Bilan 2017 : TOP 20 des Meilleurs Films de l’année

Notre FLOP 2017

 

Notre hommage aux disparus de 2017

 

Il faut se rendre à l’évidence, les sorties en salles ne suffisent plus à concocter des listes de fin d’année un tant soit peu sérieuses. La VOD, les sorties en dvd et BluRay proposent désormais très souvent des bijoux dont l’absence de distribution en salles laissent circonspect, surtout lorsque celles-ci sont envahies par des comédies françaises abominables et des films d’animation américains infantiles.  Mais ce sont surtout les festivals qui proposent des perles en pagaille, invisibles ailleurs. Trois films qui n’ont pas été distribués en Belgique, mais que nous avons pu découvrir à Off Screen et au Festival du Film Coréen, se retrouvent en bonnes places dans notre classement. Des merveilles que nous n’aurions sans doute jamais pu découvrir sans le travail acharné de grands amoureux du cinéma qui travaillent toute l’année d’arrache-pied pour nous dégoter des pépites rares. Parmi eux, le regretté Wim Castermans, qui a tant fait au sein de l’équipe du festival Off Screen depuis une dizaine d’années pour nous proposer des curiosités indispensables. Nous lui dédions cette rubrique, ainsi qu’aux responsables des deux festivals pré-cités, mais également à ceux du BIFFF et de Cinematik en Slovaquie.

 

A noter que nous avons déjà vu une poignée de films exceptionnels en visions de presse, déjà sortis ailleurs (THE POST, de Steven Spielberg, THREE BILLBOARDS OUTSIDE EBBING, MISSOURI, de Martin McDonagh), susceptibles de figurer en bonne place dans notre TOP 2018 et que nous n’inclurons donc pas ici…

 

Avant d’explorer notre Top 10 en détail, passons en revue les 10 finalistes suivants…

 

TOP 11-20

 

20) LOGAN (de James Mangold – USA) Ce n’est pas tant un énième épisode de la franchise X-Men que nous propose James Mangold, mais un western brutal en forme de requiem pour un personnage épuisé, qui a connu toutes les guerres et qui est enfin résolu à mourir. Non sans avoir mené un dernier combat et s’être trouvé une forme de rédemption via des relations mouvementées avec un père (Patrick Stewart, remarquable) et une fille (la jeune Dafne Keen) de substitution. En ne lésinant pas sur la violence mais en traitant ses personnages comme des mortels ordinaires plutôt que comme des légendes indestructibles, James Mangold prouve qu’il est encore possible de réinventer et de transcender un genre (le film de superhéros) usé jusqu’à la corde. A mi-chemin entre Shane (L’Homme des Vallées Perdues) et Mad Max Beyond Thunderdome, Logan donne l’occasion à Hugh Jackman de démontrer toute l’étendue de son talent.

 

19) AUS DEM NICHTS (IN THE FADE) (de Fatih Akin – Allemagne) Diane Kruger a remporté le Prix d’interprétation féminine au Festival de Cannes pour son rôle de jeune mère de famille dont le mari (turc) et l’enfant sont assassinés par des adorateurs du Troisième Reich. Mais bien plus qu’un simple film de vengeance, In the Fade est une œuvre dévastatrice qui examine le deuil, ses effets destructeurs et cette sensation de manque  qui ne sera jamais comblée. Peut-on se reconstruire dans la vengeance? Quoi qu’il en soit, Fatih Akin construit son suspense de manière admirable, jusqu’à un troisième acte à la conclusion inéluctable mais néanmoins déchirante.

 

18) MOLLY’S GAME (LE GRAND JEU) (de Aaron Sorkin – USA) Un grand scénariste peut-il devenir un grand cinéaste? Ce premier film réalisé par Aaron Sorkin (The West Wing, A Few Good Men, The Social Network, etc.) nous pousserait à répondre par l’affirmative. Portrait d’une richissime organisatrice des soirées de poker pour milliardaires (Jessica Chastain), traquée par le F.B.I. pour ses prétendues connexions avec la mafia russe, Molly’s Game est un véritable festival de bons mots et de dialogues percutants. Mais bien plus que ça, Molly’s Game fait le portrait d’une société patriarcale où le succès fulgurant d’une femme farouchement indépendante et redoutablement intelligente est forcément considéré comme suspect. Dire que Jessica Chastain est une fois de plus parfaite, exceptionnelle et d’une élégance rare reviendrait à signaler que l’eau, ça mouille. Ses partenaires, Idris Elba en avocat ronchon et bienveillant et Kevin Costner en père exigeant et autoritaire, sont parfaits également.

 

17) DUNKIRK (DUNKERQUE) (de Christopher Nolan – USA) Film le plus expérimental, le plus épuré mais également le plus ambitieux de Christopher Nolan (ce qui n’est pas peu dire), Dunkirk recrée en détails l’Operation Dynamo, l’évacuation des troupes alliées de Dunkerque en mai 1940, en adoptant trois point de vue différents : celui des soldats restés sur la plage, celui des marins qui viennent les secourir et celui des pilotes d’avion. Immersif en diable (à voir de préférence sur un écran IMAX), Dunkirk est une expérience cinématographique physique et prenante, digne d’un Grand Huit, récit de survie universel qui opte pour une économie de dialogues et une fibre documentaire afin de rendre un vibrant hommage à l’héroïsme, la solidarité, le courage, le sens du sacrifice, la compassion, la résilience et l’humanité des troupes. Emballé en une heure et 45 minutes (le film le plus court de Nolan depuis son premier, Following), Dunkirk est un immense film de guerre qui rappelle les grandes heures du Jour le Plus Long, de La Bataille des Ardennes ou encore Un Pont Trop Loin, modèles à côté desquels il n’a pas à rougir!

 

16) THELMA (de Joachim Trier  – Norvège) Décrire Thelma comme une version norvégienne de Carrie n’est pas forcément un non-sens mais reste un peu réducteur. D’autant plus que le personnage principal s’apparente davantage à celui que jouait Christopher Walken dans Dead Zone… Grâce à des pouvoirs surnaturels (qu’elle découvre petit à petit, ne comprend pas et maitrise très mal), Thelma, 18 ans (interprétée par l’émouvante Eili Harboe), peut réaliser ses désirs les plus fous. Il lui suffit de se concentrer pour qu’ils se réalisent. Joachim Trier fait le portrait attachant d’une adolescente qui, malgré des pouvoirs que ses parents ultra-religieux décrivent comme une épouvantable malédiction, doit apprendre à s’accepter elle-même, à doser cette domination surnaturelle qu’elle peut exercer sur ses semblables. Confrontée pour la première fois à l’amour et à tous les sentiments contradictoires qui vont avec (timidité, jalousie, cœur brisé, etc.), Thelma doit apprendre à faire fi de sa volonté pour ne pas devenir un monstre. Plus facile à dire qu’à faire, notamment lorsque les réminiscences d’un drame de son passé, lorsqu’elle n’avait que 3 ans, deviennent le déclencheur d’une nouvelle tragédie familiale. La mise en scène, austère et élégante, ainsi que l’originalité des séquences surnaturelles sert admirablement l’un des films fantastiques les plus marquants de ces dix dernières années.

 

15) LADY MACBETH (THE YOUNG LADY) (de William Oldroyd – UK) Non pas une énième adaptation de Shakespeare, mais le portrait, à l’ère victorienne, d’un monstre plein de furie, engendré par l’oppression et les attitudes patriarcales historiques de l’Angleterre du 19ème siècle. Il s’agit de Katherine, jeune femme prisonnière d’un mariage cruel et sans amour où elle n’est considérée que comme une vulgaire marchandise par un époux deux fois plus vieux qu’elle et par un beau-père qui la déteste. William Oldroyd, qui signe son premier film, bâtit de telles tensions dramatiques (le silence, notamment, joue un rôle primordial) que le spectateur est rapidement dérangé, ébranlé jusqu’à en être dégoûté. Austère, ce film qui évoque des œuvres littéraires comme Madame Bovary et Thérèse Desqueyroux, repose entièrement sur les frêles épaules de la jeune Florence Pugh, incarnant un personnage intense et déroutant, tantôt petite fille innocente, tantôt meurtrière sans pitié. Comme le spectateur, elle traverse en une heure trente une très vaste gamme d’émotions.

 

14) GET OUT (de Jordan Peele – USA) Que signifie le fait d’être noir dans l’Amérique d’aujourd’hui, dans cette inquiétante ère post-Obama qui a vu le retour en force du racisme et des attitudes réactionnaires? Comédien populaire de la télévision US, Jordan Peele répond à la question de la manière la plus astucieuse qui soit : par un long-métrage horrifique digne, dans sa forme et sa structure, des meilleurs épisodes de La Quatrième Dimension. Mêlant hémoglobine, science-fiction, suspense, humour noir, satire, comédie de mœurs et réflexion politique, Get Out, animé par un casting exceptionnel (Daniel Kaluuya, Allison Williams, Caleb Landry Jones, Bradley Whitford et Catherine Keener) se paie le luxe d’être l’un des films les plus divertissants de l’année. Son succès au box-office (énième hit pour le producteur Jason Blum) démontre qu’il est encore possible d’utiliser le cinéma fantastique comme un outil idéal pour aborder des problèmes de société brûlants.

 

13) THE LOST CITY OF Z (de James Gray – USA) En 1906, l’explorateur Percy Harrison (Charlie Hunnam) trouve la preuve de ce qu’il pense être une civilisation perdue, un El Dorado situé quelque part sur les rives de l’Amazone. Cette quête va devenir le projet d’une vie toute entière, mais également très vite, une obsession contagieuse (pour son fils, interprété à l’âge adulte par Tom Holland) et destructrice, qui va lui valoir une triste réputation de fou furieux au sein de la haute société anglaise, qui l’ostracise peu à peu. Délaissant momentanément l’influence de Martin Scorsese qui imbibait ses films précédents (Little Odessa, The Yards, We Own the Night) pour se concentrer sur une sublime histoire de quête et de folie à la Werner Herzog (on pense évidemment à Aguirre et Fitzcarraldo), James Gray  décrit les dangers d’une nature brutale, amorale, impitoyable, parfois même surréaliste. Mais le portrait le plus fascinant est celui de l’explorateur / gentleman qui reste toujours digne malgré les moqueries et les intempéries, mais aussi lorsqu’il est sur le point de mourir de faim, de soif, dévoré par des piranhas ou percé de flèches ennemies. La manière dont Gray illustre sa disparition mystérieuse, qui reste l’un des grands mystères du XXème siècle, est à l’instar du film : astucieuse et élégante.

 

12) UNA (de Benedict Andrews – USA / Canada) L’ambiguïté se fait rare au sein du cinéma américain. Mais Una, brillante adaptation d’une pièce de théâtre intitulée Blackbird, est une exception à la règle, ses deux personnages principaux n’étant jamais tout blancs ou tout noirs. Rooney Mara y incarne le rôle-titre, une jeune femme paumée qui décide, 15 ans après les faits, de rendre visite à Ray, l’homme qui l’a molestée alors qu’elle n’avait que 13 ans. Non pas par vengeance, mais pour comprendre et essayer de faire fuir une bonne fois pour toutes les démons qui la détruisent au quotidien… Incarné par le génial Ben Mendelsohn, Ray est loin de l’archétype du pédophile pervers et maléfique. Ayant purgé sa peine en prison, n’ayant jamais récidivé, il est lui aussi brisé par cette expérience qui a révélé cette part de monstruosité dont il est conscient et dont il a honte. Tous deux considèrent toujours que leur relation passée était une authentique histoire d’amour. Huis-clos certes un peu trop théâtral dans sa mise en scène, Una n’en est pas moins une œuvre d’une intelligence remarquable qui n’a pas peur de briser les idées reçues.

 

11) THE VILLAINESS (AK-NYEO) (de Byung-gil Yung – Corée du Sud) Le cinéma coréen démontre une fois de plus son épuisante richesse en réinventant le film d’action. The Villainess, relecture très libre du Nikita de Luc Besson (mais en mieux!), nous propose les scènes d’action les plus hallucinantes depuis The Raid 2, tout en nous proposant des plans séquences complexes en vue subjective d’une efficacité redoutable. A faire passer John Wick pour un vieillard arthritique! Que ce soit dans le registre de l’émotion pure ou dans l’art de vider des carotides de leur sang, Kim Ok-vin, en espionne prête à tout pour épargner sa petite fille, est magnifique, tantôt sexy, tantôt maternelle mais toujours dangereuse. Le montage parallèle entre deux histoires (flashs-backs au passé et comédie romantique au présent) sert astucieusement le récit et provoque une émotion généralement absente de ce genre de films.

 

 

10.

LA REGION SALVAJE

(LA RÉGION SAUVAGE)

2016, de Amat Escalante – Mexique

Scénario : Amat Escalante et Gibràn Portela

Avec Simone Bucio, Ruth Ramos, Jesus Mesa, Eden Villavicencio et Kenny Johnston

Directeur de la photographie :Manuel Alberto Claro

Musique : Igor Figueroa et Fernando Heftye

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Plaidoyer contre l’intolérance ordinaire, la misogynie et l’homophobie de la société mexicaine par le biais de l’horreur et de la science-fiction, « La Region Salvaje », nouveau chef d’œuvre d’Amat Escalante est un film étrange, érotique et angoissant qui incite à s’adonner pleinement aux plaisirs de la chair.

 

NOTRE CRITIQUE DE LA REGION SALVAJE

 

 

 

9.

THE GREASY STRANGLER

2016, de Jim Hosking – USA

Scénario : Toby Harvard et Jim Hosking

Avec Michael St. Michaels, Sky Elobar, Elizabeth De Razzo, Gil Gex, Abdoulaye Ngom, Holland MacFallister et Sam Dissanayake

Directeur de la photographie : Marten Tedin

Musique : Andrew Hung

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Immonde, infantile, idiot, interminable… Oui, mais The Greasy Strangler, le délire régressif de Jim Hosking, est également la comédie la plus hilarante vue sur un écran depuis belle lurette. On en sort avec l’envie de prendre une longue douche et avec des ritournelles en tête qui nous occuperont pendant des semaines. Qu’on l’aime ou qu’on le déteste, il faut vraiment voir The Greasy Strangler pour y croire…

 

NOTRE CRITIQUE DE THE GREASY STRANGLER

 

 

 

8.

MOTHER!

2017, de Darren Aronofsky – USA

Scénario : Darren Aronofsky

Avec Jennifer Lawrence, Javier Bardem, Ed Harris, Michelle Pfeiffer, Kristen Wiig, Domhnall Gleeson, Brian Gleeson et Stephen McHattie.

Directeur de la photographie : Matthew Libatique

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La religion, l’amour, la mort, la célébrité, la fin de la civilisation, des personnages au bord du gouffre… Darren Aronofsky explore à nouveau les thématiques essentielles de son cinéma et signe un authentique film punk, craché à la face d’une industrie formatée à l’extrême. Audacieux, brillant, déroutant et sacrément dérangeant, Mother ! est une œuvre radicale qui risque de diviser. Le talent de son auteur, lui, devrait faire l’unanimité !

 

NOTRE CRITIQUE DE MOTHER!

 

 

 

7.

MISBEHAVIOR

(YEOGYOSA)

2016, de Kim Tae-young – Corée du Sud

Scénario : Kim Tae-young

Avec Kim Ha-neul, Yoo In-young, Lee Won-keun et Lee Ki-woo

Directeur de la photographie : Tae-soo Kim

Musique : Jun-seok Bang

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Thriller psychologique dans lequel la tension monte crescendo jusqu’à un climax inéluctable d’une violence inouïe, Misbehavior, de Kim Tae-young, est le portrait fulgurant d’une femme perdant pied, victime d’un environnement patriarcal idiot, injustement humiliée par une jeune collègue aguicheuse qui va devenir l’objet de sa terrible vengeance. Cruel et passionnant !

 

NOTRE CRITIQUE DE MISBEHAVIOR

 

 

 

6.

WIND RIVER

2017, de Taylor Sheridan – USA

Scénario : Taylor Sheridan

Avec Jeremy Renner, Elizabeth Olsen, Jon Bernthal, Graham Greene, Gil Birmingham, Tantoo Cardinal et Kelsey Asbille.

Directeur de la photographie : Ben Richardson

Musique : Nick Cave et Warren Ellis

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Il est rare qu’un grand scénariste devienne un grand réalisateur mais Taylor Sheridan relève le défi haut la main et s’impose d’emblée comme un cinéaste important. Polar trépidant, Wind River nous parle de la dérive des États-Unis contemporains sans fard, sans langue de bois, sans moralisme outrancier, sensiblerie ou manipulation. L’excellent Jeremy Renner y trouve son meilleur rôle depuis The Hurt Locker, la violence est brutale et le suspense insoutenable.

 

NOTRE CRITIQUE DE WIND RIVER

 

 

 

5.

YOU WERE NEVER REALLY HERE

(A BEAUTIFUL DAY)

2017, de Lynne Ramsay – USA

Scénario : Lynne Ramsay, d’après le roman de Jonathan Ames

Avec Joaquin Phoenix, Ekaterina Samsonov, Judith Roberts, Alex Manette, Alessandro Nivola et John Doman.

Directeur de la photograhie : Thomas Townend

Musique : Johnny Greenwood

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Avec sa violence extrême, sa narration elliptique et ses bribes d’images et de sons en provenance du passé, You Were Never Really Here, de Lynne Ramsay, est un film sensoriel et déroutant qui pousse le spectateur à se construire sa propre histoire. Dans le rôle d’un homme ordinaire se lançant dans un combat (perdu d’avance?) contre les réseaux pédophiles, Joaquin Phoenix trouve le meilleur rôle de sa carrière.

 

NOTRE CRITIQUE DE YOU WERE NEVER REALLY HERE

 

 

 

4.

PADDINGTON 2

2017, de Paul King – UK / USA

Scénario : Paul King et Simon Farnaby

Avec Hugh Grant, Sally Hawkins, Hugh Bonneville, Brendan Gleeson, Noah Taylor, Jim Broadbent, Julie Walters, Jessica Hynes, Peter Capaldi, Tom Conti, Eileen Atkins, Joanna Lumley, Richard Ayoade et les voix de Ben Whishaw, Michael Gambon et Imelda Staunton.

Directeur de la photographie : Erik Wilson

Musique : Dario Marianelli

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Supérieur au premier film de la saga de l’adorable ourson, pétri de bonté et d’innocence, Paddington 2, à mi-chemin entre Wes Anderson et Steven Spielberg, est le feelgood movie de l’année, véritable antidote au cynisme, à la morosité ambiante et à la folie du monde moderne. En acteur ridicule atteint de la folie des grandeurs, Hugh Grant y trouve un rôle à la démesure de son talent comique ! Aussi savoureux qu’un pot de confiture dégusté avec les doigts !

 

NOTRE CRITIQUE DE PADDINGTON 2

 

 

 

3.

BLADE RUNNER 2049

2017, de Denis Villeneuve – USA

Scénario : Hampton Fancher et Michael Green

Avec Ryan Gosling, Harrison Ford, Ana De Armas, Sylvia Hoeks, Robin Wright, Jared Leto, Mackenzie Davis, Carla Juri, Dave Bautista, Barkhad Abdi, Lennie James, Hiam Abbas, David Dastmalchian, Sean Young et Edward James Olmos

Directeur de la photographie : Roger Deakins

Musique : Benjamin Wallfisch et Hans Zimmer

 

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Personne n’y croyait vraiment, pourtant Denis Villeneuve l’a fait. Sans même répondre de manière définitive au dilemme qui hante les fans du classique de Ridley Scott depuis 1982 (Deckard est-il oui ou non un « Replicant » ?), le réalisateur d’ Arrival signe un chef d’œuvre dans lequel, contre toute attente, il injecte une grande part d’émotion en soignant l’intégralité de son casting féminin. Blade Runner 2049, grand film d’amour ? Oui, mais ce n’est qu’une des agréables surprises qui parcourent ces 2h45 aux tableaux dantesques, parfait écrin pour les questionnements philosophiques, paranoïaques et cyber-punks de Philip K. Dick.

 

CRITIQUE PROCHAINEMENT

 

 

 

2.

GRAVE

2016, de Julia Ducournau – France / Belgique

Scénario : Julia Ducournau

Avec Garance Marillier, Ella Rumpf, Rabah Nait Oufella, Laurent Lucas, Joana Preiss, Marion Vernoux et Bouli Lanners

Directeur de la photographie : Ruben Impens

Musique : Jim Williams

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Triturant le corps et la conscience d’une jeune héroïne en pleine mutation vampirique, Grave, premier film de la surdouée Julia Ducournau, est un chef d’œuvre inattendu, viscéral, hilarant et remarquablement intelligent, qui vient secouer le cocotier vermoulu du cinéma de genre français. Son actrice principale, Garance Marillier, aussi touchante qu’imprévisible, livre une exceptionnelle performance à fleur de peau.

 

NOTRE CRITIQUE DE GRAVE

 

 

 

1.

AU REVOIR LA-HAUT

2017, de Albert Dupontel – France

Scénario : Albert Dupontel, d’après le roman de Pierre Lemaître

Avec Nahuel Pérez Biscayart, Albert Dupontel, Laurent Lafitte (de la Comédie française), Niels Arestrup, Mélanie Thierry, Emilie Dequenne, Héloïse Balster, Michel Vuillermoz, Philippe Uchan, André Marcon, Philippe Duquesne et la voix de Denis Podalydès.

Directeur de la photographie : Vincent Mathias

Musique : Christophe Julien

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Pamphlet virulent contre le patriotisme de pacotille, comédie absurde sur la vengeance de deux marginaux recrachés dans la société par la Grande Guerre, Au Revoir là-haut, malgré son budget astronomique et son ambition démesurée, reste une œuvre subversive et hilarante, estampillée à 100% Albert Dupontel et dans laquelle la beauté des laids se voit sans délai…

 

NOTRE CRITIQUE D’AU REVOIR LA-HAUT

 

 

 

Autres bons points (par ordre alphabétique) à : BETTER WATCH OUT / SAFE NEIGHBORHOOD (WATCH OUT) (de Chris Peckover), CE QUI NOUS LIE (de Cédric Klapisch), CREEPY (de Kiyoshi Kurosawa), THE DAY WILL COME (DER KOMMER EN DAG) (de  Jesper W. Nielsen), DETROIT (de Kathryn Bigelow), FENCES (de Denzel Washington), HAPPY HUNTING (de Joe Dietsch et Louis Gibson), THE ICEBREAKER (de Nikolay Khomeriki), IT : CHAPTER ONE (CA : CHAPITRE 1) (de Andrés Muschietti), THE KILLING OF A SACRED DEER (MISE A MORT DU CERF SACRE) (de Yorgos Lanthimos), LAISSEZ BRONZER LES CADAVRES! (de Hélène Cattet et Bruno Forzani), LION (de Garth Davis), LA LA LAND (de Damien Chazelle), MANCHESTER BY THE SEA (de Kenneth Lonergan), MISS SLOANE (de John Madden), MY COUSIN RACHEL (MA COUSINE RACHEL) (de Roger Michell), NOCES (de Stephan Streker), PETIT PAYSAN (de Hubert Charuel), LE REDOUTABLE (de Michel Hazanavicius), ROCK’N ROLL (de Guillaume Canet), LE SENS DE LA FÊTE (de Olivier Nakache et Eric Toledano), SILENCE (de Martin Scorsese), SPLIT (de M. Night Shyamalan), THEIR FINEST (de Lone Scherfig), THOR : RAGNAROK (de Taika Waititi), TUNNEL (de Seong-hun Kim), THE WALL (de Doug Liman) et WAR FOR THE PLANET OF THE APES (LA PLANÈTE DES SINGES : SUPRÉMATIE) (deMatt Reeves).

 

En suggestion, quelques chefs d’œuvres anciens (re)découverts en 2017 (en salles ou en dvd / BluRay) : THE UNINVITED (LA FALAISE MYSTÉRIEUSE) (1944, de Lewis Allen), DRAGONWYCK (LE CHÂTEAU DU DRAGON) (1946, de Joseph L. Manciewicz), MY COUSIN RACHEL (MA COUSINE RACHEL) (1952, de Henry Koster), LE CAS DU DOCTEUR LAURENT (1957, de Jean-Paul Le Chanois), LES SORCIÈRES DE SALEM (1957, de Raymond Rouleau), LES GRANDES FAMILLES (1958, de Denys De la Patellière), RUE DES PRAIRIES (1959, de Denys De la Patellière), MARIE-OCTOBRE (1959, de Julien Duvivier), COMPULSION (LE GÉNIE DU MAL) (1959, de Richard Fleischer), RAPTURE (LA FLEUR DE L’ÂGE) (1965, de John Guillermin), TERRORE NELLO SPAZIO (LA PLANÈTE DES VAMPIRES) (1965, de Mario Bava), THE APPALOOSA (L’HOMME DE LA SIERRA) (1966, de Sidney J. Furie), UN HOMME DE TROP (1967, de Costa-Gavras), MULTIPLE MANIACS (1970, de John Waters), TWO LANE BLACKTOP (MACADAM A DEUX VOIES) (1971, de Monte Hellman), 10, RILLINGTON PLACE (L’ÉTRANGLEUR DE RILLINTON PLACE) (1971, de Richard Fleischer), THE NEW CENTURIONS (LES FLICS NE DORMENT PAS LA NUIT) (1972, de Richard Fleischer), THE MECHANIC (LE FLINGUEUR) (1972, de Michael Winner), ULZANA’S RAID (FUREUR APACHE) (1972, de Robert Aldrich), LA PLANÈTE SAUVAGE (1973, de René Laloux), COCKFIGHTER (1974, de Monte Hellman), VIOLETTE NOZIERE (1978, de Claude Chabrol), LA GUERRE DES POLICES (1979, de Robin Davis), EATING RAOUL (1982, de Paul Bartel), THE HIT (1984, de Stephen Frears), STOP MAKING SENSE (1984, de Jonathan Demme), KNIGHTRIDERS (1981, de George A. Romero), CUTTER’S WAY (LA BLESSURE) (1981, de Ivan Passer), TO LIVE AND DIE IN L.A. (POLICE FÉDÉRALE, LOS ANGELES) (1985, de William Friedkin) et MIRACLE MILE (APPEL D’URGENCE) (1988, de Steve De Jarnatt)…

 

Dossier rédigé par Grégory Cavinato

 

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