs dangers envers notre liberté de choix ? Réussira-t-il à toucher aux grands paradoxes de notre société ?

 

Pour ceux qui connaissent Moore et ses œuvres précédentes, Capitalism : A Love Story sera à première vue décevant, et ce pour différentes raisons. Moore va tenter une analyse du capitalisme aux États-Unis en partant d’une suite de faits complètement aléatoire : les évictions, la crise immobilière, l’âge d’or pré-Reagan, les prisons pour jeunes, les salaires des pilotes d’avion, les prêtres catholiques, les assurances de vie « dead peasant » (des assurances contractées sur le personnel par certaines compagnies, qui garantissent qu’en cas de décès ces dernières seront dédommagées), etc. Ensuite, on commence à comprendre que chaque sujet génère l’autre et que la mosaïque arbitraire du début a un sens dans une argumentation qui veut montrer que, peu importe d’où l’on part, tous les sujets renvoient à la même idée : le capitalisme est malsain ! Moore ici va radicaliser ses techniques et contrairement à ses films précédents dans lesquels il aimait se mettre en scène, la majorité du matériel n’est pas filmé par lui. Il s’agit ici d’un « essai en images » et Moore va donc mélanger tous les supports visuels disponibles qu’il peut trouver : photos, images prises par des caméras de surveillance, images d’archives, news, images personnelles, dessins animés, images de son film Roger & Me (1989), publicités, images de Google Map et même des vidéoclips trouvés sur YouTube… C’est en même temps le point fort et le point faible de son film. Point faible parce que tous les films de Moore sont construits de cette façon et se basent sur la même logique de montage, qui est ici plus radicale que jamais. On a l’impression que le matériel filmé par Moore est très réduit par rapport au matériel visuel provenant d’autres sources. Et à force de ne pas être neuf, son style devient une recette déjà vue : le même discours, le même format. Finalement, lui aussi fabrique un produit, avec la recette dont il sait qu’elle lui garantira le succès. Moore profite donc du système qu’il critique avec ferveur parce qu’il réalise un film commercial anticapitaliste, une belle contradiction toutefois inévitable ! Toutefois, il faut quand même noter une radicalisation des processus utilisés et du message transmis par son film : « Le capitalisme est une plaie que nous devons éradiquer. » Moore n’est pas seulement radical au niveau de son montage, il l’est également au niveau de son message. C’est d’ailleurs là son fonds de commerce.

 

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Après toutes ces années, la recette anticapitaliste de Moore est-elle encore efficace ? Capitalism : A Love Story a comme d’habitude un coté jouissif, très divertissant, mais aussi un coté larmoyant et dur. Dès qu’il commence avec le prologue humoristique et les images des caméras de surveillance des vols armés dans des magasins et des banques, on comprend immédiatement le thème de son film : le capitalisme comme société dominée par (le vol de) l’argent. Mais les crimes qu’il nous montre nous apportent un grand plaisir parce que la musique et le montage ont ce côté divertissant. Moore essaie par tous les moyens de se mettre le public dans la poche et de le convaincre de la contradiction entre le discours et la pratique capitalistes. La propagande capitaliste est perverse, subtile  (« la société choisit elle-même les biens dont elle a besoin ») et … simpliste, comme le film de Moore l’est aussi a un certain niveau. On voit donc que la manipulation se situe également au niveau de la société en tant que telle et le film de Moore n’y échappe pas. Il milite pour une position opposée, en utilisant les ruses de la société qu’il critique.

 

Ses films sont, dans un certain sens, fatigants pour le spectateur à cause de la diversité des discours visuels utilisés. Moore est exigeant avec son spectateur, qui à la fois essaie de comprendre son argumentation, de déchiffrer les images montées à une cadence frénétique, de comprendre les trucages et de faire la différence entre une multitude de sources visuelles très variées. Moore choisit de construire son film à partir de récits particuliers, les malheurs quotidiens d’un citoyen capitaliste : il se fait expulser de sa propre maison, saisir par la banque, sa mort rapporte de l’argent à la compagnie qui l’a employé (l’assurance dead peasants), les histoires des pilotes qui sont très mal payés… Dans le capitalisme, c’est malheur après malheur. D’où une première source de manipulation dans le film. Parce que le capitalisme est mauvais pour ceux qui ne réussissent pas dans ce système, et pour lui c’est la grande majorité de la population – 99%. Or heureusement, ce n’est pas le chiffre réel de la pauvreté aux Etats-Unis, Moore trafique ses statistiques… Et si dans Fahrenheit 9/11 (2004) il critiquait le mécanisme de la peur qui aveugle l’esprit, lui aussi utilise ces techniques pour faire de même avec ses spectateurs.

 

Capitalism: A Love Story

 

Une analyse en détail de certains épisodes du film va aider à comprendre son propos et à constater aussi ses pièges. Du point de vue social, la force du discours de Moore vient de ce qu’il fait une critique morale de la société capitaliste. L’entretien avec l’agent immobilier met l’accent sur un des traits significatifs de cette société : pour gagner, il faut avoir l’information, il faut être le premier au bon moment, et se débarrasser des soucis éthiques concernant son job. Si l’agent a des soucis éthiques et pense que la maison qu’il va acheter est une maison confisquée par une banque et qu’il l’achète à moitié prix de son prix réel, il va perdre. Si l’on n’est pas prêt à profiter des malheurs des autres citoyens, on part perdant dans cette société ! L’humanisme a disparu. Ainsi, Moore veut subrepticement introduire l’idée que dans le capitalisme il y a des mécanismes de survie, comme dans la nature, mais que la dure et parfois cruelle sélection naturelle est remplacée par une sélection économique et axiologique, aussi cruelle que celle de la nature. Celui qui se soucie beaucoup de certains principes et valeurs dans son travail, ou celui qui envisage une éthique minimale dans son boulot, ne va pas arriver à bénéficier de tous les avantages que la sélection économique peut offrir.

 

La façon dont Moore s’approprie toute son histoire personnelle et l’histoire politique de son pays est intéressante : il commence par le président Reagan et en arrive à Obama. On voit des archives de Moore jeune racontant l’histoire de sa famille en illustrant le rêve capitaliste à l’aide d’images d’époque – des films en noir et blanc et des publicités idylliques des années ‘50 où tout va très bien. Dans tout ce jeu visuel, Moore identifie quand même une des raisons des problèmes du capitalisme américain et le grand risque du capitalisme partout ailleurs : l’identification entre la politique et l’économique représente le moment de chute d’un système qui aurait pu être gagnant.

 

Sans réellement savoir si les statistiques que Moore présente dans son film sont vraies, la question qu’il se pose est l’une de celles que, personnellement, je me pose souvent : comment cela se fait-il que la plupart des compagnies qui engrangent des milliards et des milliards ne pensent jamais au bien-être de leurs employés et pensent uniquement à leur profit ? Les gens ont-ils perdu toute trace de conscience sociale dans notre société actuelle ? Dans une interview, un travailleur dit que toute sa vie tourne autour de son boulot : « Je vis selon les obligations de mon travail ». C’est la réalité de tous les travailleurs et c’est là le grand problème du système : une grande partie de la population vit pour son emploi, dépend de cet emploi et n’obtient aucun respect ou garantie de la part de ceux pour qui elle travaille. C’est un faux discours de dire que ces gens ont la liberté de choix. Il est difficile d’avoir un choix différent de celui de la majorité, toute la propagande de la société de consommation assure l’adhésion et la soumission au système. Il existe une pression sociale qui est nourrie par la publicité. C’est difficile de promouvoir une vie qui ne se structure pas autour du boulot, parce que la vie de tout le monde dépend de son gagne-pain. C’est une réalité sociale : le job et ce qu’il permet de consommer (des produits, des vacances) est le sujet de discussion de la grande majorité des gens. Ici toutes les contradictions du système apparaissent : vivre pour son job ne montre pas du tout une liberté de choix, un des principes de base du capitalisme ! La liberté de choix est un des principes qui apparaît plusieurs fois dans le film de Moore : dans des pubs de propagande capitaliste, mais aussi dans les discours de George W. Bush. Ainsi on entend « nous sommes libres d’essayer de réaliser un profit, de nous en sortir à peine ou d’échouer ». Les gens n’ont pas les moyens de choisir différemment parce que la nécessité de survivre les rend dépendants de leur gagne-pain, et aussi parce qu’ils sont endoctrinés. La classe moyenne qui a la possibilité de travailler en fonction de ses désirs n’existe plus : s’en sortir à peine, vivre avec peu ou tenter sa chance vers le rêve américain de la grande richesse…

 

Moore n’approfondit pas la propagande quotidienne, il met l’accent uniquement sur la propagande médiatique. Par propagande quotidienne, entendons la pression sociale à laquelle les gens sont soumis : dépenser plus, consommer de plus en plus. Dans notre société, ne pas aspirer à la richesse, être satisfait avec un niveau moyen de vie est un des nouveaux péchés de l’époque. La plus grande hérésie du XXIème siècle est de faire des choix de vie qui ne sont pas basés sur le profit ou sur la richesse ! Il existe donc une pression sociale qui garantit la survie du système et qui garantit le fait qu’il n’y a pas de révolte, parce que tout le monde espère arriver au plus haut niveau de richesse. Il y a là une double propagande ! Toutefois, Moore parle uniquement de la propagande formelle, connue, celle des médias et non pas celle plus subtile et beaucoup plus efficace qui vient de la vie quotidienne, des contacts avec les autres citoyens.

 

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Dans les histoires particulières présentées par Moore, la source des problèmes est toujours l’État qui a abandonné les valeurs démocratiques et sociales en faveur de valeurs strictement économiques, qui ne légifère plus en faveur de l’individu. L’histoire des compagnies qui profitent de la mort de leurs employés montre qu’on en arrive à un point où les intérêts des compagnies et les intérêts des employés divergent complètement : ce qui est bien pour la compagnie n’est pas bien pour l’employé et vice-versa. C’est une anomalie économique. Qui plus est, ce n’est pas une situation « juste » d’un point de vue moral pour des gens dont la vie dépend du travail. Ce genre de politique des compagnies montre que le système économique a des failles législatives et éthiques qui permettent à certains d’en profiter. C’est probablement difficile de tout légiférer, et en l’absence d’une conscience sociale minimale, ce genre d’histoires sera toujours d’actualité. Il faut critiquer les fausses richesses de ceux qui profitent des failles du système pour s’enrichir. Les économistes dans leur grands majorité ne sont pas créateurs de quelque chose de nouveau, ils sont juste ceux qui entretiennent le système et qui – parce qu’ils le connaissent si bien – en profitent. Et comme on le voit dans le film : « l’information est le pouvoir ».

 

Moore arrive à son point principal avec le concept de « plutonomy » : une minorité de directeurs économiques possède la plupart de la richesse du pays et a une influence politique exclusive. La grande question pour Moore est de comprendre pourquoi la plupart des gens acceptent un système qui est si injuste. La réponse vient toute de suite : c’est parce que tout le monde espère devenir riche ! C’est là que toute la perversité de l’homme et du capitalisme apparaît. J’insiste sur ce point parce que la plupart des gens qui ont un problème avec le système sont critiques parce que – comme Moore le montre ironiquement avec les images du chien qui essaie d’attraper la nourriture sur la table – ils n’ont pas encore touché à la richesse. Il ne faut surtout pas croire que tous ceux qui sont anti-système le sont par conviction, beaucoup le sont certainement juste par « jalousie ». Le grand souci c’est que pour tout le monde cela semble évident ; une autre confirmation de l’hypothèse que les valeurs de notre système économique sont devenues nos valeurs de vie. Ce qui est plus choquant c’est que dans cette société, il est possible de vivre une vie correcte sans courir après la richesse. Toutefois, pour en être conscient un changement radical au niveau des valeurs s’impose : le fait qu’on n’a pas tout, ne veut pas dire qu’on n’a rien !… La volonté d’avoir toujours plus, fait que le système n’est pas profondément questionné parce qu’il base sa survie sur cette envie.

 

Le problème avec Capitalism : A Love Story est qu’il est très manichéen : les bons sont les gens ordinaires et les mauvais sont les riches. Évidemment, Moore attaque la crise en expliquant comment le manque de régulation et la manipulation du public par certaines têtes économiques l’ont rendue possible. Évidemment, l’économie devient de plus en plus difficile à comprendre et est réservée à une élite qui arrive à saisir ses ruses et son jargon compliqué. Mais ce que Moore oublie c’est que la crise a été rendue possible par l’avidité de ceux qui ont décidé de refinancer leurs maisons, d’acheter de plus en plus, de faire des emprunts insensés. Oui, il y a bien une ruse du système qui a profité de la faiblesse humaine, mais la faiblesse humaine en retour a rendu possible la propagation de ce système ! Finalement c’est un système difficile parce que cette volonté de richesse domine le monde, couplée avec l’égoïsme de ceux qui sont déjà riches. Il faut également se méfier du charme du socialisme dont Moore fait l’éloge. Il convient d’apprendre les cruelles leçons que le communisme a montrées en Europe. Si la conclusion du film de Moore est de renverser le système pour remplacer ceux qui sont au pouvoir par les « pauvres », c’est une mauvaise conclusion. Ceux qui sont en bas de la chaîne économique veulent la même chose que ceux qui sont en haut. Il s’agirait plutôt de légiférer « les pulsions humaines » et c’est sur ce point que la démocratie a échoué face au capitalisme : quand elle a oublié qu’il faut légiférer celui-ci pour garantir le respect de droits. À un autre niveau, le film de Moore est très déprimant pour un spectateur attentif parce qu’il démontre que l’humanisme est un rêve. La morale, on n’y pense pas, et la dignité humaine sans un support législatif ne vaut rien pour l’homme. Notre système économique nous montre beaucoup plus que ce que l’on voudrait bien voir sur nos caractères et nos valeurs.

 

Le long périple du réalisateur le conduit à Obama, considéré par Moore comme un nouveau Messie. Après tout ce que Moore nous a montré auparavant, il est naïf et manipulateur de sa part de nous faire croire que dans la société d’aujourd’hui, une seule personne peut provoquer un énorme changement. Moore décide de ne pas mettre l’accent sur les changements qui peuvent véritablement aider le système à long terme : une législation protectrice, un système qui réessaye de séparer l’économique du politique et qui essaye de changer les valeurs générales de notre société dominée par l’argent. Moore va lier toute forme de changement possible (et toute rébellion post-élections) à la figure messianique d’Obama. C’est une perspective très naïve pour quelqu’un de l’âge et de l’expérience de Moore, de quoi faire douter le spectateur de ses méthodes : Capitalism : A Love Story ne serait donc rien d’autre qu’un film de propagande pro-Obama ?

 

Comme d’habitude dans ses documentaires, Moore fait son numéro. Son voyage vers les banques pour récupérer l’argent qu’elles ont reçu de la part de l’État afin d’éviter la faillite est un moment comique et la seule solution possible a ce fiasco. On voit donc que le périple que Moore a fait dans l’histoire politique des États-Unis (différents présidents, différentes économies et différentes histoires tragiques) a eu pour but d’arriver au moment de la crise économique de 2008… C’est un voyage impressionnant et simplifié mais qui arrive à son but. Bien entendu, son excursion sur Wall Street s’avère amusante parce qu’elle est inutile, et en ce sens, l’art reprend le dessus sur le contenu politique du film. La seule solution devant une telle puissance du système économique est l’humour et le débouché artistique. Le rapport de pouvoir entre Wall Street et le système politique est si compliqué et à la fois si transparent que le gens « normaux » n’ont plus de solution, sinon de se moquer de leur situation. Moore va devenir très sympathique pour le spectateur qui comprend dès lors que sa démarche est inutile mais également cathartique : il offre l’humour comme seule arme d’un peuple sans autre espoir !

 

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Son film contient donc beaucoup de points intéressants, mais qui ne sont pas clairement explicités. Il est dérangeant de voir qu’en fin de compte, Moore n’offre aucune alternative réelle à ce qu’il voit : sa haine anti-capitaliste ne laisse pas la place à une alternative réelle. Dans tout son discours les termes politiques et économiques s’entremêlent (capitalisme, socialisme, démocratie) et il ne fait pas la différence entre eux. Au niveau strictement théorique, le film est faible parce qu’il aurait pu tirer des leçons beaucoup plus constructives des histoires présentées. Peut-être est-ce dans le caractère d’artiste de Moore que réside le problème : ce qu’il réalise au niveau de l’image (montages, collages), il le fait au niveau de concepts, d’où la faiblesse de son argumentation. On peut toutefois apprécier sa démarche en tant que démarche critique, parce qu’il représente une minorité et qu’il est le seul à avoir une position anti-système consistante.

 

Son opposition entre les riches et les pauvres fait penser au classique de Fritz Lang, Metropolis (1927), et à sa leçon : « le médiateur entre la tête et les mains doit être le cœur ». C’est bien là la morale du film de Moore : ce qui manque à notre société, c’est une âme et la compassion qui pourraient garantir un équilibre réel entre les couches sociales. Mais je doute que l’on puisse en espérer autant. Donc en attendant l’éveil de nos cœurs, l’État devra bien empêcher les têtes de profiter de ses mains.

 

Livia Tinca

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