Bilan 2017 : FLOP 20 des Pires Films de l’année

Notre TOP 2017.

 

Notre hommage aux disparus de 2017.

 

Cette rubrique est dédiée à Kev Adams, Richard Anconina, Marilou Berry, Christian Clavier, Audrey Dana, Arthur Dupont, Alexandra Lamy, Michèle Laroque, Tyler Perry et Mathilde Seigner, pour leurs services rendus à la comédie.

 

Avant de passer en détail à notre FLOP 10, passons en revue les 10 cancres suivants…

 

FLOP 11-20

 

20) LOGAN LUCKY (2017, de Steven Soderbergh – USA) Quatre ans d’attente… pour ça! Lassé par l’industrie hollywoodienne, Steven Soderbergh prétendait en avoir terminé avec le cinéma. Il sort pourtant très vite de sa retraite anticipée avec une comédie au casting 5 étoiles qui s’annonçait comme une version d’Ocean’s Eleven chez les ploucs. Il réalise en fin de compte une œuvre aussi lourde, indigeste et dénuée de rires qu’Ocean’s Twelve! Malgré l’implication des deux acteurs principaux (Channing Tatum et Adam Driver), ce nouvel opus n’a finalement pas plus d’ambition que ces affreuses comédies rednecks que Burt Reynolds tournait en boucle dans les années 70/80. Mais le récit est interminable, avec un rythme défaillant et 30 bonnes minutes sont en trop, des actrices sous-utilisées (Hilary Swank, Riley Keough, Katie Holmes), et des seconds rôles masculins en roue libre, qui font n’importe quoi. Ici, nous avons droit au lassant cabotinage de Seth MacFarlane en pilote de NASCAR et à l’épuisant numéro de Daniel Craig, en détenu demeuré, qui croit être le clou du spectacle, mais se ridiculise avec un accent qui change d’une scène à l’autre. De la part d’un cinéaste autrefois connu pour sa rigueur, Logan Lucky est une terrible déception.

 

19) UNDERWORLD : BLOOD WARS (2017, de Anna Foerster – USA) Malgré un flashback d’ouverture qui résume les quatre premiers épisodes de cette saga interminable et éminemment oubliable, les personnages sont tellement archétypaux et dénués d’intérêt qu’on oublie au fur et à mesure qui ils sont et ce qu’ils viennent faire là. Monté et découpé à la truelle (les scènes d’action sont tout simplement incompréhensibles), Underworld 5, avec son méchant ridicule et son héroïne inexpressive (pauvre Kate Beckinsale, qui ne donne plus que le minimum syndical…) recycle paresseusement les éléments des épisodes précédents sans rien ajouter de neuf à cette saga passée de mode dès son deuxième épisode datant déjà de 2006! Des vampires d’opérette sont toujours en guerre contre des loups-garous en images de synthèse qui piquent aux yeux. La mythologie est aussi confuse que le scénario est simpliste et l’on ne peut que s’étonner du fait que, presque 20 ans après Matrix, des cinéastes tentent encore de piller les idées visuelles du film des Wachowski. Ce cinquième volet, le pire d’une série qui ne contient pas un seul bon film, signe l’arrêt de mort de la saga au grand écran… ce qui n’empêchera pas Len Wiseman, instigateur et producteur, de lancer une série télévisée dérivée dès 2018…

 

18) GEOSTORM (2017, de Dean Devlin et Danny Cannon – USA) Tourné en 2014, retourné en grande partie en 2016 par un deuxième réalisateur qui n’a pas trouvé judicieux de donner aux acteurs la même coupe de cheveux qu’auparavant, Geostorm, premier film réalisé par Dean Devlin (scénariste et producteur attitré de Roland Emmerich), avait tout de la catastrophe annoncée et n’a pas déçu. Si le ridicule était une vertu, nul doute que ce premier film figurerait en bonne place dans notre TOP. La géo-tempête qui menace de détruire la planète toute entière, et qui peut être déclenchée par un clic de télécommande, n’est en fin de compte qu’un plan vachement élaboré afin de réduire la surpopulation par un méchant aux ambitions dignes du Dr. Evil d’Austin Powers. Son identité ne sera dévoilée qu’en toute dernière minute. La tradition dictant qu’un méchant doit être incarné par un bon acteur, il ne peut donc s’agir que du Président des États-Unis (Andy Garcia, qui n’a plus aucune honte à dormir debout à l’écran) ou son Secrétaire d’État (Ed Harris, en totale roue libre)… Pendant que Jim Sturgess et sa coupe de cheveux magique cherchent à démasquer le traître, son grand frère Gerard Butler crie beaucoup et s’agite en vain. Sommet de ridicule, Geostorm ferait passer Sharknado 4 pour L’Année Dernière à Marienbad mais soyons honnête : on se gondole tellement que tout ça n’est pas bien grave!

 

17) FLATLINERS (L’EXPERIENCE INTERDITE : FLATLINERS) (2017, de Niels Arden Oplev) Suite ou remake? Sony Pictures a eu beaucoup de mal à se décider. Kiefer Sutherland (qui ne fait que passer) interprète un professeur qui pourrait ou ne pourrait pas être le personnage qu’il interprétait dans l’amusant film de Joel Schumacher en 1990, sa présence fugace adoubant cette relecture poussive, à la tension proche de l’encéphalogramme plat. Il s’agit toujours pour une poignée d’étudiants en médecine, de se mettre en état de mort clinique afin d’aller voir si des fois, il n’y aurait pas une vie après la mort (une fois le film terminé, on espère sincèrement que ce n’est pas le cas…) Ils en reviennent poursuivis par des fantômes rancuniers qui font « bouh »… Édulcoré à l’extrême, que ce soit dans l’érotisme ou dans l’horreur, visuellement sans saveur, Flatliners 2017 est interprété par un casting de jeunes acteurs mignons mais sans le moindre charisme. Par dessus le marché, le film a l’outrecuidance de se montrer terriblement moralisateur. Le film original n’était pas exactement un chef d’œuvre mais ce remake sans âme a au moins un avantage non négligeable : il ferait passer Joel Schumacher pour un génie!

 

16) PLANETARIUM (2016, de Rebecca Zlotowski – France) Naviguant sans cesse (et inutilement) entre passé et présent, le troisième film de Rebecca Zlotowski (Belle Épine, Grand Central), trop ambitieux, tente de rendre hommage au cinéma des années 30 et à la naissance du cinéma en tant que forme artistique, à la manière de François Truffaut dans La Nuit Américaine. Par le biais des mésaventures de deux sœurs médiums, la réalisatrice pose la question de l’utilité de l’art en temps de guerre, de l’insouciance et de l’abnégation face à la montée du parti nazi… et tente maladroitement d’aborder la question du paranormal. Tout un programme!… Mais Natalie Portman, éteinte, se montre peu à l’aise avec la langue française et Lily-Rose Depp, en nymphette que tout émerveille, donne l’impression qu’elle vient de tomber du nid. Une galerie de personnages exaspérants, une esthétique ocre et noire repoussante ainsi qu’un scénario terriblement alambiqué, par moments véritablement incompréhensible, font que l’on s’ennuie fermement au cours de ce film brouillon qui semble ne jamais savoir ce qu’il veut raconter, abordant beaucoup trop de thèmes différents et n’en explorant aucun de manière satisfaisante.

 

15) BAYWATCH (BAYWATCH : ALERTE A MALIBU) (2017, de Seth Gordon – USA) Comment transformer une série télévisée abominablement nulle en comédie grand public pour le cinéma? Pas comme ça… Seth Gordon et ses scénaristes confondent sans cesse humour bon enfant avec vulgarité et le ratio de gags qui tombent à plat s’avère tellement élevé que ce nouveau Baywatch met très vite de mauvaise humeur. Le charismatique Dwayne Johnson continue de flinguer sa carrière avec des choix indignes de son talent. Quant à ceux qui n’étaient pas allergiques à la stupide tête d’andouille de Zac Efron (qui passe le film à arborer sa répugnante musculature et à vomir), ils sortiront convertis. Certes, on ne s’attendait pas ici à un sommet de bon goût, mais les gags physiques à base de fluides corporels ne font plus rire grand monde depuis les grandes heures des Frères Farrelly. Ne sachant pas trop quel ton aborder (parodie gentillette de la série ou comédie potache à destination des ados?), le film ne choisit jamais et voltige entre des sketches d’un mauvais goût très daté et d’autres qui tentent de rendre adorables des bimbos en maillot de bain. Le seul point commun entre toutes ces scènes éparses, c’est leur nullité et le silence qui remplace les rires. Cette année, Dax Shepard a tenté la même formule avec CHIPS et s’est également pris un gadin… Décidément, le temps où Ben Stiller et Owen Wilson revisitaient Starsky & Hutch dans une version  hilarante qui réussissait l’exploit d’être fidèle à la série, est bien révolu.

 

14) THE CIRCLE (2017, de James Ponsoldt – USA) « Martine découvre Internet » pourrait être le sous-titre de ce techno-thriller adapté du best-seller de Dave Eggers. Si le roman abordait de manière passionnante le thème de la suprématie et des dangers des réseaux sociaux, dans une version 2.0 de « Big Brother is watching you », le film est plombé par l’interprétation embarrassante d’Emma Watson, chargée d’incarner l’une des héroïnes les plus tristement stupides de l’histoire du cinéma. Difficile en effet de s’identifier à cette cruche facilement influençable qui prend les pires décisions possibles, au risque de mettre continuellement sa vie et celles de ses proches en danger. Si le rôle sert à mettre en garde les jeunes gens naïfs de cette génération contre les dangers du net et de la surveillance de masse, le côté  condescendant, moralisateur et niais d’Emma Watson nous la rendent insupportable du début à la fin. L’actrice étant de tous les plans, les rôles secondaires (Tom Hanks, John Boyega, Karen Gillan) ont du mal à exister. Ce qui s’annonçait comme un thriller paranoïaque à la Alan J. Pakula, n’est en fin de compte qu’un pétard mouillé. On pouvait rêver mieux comme chant du cygne pour les regrettés Bill Paxton et Glenne Headly qui incarnent les parents de l’héroïne et qui, par un cruel hasard, sont décédés tous les deux prématurément en 2017…

 

13) KNOCK (2017, de Lorraine Lévy – France) La pièce de Jules Romains, écrite en 1923, met en scène un docteur amoral et cynique, opportuniste en diable, profitant de la bêtise des villageois qu’il soigne, leur trouvant à tous des maladies imaginaires et s’enrichissant sur leurs dos. Le film de Lorraine Lévy, lui, est une gentillette guimauve télévisuelle d’une laideur épouvantable, version politiquement correcte et bourrée de bons sentiments de la pièce, uniquement destinée à flatter l’égo démesuré de sa star, Omar Sy, qui gesticule de plus belle et nous fait son numéro de charmeur habituel, quitte à trahir de A à Z la nature du personnage! En 1933, c’est l’immortel Louis Jouvet qui incarnait le Docteur Knock au cinéma. Jamais il ne cherchait à s’attirer la moindre sympathie. Chez Omar Sy, cette obsession moderne et malsaine de plaire à tout prix au plus grand nombre,relève du symptôme grave et incurable. Ce scénario révisionniste vient donc une fois de plus entériner l’idée que, dans la comédie française moderne, plus rien n’est sacré tant qu’on suit à la lettre de navrantes formules. Triste époque!…

 

12) SI J’ÉTAIS UN HOMME (2017, de Audrey Dana – France) Une fois de plus, le féminisme a beau dos, gimmick à la mode sensé justifier les pires clichés que l’on trouve dans cette comédie d’une vulgarité effroyable (le mot « bite » est prononcé plus souvent que le mot « fuck » dans la carrière entière de Martin Scorsese…) Qualifier ouvertement dans le dossier de presse son film de comédie féministe alors qu’il n’est en fait que méchamment opportuniste n’a pas porté chance à Audrey Dana, qui se met en scène dans le rôle d’une quadra qui se réveille un matin avec un pénis… S’ensuit une série de gags éculés, la plupart déjà vus en beaucoup mieux dans une flopée de sitcoms américaines. Notons en passant que la structure du film pille sans honte celle de Didier, d’Alain Chabat… Attaquer par le rire des problèmes de société, pourquoi pas? Encore faudrait-il avoir quelque chose de pertinent à dire sur les thématiques abordées. Ce n’est évidemment jamais le cas ici, Dana préférant se concentrer sur l’humour potache, du slapstick mollasson et des seconds rôles mal dirigés. A savoir Christian Clavier en gynécologue « rigolo »,  Alice Belaïdi en inévitable « copine sympa qui n’a pas sa langue dans sa poche » et le pauvre Eric Elmosnino, dont la carrière est tombée si bas que nous préférons ne pas l’accabler davantage. Cinématographiquement nul (on a vu des téléfilms avec Mimie Mathy mieux torchés que cette chose informe…), sinistre et désolant, Si j’étais un Homme bande mou du début à la fin… Max Pécas, Philippe Clair, Richard Balducci, revenez! Tout est pardonné…

 

11) TRANSFORMERS : THE LAST KNIGHT (TRANSFORMERS : LE DERNIER CHEVALIER) (2017, de Michael Bay – USA) Si nous étions logiques (ou honnêtes), Transformers 5 se situerait bien plus haut dans ce classement des pires films de 2017. Simplement, nous n’avons pas eu le courage ou la motivation de réécrire notre critique de Transformers 4. Car, outre un passage médiéval chez le Roi Arthur, la formule n’a pas changé : encore plus de robots, d’explosions, d’action (souvent illisible et provoquant des migraines), de bimbos filmées sous la jupe, de flatulences robotiques et d’acteurs prestigieux venus faire les andouilles et empocher un gros chèque (Anthony Hopkins, John Turturro, Stanley Tucci, John Goodman, Steve Buscemi…) Voilà le projet cinématographique du cinéaste, plus motivé par les lois du merchandising et le besoin de plaire au plus grand nombre qu’à l’idée d’illustrer un scénario cohérent… Sans aération, Transformers 5 est un film épuisant (nous nous sommes endormis) qui brasse le vide et souffre en même temps d’une phobie quasi-maladive du vide, Bay remplissant de manière infantile le moindre recoin de l’écran par peur de lasser. Il n’y a rien à faire, le cinéaste est fondamentalement incapable d’apprendre de ses erreurs. Raciste, misogyne, stupide, incohérent, vulgaire, Transformers 5 incarne la beaufitude et la bêtise dans toute sa splendeur, une certaine idée de tout ce que le cinéma ne doit pas être.

 

 

Passons maintenant en revue les dix derniers de la classe de 2017!

Cliquez sur le titre ou sur le lien en fin d’article pour lire nos critiques complètes…

 

10.

LE FIDELE

2017, de Michaël R. Roskam

Scénario : Thomas Bidegain, Noé Debré et Michaël R. Roskam

Avec Matthias Schoenaerts, Adèle Exarchopoulos, Eric De Staercke, Jean-Benoît Ugeux, Nabil Missoumi, Thomas Coumans, Nathalie Van Tongelen, Sam Louwyck, Stefaan Degand et Fabien Magry

Directeur de la photographie : Nicolas Karakatsanis

Musique : Raf Keunen

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Considéré presque à l’unanimité par la critique comme le premier ratage d’un réalisateur brillant, Le Fidèle, troisième opus du belge Michaël Roskam, acquiert une toute autre dimension lorsqu’on le considère comme un hommage, naïf et romantique en diable (pour le meilleur et surtout pour le pire) à l’œuvre de Claude Lelouch. Malgré de nombreux défauts difficilement pardonnables et un scénario qui brille par ses incohérences, on ressent néanmoins toujours la patte d’un vrai cinéaste.

 

NOTRE CRITIQUE DU FIDELE

 

 

9.

THE MOUNTAIN BETWEEN US

(LA MONTAGNE ENTRE NOUS)

2017, de Hany Abu-Assad – USA

Scénario : J. Mills Goodloe et Chris Weitz, d’après le roman de Charles Martin

Avec Idris Elba, Kate Winslet, Beau Bridges et Dermot Mulroney

Directeur de la photographie : Mandy Walker

Musique : Ramin Djawadi

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Chic alors! Un survival montagnard avec Kate Winslet et Idris Elba!… Malheureusement, on déchante très vite devant la note d’intention du réalisateur Hany Abu-Assad, qui transforme ce thriller potentiel en une imbuvable et mollassonne romance forestière digne de la collection Harlequin. On nous a promis du sang et de la sueur… on se retrouve avec de la guimauve et des fleurs !…

 

NOTRE CRITIQUE DE THE MOUNTAIN BETWEEN US

 

 

8.

CARGO

2017, de Gilles Coulier – Belgique

Scénario : Gilles Coulier et Tom Dupont

Avec Sam Louwyck, Wim Willart, Sébastien Dewaele, Chiel Van de Vyvere, Roland Van Campenhout, Josse De Pauw et Koen De Sutter

Directeur de la photographie : David Williamson

Musique : Liesa van der Aa

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Représentatif de tous les poncifs exaspérants qui plombent une grande partie du cinéma belge, misérabiliste et incapable de provoquer la moindre empathie envers des personnages stéréotypés à l’extrême, voire détestables, Cargo, premier film de Gilles Coulier nous présente trois frères flamands tellement déprimés et irrécupérables qu’ils finissent par provoquer des rires involontaires. Mais uniquement si vous ne vous êtes pas suicidés avant…

 

NOTRE CRITIQUE DE CARGO

 

 

7.

THE MUMMY

(LA MOMIE)

2017, de Alex Kurtzman – USA

Scénario : David Koepp, Christopher McQuarrie, Dylan Kussman, John Spaihts, Alex Kurtzman et Jenny Lumet

Avec Tom Cruise, Sofia Boutella, Annabelle Wallis, Russell Crowe, Jake Johnson, Courtney B. Vance, Marwan Kenzari et Javier Botet.

Directeur de la photographie : Ben Seresin

Musique : Brian Tyler

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Nous avons beau aimer Sofia Boutella d’un amour tendre et pur, cette relecture de La Momie sera bien en peine de relancer le « Universal Dark Universe » prévu pour les années à venir. Rédigé en comité, le scénario s’embourbe dans les exigences d’une star toute puissante (Tom Cruise) et se retrouve sans cesse le cul entre deux chaises. Film d’action grand public ? Film d’horreur ? A force de ne pas faire un choix et de racoler le public de Marvel, La Momie se prend méchamment les pieds dans ses bandelettes.

 

NOTRE CRITIQUE DE THE MUMMY

 

 

 

6.

ALL EYEZ ON ME

2017, de Benny Boom – USA

Scénario : Jeremy Haft, Eddie Gonzalez et Steven Bagatourian

Avec Demtrius Shipp, Jr., Danai Gurira, Kat Graham, Hill Harper, Lauren Cohan, Jamal Woolard, Dominic L. Santana et Clifton Powell.

Directeur de la photographie : Peter Menzies, Jr.

Musique : John Paesano

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Noyant toute la complexité, la violence et le talent de Tupac Shakur sous des clichés et des performances ridicules, All Eyez On Me, de Benny Boom, ressemble plus à un enterrement en grandes pompes qu’à l’hommage tant attendu à l’icône du rap, transformée ici en irrécupérable abruti. Dans le genre fatigué du biopic musical, difficile de faire pire…

 

NOTRE CRITIQUE DE ALL EYEZ ON ME

 

 

 

5.

THE SNOWMAN

(LE BONHOMME DE NEIGE)

2017, de Tomas Alfredson – USA / UK

Scénario : Hossein Amini, Peter Straughan et Soren Sveistrup, d’après le roman de Jo Nesbo

Avec Michael Fassbender, Rebecca Ferguson, Charlotte Gainsbourg, Val Kilmer, J.K. Simmons, Toby Jones, Chloë Sevigny, David Dencik et James D’Arcy

Directeur de la photographie : Dion Beebe

Musique : Marco Beltrami

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« N’y allez pas, c’est une merde! » disait Laurent Baffie sur l’affiche de son premier film. A peu de choses près, Tomas Alfredson dit la même chose, avertissant les spectateurs que 15% du script de The Snowman n’ont jamais été tournés. Pour un polar jouant sur le mystère et le suspense, ça la fout plutôt mal. Bourrée d’incohérences et dénuée de la moindre tension, cette première aventure norvégienne du détective Harry Hole se vautre constamment dans le ridicule.

 

NOTRE CRITIQUE DE THE SNOWMAN

 

 

 

4.

KING ARTHUR : LEGEND OF THE SWORD

(LE ROI ARTHUR : LA LÉGENDE D’EXCALIBUR)

2017, de Guy Ritchie – USA / UK

Scénario : Joby Harold, Guy Ritchie, Lionel Wigram et David Dobkin

Avec Charlie Hunnam, Jude Law, Astrid Bergès-Frisbey, Eric Bana, Djimon Hounsou, Aidan Gillen, Freddie Fox, Craig McGinlay, Neil Maskell, Annabelle Wallis, Michael McElhatton, Poppy Delevingne, Georgina Campbell, Katie McGrath et David Beckham.

Directeur de la photographie : John Mathieson

Musique : Daniel Pemberton

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Rafistolé en urgence suite à des projections-tests catastrophiques, King Arthur, le flop financier de l’année, est emblématique du style de son réalisateur Guy Ritchie : beaucoup de style et zéro substance ! Malgré quelques idées visuelles non négligeables, la personnalité exaspérante du réalisateur m’as-tu-vu ruine les bonnes intentions d’un script qui méritait un peu plus de sérieux dans son passage à l’écran…

 

NOTRE CRITIQUE DE KING ARTHUR : LEGEND OF THE SWORD

 

 

 

3.

THE DARK TOWER

(LA TOUR SOMBRE)

2017, de Nikolaj Arcel – USA

Scénario : Akiva Goldsman, Jeff Pinkner, Anders Thomas Jensen et Nikolaj Arcel, d’après les romans de Stephen King

Avec Idris Elba, Matthew McConaughey, Tom Taylor, Dennis Haysbert, Jackie Earle Haley, Claudia Kim, Abbey Lee, Katherine Winnick, Nicholas Paulding et José Zuniga.

Directeur de la photographie : Tasmus Videbaek

Musique : Junkie XL

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Un cycle littéraire de 4000 pages adapté en 1h35? Voilà l’aberration la plus frustrante sortie récemment des studios hollywoodiens. Édulcoré pour racoler un public adolescent, monté à la serpe et dénué de la moindre cohérence, The Dark Tower réussit l’exploit d’être l’une des pires adaptations de l’œuvre de Stephen King, véritable accident industriel que les studios Sony vont très vite s’efforcer d’oublier…

 

NOTRE CRITIQUE DE THE DARK TOWER

 

 

 

2.

VALERIAN AND THE CITY OF A THOUSAND PLANETS

(VALÉRIAN ET LA CITE DES MILLE PLANÈTES)

2017, de Luc Besson – France

Scénario : Luc Besson, d’après la bande dessinée de Pierre Christin et Jean-Claude Mézières

Avec Dane De Haan, Cara Delevingne, Clive Owen, Rihanna, Ethan Hawke, Alain Chabat, Sam Spruell, Kris Wu, Alexandre Willaume, Rutger Hauer, Matthieu Kassovitz, Herbie Hancock et les voix de John Goodman et Elizabeth Debicki

Directeur de la photographie : Thierry Arbogast

Musique : Alexandre Desplat

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« Beaucoup d’argent mais pas d’idées », voilà un adage qui pourrait résumer la carrière de Luc Besson. Nous ne doutons pas de son amour sincère pour la BD culte de Christin et Mézières, mais son scénario d’une platitude désespérante, son humour désolant, son mauvais goût visuel, sans parler d’un couple-vedette ne partageant pas la moindre alchimie, plombent cette entreprise ambitieuse mais qui arrive bien trop longtemps après la bataille… ou plutôt après La Guerre des Étoiles, dont il ressemble à un de ces pénibles succédanés.

 

CRITIQUE PROCHAINEMENT

 

 

 

1.

JUSTICE LEAGUE

2017, de Zack Snyder (et Joss Whedon) – USA

Scénario : Zack Snyder, Chris Terrio et Joss Whedon

Avec Ben Affleck, Henry Cavill, Gal Gadot, Amy Adams, Diane Lane, Jason Momoa, Ezra Miller, Ray Fisher, Jeremy Irons, Connie Nielsen, J.K. Simmons, Ciaran Hinds, Billy Crudup, Amber Heard, Joe Morton, Michael McElhatton et Jessie Eisenberg

Directeur de la photographie : Fabian Wagner

Musique : Danny Elfman

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Écourté d’une bonne heure, co-réalisé par deux cinéastes aux styles opposés, terminé en urgence, Justice League est un nouveau désastre pour l’Univers DC au grand écran. Les héros que l’on aime font la moue et les nouveaux-venus dans la saga n’ont jamais l’occasion de s’imposer. Un humour lourdingue et des effets spéciaux minables parachèvent ce triste gâchis aux allures de carnaval, pire exemple de blockbuster « industriel » mis en œuvre uniquement pour vendre des figurines.

 

NOTRE CRITIQUE DE JUSTICE LEAGUE

 

Mauvais points à distribuer (par ordre alphabétique) à : A BAD MOMS CHRISTMAS (BAD MOMS 2) (de Jon Lucas et Scott Moore), THE BYE BYE MAN (de Stacy Title), CHEZ NOUS (de Lucas Belvaux), DON’T KNOCK TWICE (BABA YAGA) (de Caradog W. James), EVEN LOVERS GET THE BLUES (de Laurent Micheli), GRAND FROID (de Gérard Pautonnier), THE GREAT WALL (LA GRANDE MURAILLE) (de Zhang Yimou), HANNAH (de Andrea Pallaoro), KIDNAP (de Luis Prieto), LEATHERFACE (d’Alexandre Bustillo et Julien Maury), MON ANGE (de Harry Cleven), NORMANDIE NUE (de Philippe Le Guay), PLONGER (de Mélanie Laurent), PRIS DE COURT (de Emmanuelle Cuau), RINGS (LE CERCLE : RINGS) (de F. Javier Gutierrez), SEPT JOURS, PAS PLUS (de Hector Cabello Reyes), LE SERPENT AUX MILLE COUPURES (de Eric Valette), UNLOCKED (CONSPIRACY) (de Michael Apted) et XXX : RETURN OF XANDER CAGE (XXX : REACTIVATED) (de D.J. Caruso).

 

Pas vus parce que la vie est beaucoup trop courte : A BRAS OUVERTS (de Philippe de Chauveron), BOULE ET BILL 2 (de Pascal Bourdiaux), BRILLANTISSIME (de Michèle Laroque), C’EST TOUT POUR MOI (de Ludovic Colbeau-Justin et Nawell Madani), CHIPS (de Dax Shepard), DALIDA (de Lisa Azuelos), L’EMBARRAS DU CHOIX (d’Eric Lavaine), THE EMOJI MOVIE (LE MONDE SECRET DES ÉMOJIS) (de Tony Leondis), FIFTY SHADES DARKER (CINQUANTE NUANCES PLUS SOMBRES) (de James Foley), GANGSTERDAM (de Romain Lévy), THE LAST FACE (de Sean Penn), MISSION PAYS BASQUE (de Ludovic Bernard), MOMO (de Vincent Lobelle et Sébastien Thiéry), LES NOUVELLES AVENTURES DE CENDRILLON (de Lionel Steketee), POWER RANGERS (de Dean Israelite), ROUGH NIGHT (#PIRE SOIRÉE) (de Lucia Aniello), UN SAC DE BILLES (de Christian Duguay),  SMURFS : THE LOST VILLAGE (LES SCHTROUMPFS ET LE VILLAGE PERDU) (de Kelly Asbury), SNATCHED (LARGUÉES) (de Jonathan Levine), STARS 80 : LA SUITE (de Thomas Langmann), TELLE MÈRE, TELLE FILLE (de Noémie Saglio), TOUT LA-HAUT (de Serge Hazanavicius) et UNFORGETTABLE (RIVALES) (de Denise DiNovi).

Dossier rédigé par Grégory Cavinato

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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