Bilan 2016 : FLOP 20 des Pires Films de l’année

Notre TOP 20 2016

 

Notre hommage en photos aux disparus de 2016

 

Retrouvez notre FLOP de l’année dernière

 

Une tendance regrettable à constater cette année : les faux téléfilms français déguisés en comédies de cinéma ! Preuve incontestable que ce sont aujourd’hui les diktats de la télévision qui influencent en grande partie le cinéma populaire français, nous nous sommes retrouvés cette année avec un embouteillage de mauvaises comédies familiales inoffensives « dans l’air du temps », souvent moralisatrices et bienpensantes, parfaitement représentatives de la génération Patrick Sébastien. Des comédies qui nous disent, en somme, que l’amour c’est beau, que la famille c’est génial, que la tolérance c’est chouette, que les enfants sont plus malins que les adultes et que les femmes sont l’égal de l’homme. Nous n’en doutions absolument pas mais ces productions françaises couleur guimauve aux abominables posters roses-bonbon ont tendance à délivrer leurs messages de manière tellement lourdingue qu’ils auraient tendance à nous rendre misogynes, car il est évident que ce ne sont pas des « actrices » télévisuelles comme Alexandra Lamy, Mathilde Seigner, Marilou Berry ou l’abominable Tania Garbarski (l’actrice qui ne s’exprime qu’en platitudes) ou encore d’anciennes stars de la télé-réalité comme Jenifer (!) qui risquent de faire avancer la cause féministe ! Ces « nouvelles stars » pratiquent en fait le même art que Véronique Genest ou Mimie Mathy… mais sur le grand écran !

 

comedies-francaises

 

Plus grave encore est la forme 100 % télévisuelle de ces œuvres de commande ! Pas de cinéastes ni d’auteurs derrière la caméra, juste de simples techniciens de l’image illustrant des scénarios formatés jusqu’à l’écœurement, sans doute sortis d’un programme informatique générateur de scripts aléatoires sur le thème des bébés, de la famille recomposée, du mariage… le tout copié sur les formules de comédies américaines bien supérieures. Voilà donc une poignée de films susceptibles d’être diffusés à Noël entre deux émissions de Michel Drucker, mais qui ne contiennent pas la moindre dose de cinéma !

 

Honnêtement, vous iriez voir, vous, une gentille comédie sur une gamine aveugle réalisée par Michel Boujenah ?

 

 

Avant de passer à notre Top 10, passons en revue les 10 cancres suivants…

 

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20) BATMAN V. SUPERMAN : DAWN OF JUSTICE (BATMAN V. SUPERMAN : L’AUBE DE LA JUSTICE) (2016, de Zack Snyder – USA) N’est pas Christopher Nolan qui veut !… Aucun film de superhéros, particulièrement un qui dure près de 3 heures, n’a le droit d’être aussi sombre, manichéen et terriblement ennuyeux. Quelques scènes sortant du lot n’empêchent pas cet affrontement dantesque – et son scénario brouillon tentant maladroitement de se rattacher à l’univers DC – de tomber dans la banalité et de rendre la plupart de ses personnages (un Batman bourrin, un Superman boudeur, un Lex Luthor tête-à-claques, une Wonder Woman potiche) antipathiques ou irritants. Une belle occasion manquée, presque entièrement dénuée d’humour, qui ne sait pas à qui elle s’adresse et dont on sort avec la fâcheuse impression d’avoir perdu son temps !

 

19) NEIGHBORS 2 : SORORITY RISING (NOS PIRES VOISINS 2) (2016, de Nicholas Stoller – USA) : Neighbors 2 est une de ces comédies potaches et infantiles américaines soit-disant subversive (mais en fait 100% réactionnaire) comme il en sort désormais des dizaines par an. Le premier épisode n’était déjà franchement pas terrible mais ici, le couple Seth Rogen / Rose Byrne, principal atout de la franchise, est totalement éclipsé par le personnage idiot et immature de Chloë Grace Moretz et son faux discours féministe. A part ça, rien de neuf sous le soleil : quiproquos à base de fluides corporels et de tampons hygiéniques, ainsi qu’un gag récurrent qui voit un bébé jouer avec des préservatifs usagés. Le niveau de la chose consterne fréquemment… mais n’amuse pratiquement jamais !

 

18) WARCRAFT : THE BEGINNING (WARCRAFT : LE COMMENCEMENT) (2016, de Duncan Jones – USA / UK) Nous avions envie de croire en Duncan Jones, fils de David Bowie et réalisateur doué des excellents Moon et Source Code, dont l’année 2016, entre la mort de son père et l’échec de son film, semble avoir été désastreuse. Malheureusement, sa prestigieuse adaptation à gros budget du célèbre jeu vidéo de Blizzard Entertainment tente vainement de singer Avatar et Le Seigneur des Anneaux et se perd dans un scénario confus et sans profondeur qui tente de résumer en deux heures une mythologie beaucoup trop dense qui aurait mérité sa propre série télévisée. Cette bouillie visuelle indigeste – dont on ignore si elle s’adresse aux enfants ou aux adultes – pâtit également de la présence de dizaines de personnages en images de synthèse interchangeables et sans charisme, qui arrivent pourtant à éclipser des personnages humains particulièrement mal dégrossis. Certains d’entre eux sont pourtant interprétés par des acteurs de renom comme Ben Foster, Ruth Negga ou Glenn Close mais rien n’y fait… Nous sommes entrés dans la salle à reculons et en sommes ressorties les pieds devant !

 

17) LA FILLE INCONNUE (2016, de Luc et Jean-Pierre Dardenne – Belgique) Premier film réellement raté des Dardenne, le grammaticalement bizarre La Fille Inconnue (pourquoi pas tout simplement « L’Inconnue » ?) sonne, malgré un remontage de dernière minute après le mauvais accueil reçu au Festival de Cannes, comme une semi-parodie de l’univers glauque et grisâtre de deux cinéastes qui, depuis quelques temps, n’arrivent décidément plus à se renouveler. Malgré la présence d’Adèle Haenel, très digne, on ne peut qu’éclater de rire ou de gêne devant la performance hystérique d’un autre-monde de Jérémie Rénier qui semble sortie tout droit de La Cité de la Peur et qui érige en maître l’art du comique involontaire. Le film de trop… et peut-être le moment idéal pour tenter un changement de registre !

 

16) MA MA (2015, de Julio Medem – Espagne) Le cancer c’est triste, nous apprend le film de Julio Medem dans lequel Penelope Cruz, mère divorcée remise en couple avec un veuf secrètement homosexuel (Luis Tosar), lutte bravement contre la maladie tout en visitant les clubs à partouzes à la recherche du plaisir avant de passer l’arme à gauche. Malgré les performances exceptionnelles des deux meilleurs acteurs espagnols de leur génération, ce drame vire tantôt à la guimauve sucrée et bienpensante (tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil), prônant l’adoption par les couples homosexuels avec une lourdeur insistante, tantôt à la comédie musicale intolérable grâce aux interventions d’une sorte d’ersatz de Frédéric François hispanique qui vient, le salaud, pousser la chansonnette à la moindre occasion ! Éprouvant… mais pas pour les raisons espérées par le réalisateur !

 

15) INFERNO (2016, de Ron Howard – USA) Ron Howard et Tom Hanks n’ont décidément pas de chance avec les aventures du symbologiste à moumoute à géométrie variable Robert Langdon. Après le lamentable Da Vinci Code et le tout juste passable Angels and Demons, ce troisième épisode mou du genou ressemble davantage à une brochure touristique qu’à un thriller digne de ce nom, trimbalant son héros de Florence à Istanbul à la recherche d’un virus mortel destiné à réduire la surpopulation mondiale. Image désespérément plate, péripéties télévisuelles destinées à ne choquer personne, visions infernales ratées à cause d’images de synthèse sans âme, retournements de situations en cascade, tous prévisibles, la belle Felicity Jones filmée platement et la présence suspecte d’Omar Sy… tout ça prouve à nouveau qu’une adaptation trop servile d’un roman désespérément moyen, ne fait pas un grand film ! Inferno semble uniquement guidé par la loi du moindre effort. D’autant plus rageant que l’on sait Ron Howard capable du meilleur !…

 

14) HIBOU (2016, de Ramzy Bedia – France) Certains critiques de cinéma tombés du nid essaient parfois de faire passer des vessies pour des lanternes et ont salué l’originalité de la fable absurde et burlesque de Ramzy, qu’ils sont allés jusqu’à comparer à une version moderne d’un film de Jacques Tati ! (Vous avez bien lu…) C’est oublier un peu vite que dans cet agaçant Hibou, aucun acteur ne semble jouer dans le même film que ses camarades, que la plupart des gags tombent complètement à plat et que Ramzy (avec une apparition d’Eric) est le genre d’ « artiste » qui n’apprend jamais de ses erreurs ! Il retombe ici dans ses travers habituels : une langue française malmenée, un infantilisme insupportable, des minauderies fatigantes et surtout, une grande prétention auteurisante dissimulée sous des airs de petit film « charmant ». Malheureusement pour Ramzy, le charme ne s’invente pas, il est inné… Le public, lui, ne s’y est pas trompé puisque Hibou a enregistré l’un des pires démarrages de tous les temps pour un film français avec moins de 3 spectateurs par salles !… Justice !

 

13) NOW YOU SEE ME 2 (INSAISISSABLES 2) (2016, de John M. Chu – USA) Cette suite inutile et beaucoup trop longue du film de Louis Leterrier, réalisée par le cinéaste visionnaire qui nous avait offert Justin Bieber : Never Say Never, gâche totalement le potentiel d’un casting prestigieux venu cachetonner (Mark Ruffalo, Jesse Eisenberg, Woody Harrelson, Michael Caine, Morgan Freeman, Lizzy Caplan, Dave Franco, Daniel Radcliffe, rien que ça !) et tombe régulièrement dans le grotesque. Si le film se contentait d’imiter bêtement son prédécesseur, l’ampleur des dégâts serait limitée, mais en ajoutant bêtement des personnages inutiles au scénario (la présence de Daniel Radcliffe n’a aucune incidence sur le récit !), en inventant un jumeau maléfique (stupide et insupportable) à Woody Harrelson et en accumulant les lieux de tournage prestigieux plutôt que les bonnes idées, le film vire à la parodie involontaire et s’apparente à l’un des pires épisodes de La Panthère Rose par un Blake Edwards en fin de carrière ! Et dire qu’un épisode 3 est prévu pour 2018…

 

12) MOONWALKERS (2015, de Antoine Bardou-Jacquet – France / Belgique / UK) Véritable aberration cinématographique qui n’aurait jamais du voir le jour, MoonWalkers, une improbable production franco-belgo-britannique ringarde et en retard de 20 ans, est sans doute le film le plus idiot et vulgaire que l’on ait vu depuis belle lurette. Le réalisateur novice gâche une idée de départ sympathique (un loser se fait passer pour Stanley Kubrick et est chargé de filmer en secret l’alunissage des astronautes sur la Lune en 1969) en recourant à des conventions d’un autre âge et un mauvais goût rédhibitoire… MoonWalkers s’apparente en effet à l’un de ces nombreux films sortis entre 1995 et 2000 qui tentaient en vain de retrouver la formule magique des films de Tarantino ou de Guy Ritchie : comédie + violence décomplexée. D’une vulgarité crasse, MoonWalkers n’est en fin de compte qu’une comédie laborieuse et insignifiante à la violence gore d’opérette dans laquelle des acteurs has-been (Ron Perlman, éteint, Rupert Grint qui cachetonne comme il peut, Erika Sainte, vulgos à souhait) montrent surtout qu’ils n’ont pas envie d’être là ! Ça tombe bien, les spectateurs non plus !

 

11) ILS SONT PARTOUT! (2016, de Yvan Attal – France) Un film à sketches sur le thème brûlant de l’antisémitisme, si lourd et constamment dénué de rires qu’il en devient particulièrement gênant ! Malgré un casting prestigieux composé des cadors actuels de la comédie française (Poelvoorde, Bonneton, Boon, Damiens, Podalydès, Charlotte Gainsbourg et  euh… Popeck !?), Attal rate complètement sa cible, accumulant des vignettes désespérément pas drôles et des intermèdes chez un psy où le réalisateur / acteur se confesse en récitant des platitudes et des idées reçues sur sa judaïté comme si elles étaient paroles d’Évangile. Voilà donc un film qui, à notre sens, justifierait totalement la montée des extrémismes ! Bravo Yvan Attal !

 

Sans plus attendre, passons maintenant en revue les dix œuvres les moins brillantes sorties en 2015!

Cliquez sur le titre ou sur le lien en fin d’article pour lire nos critiques complètes…

 

 

 

10.

MORGAN

(MORGANE)

2016, de Luke Scott – USA

Scénario : Seth W. Owen

Avec Kate Mara, Anya Taylor-Joy, Toby Jones, Rose Leslie, Paul Giamatti, Jennifer Jason Leigh, Michelle Yeoh, Boyd Holbrook, Michael Yare, Vinette Robinson et Brian Cox

Directeur de la photographie : Mark Patten

Musique : Max Richter

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Le mythe du Prométhée post-moderne a connu d’innombrables illustrations à l’écran, de Frankenstein à Ex-Machina. Dans le genre, Morgan, de Luke Scott, est le film de trop, empruntant ses quelques idées passionnantes à des films supérieurs mais n’en développant aucune. Souffrant d’une banalité et d’une paresse d’exécution affligeantes, cette série B routinière ne se distingue pratiquement jamais de dizaines de séries B d’action sorties directement en vidéo, et ce, malgré un casting bien trop prestigieux pour être honnête.

 

NOTRE CRITIQUE DE MORGAN

 

 

9.

31

2016, de Rob Zombie – USA

Scénario : Rob Zombie

Avec Sheri Moon Zombie, Richard Brake, Malcolm McDowell, Meg Foster, Lawrence Hilton–Jacobs, Daniel Roebuck, Elizabeth Daily, Tracey Walter, Ginger Lynn, Lew Temple, Torsten Voges et Kevin Jackson

Directeur de la photographie : David Daniel

Musique : John 5

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Avec « 31 », annoncé – à tort – comme le film le plus brutal de son réalisateur, Rob Zombie nous propose une relecture d’ Intervilles avec des tronçonneuses à la place des vachettes. Mais le cinéaste / hard rockeur a malheureusement bien du mal à réinventer son cinéma, au point de nous proposer une triste parodie, beaucoup moins réussie mais tout aussi cynique, de ses œuvres précédentes.

 

NOTRE CRITIQUE DE 31

 

 

 

8.

TONI ERDMANN

2016, de Maren Ade – ALLEMAGNE

Scénario : Maren Ade

Avec Peter Simonischek, Sandra Hüller, Michael Wittenborn, Thomas Loibl, Trystan Pütter, Lucy Russell et Ingrid Bisu

Directeur de la photographie : Patrick Orth

Musique : Patrick Veigl

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Le buzz en provenance du festival de Cannes a souvent tendance à nous faire prendre des vessies pour des lanternes. Nouvel exemple flagrant, Toni Erdmann, insignifiante (bien que parfois touchante) comédie allemande balourde, interminable et visuellement atroce, encensée de par le monde par les hautes instances de la critique « professionnelle » et qui se retrouvera à coup sûr en bonne place dans les TOPS de fin d’année… A d’autres !  Toni Erdmann n’est, certes, pas une purge, mais il est le film de l’année dont le succès incompréhensible énerve le plus, notamment par le manque flagrant de maîtrise technique et de timing comique de sa réalisatrice.

 

NOTRE CRITIQUE DE TONI ERDMANN

 

 

 

7.

THE BFG

(LE BGG / LE BON GROS GEANT)

2016, de Steven Spielberg – USA

Scénario : Melissa Mathison, d’après le roman de Roald Dahl

Avec Mark Rylance, Ruby Barnhill, Penelope Wilton, Rebecca Hall, Rafe Spall et les voix de Bill Hader, Jemaine Clement et Adam Godley

Directeur de la photographie : Janusz Kaminski

Musique : John Williams

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Tout le monde a droit à l’erreur. Avec The BFG, tentative évidente de retrouver l’émotion provoquée en son temps par un certain E.T., Steven Spielberg se plante dans les grandes largeurs en oblitérant complètement la folie, l’humour et la noirceur du roman de Roald Dahl et en optant pour une approche visuelle 100% numérique d’une laideur franchement repoussante ! Désormais, Hook n’est plus le plus mauvais film de Mr. Spielberg…

 

NOTRE CRITIQUE DE THE BFG

 

 

 

6.

GODS OF EGYPT

 

2016, de Alex Proyas – USA

Scénario : Matt Sazama et Burk Sharpless

Avec Nikolaj Coster-Waldau, Gerard Butler, Geoffrey Rush, Brenton Thwaites, Courtney Eaton, Rufus Sewell, Elodie Yung, Bryan Brown, Emma Booth, Chadwick Boseman, Abbey Lee, Yaya Deng, et Bruce Spence

Directeur de la photographie : Peter Menzies, Jr.

Musique : Marco Beltrami

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Dépassé par les évènements, par un excès de niaiserie et un trop-plein d’images de synthèse hideuses et d’effets spéciaux atrocement ratés, Alex Proyas signe avec ce Gods of Egypt une catastrophe industrielle et financière aussi ennuyeuse que généreuse, nullissime en tous points malgré un esprit rafraîchissant de série B old school et beaucoup de bonnes intentions…

 

NOTRE CRITIQUE DE GODS OF EGYPT

 

 

 

5.

YOGA HOSERS

2016, de Kevin Smith – USA

Scénario : Kevin Smith

Avec Lily-Rose Depp, Harley Quinn Smith, Johnny Depp, Haley Joel Osment, Adam Brody, Ashley Greene, Justin Long, Genesis Rodriguez, Tyler Posey, Jennifer Schwalbach-Smith, Natasha Lyonne, Ralph Garman, Kevin Smith, Stan Lee, Jason Mewes, Sasheer Zamata, Kevin Conroy et Vanessa Paradis

Directeur de la photographie : James Laxton

Musique : Christopher Drake

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Infamie cinématographique inexplicable, Yoga Hosers est l’œuvre désinvolte d’un réalisateur autrefois génial, Kevin Smith, devenu cynique et méprisant son public, uniquement préoccupé à l’idée de se faire plaisir en donnant le premier rôle à sa fille, actrice pitoyable qu’il ridiculise malgré lui, et en accumulant les gags d’un autre âge et un visuel atroce. Comme expérience de cinéma, Yoga Hosers se reçoit comme une punition. Comme cadeau d’un père à sa fille, il relève de la maltraitance !

 

NOTRE CRITIQUE DE YOGA HOSERS

 

 

 

4.

LES VISITEURS : LA RÉVOLUTION

2016, de Jean-Marie Poiré – France / Belgique / République tchèque

Scénario : Christian Clavier et Jean-Marie Poiré

Avec : Christian Clavier, Jean Reno, Karin Viard, Franck Dubosc, Sylvie Testud, Marie-Anne Chazel, Alex Lutz, Stéphanie Crayencour, Véronique Boulanger, Pascal N’Zonzi, Lorant Deutsch, Nicolas Vaude, Frédérique Bel, Eric De Staercke, Jean-Luc Couchard, Urbain Cancelier, Julie-Marie Parmentier, Götz Otto et Christelle Cornil

Directeur de la photographie : Stéphane Le Parc

Musique : Eric Levi

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Une série Z à 25 millions d’euros aux allures de téléfilm roumain, destinée à remplir les poches et à grossir l’égo de Christian Clavier, ça vous tente ? Ringard et navrant d’un bout à l’autre, presque entièrement dénué de rires, Les Visiteurs 3 donne un bel aperçu, entre deux gags à base de crottin, des enterrements prochains de Jean Reno et de Jean-Marie Poiré. On a perdu l’appétit mais on a trouvé le niveau zéro de la comédie populaire française !

 

NOTRE CRITIQUE DES VISITEURS 3

 

 

 

3.

DIRTY GRANDPA

(DIRTY PAPY)

2016, de Dan Mazer – USA

Scénario : John M. Phillips

Avec Robert DeNiro, Zac Efron, Aubrey Plaza, Zoey Deutch, Jason Mantzoukas, Dermot Mulroney, Julianne Hough et Danny Glover

Directeur de la photographie : Eric Alan Edwards

Musique : Michael Andrews

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Depuis quelques années, nous avons appris à être patients et indulgents envers Robert De Niro et les errances de sa carrière dans la comédie. Mais ce Dirty Grandpa puéril et affligeant de nullité, l’une des pires atrocités commises sur pellicule en 2016, marque un véritable point de rupture avec celui qui fut le meilleur acteur de sa génération. Encore un comme ça et nous proposons qu’on lui confisque ses Oscars en guise d’avertissement !

 

NOTRE CRITIQUE DE DIRTY GRANDPA

 

 

 

2.

THE HISTORY OF LOVE

(L’HISTOIRE DE L’AMOUR)

2016, de Radu Mihaileanu – France / Roumanie / USA

Scénario : Radu Mihaileanu et Marcia Romano, d’après le roman de Nicole Krauss

Avec : Derek Jacobi, Sophie Nélisse, Gemma Arterton, Mark Rendall, Elliott Gould, Torri Higginson, Jamie Bloch et William Ainscough.

Directeur de la photographie : Laurent Dailland

Musique : Armand Amar

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Tentative grotesque de raconter une romance épique à travers les époques, The History of Love, le nouveau film de Radu Mihaileanu, se vautre dans les excès lacrymaux, dans l’hystérie et le mauvais goût. Personnages caricaturaux, récupération douteuse de la Shoah, acteurs en roue libre, actrices réduites à des emplois de potiches, trahison des thèmes passionnants du roman d’origine…  Comme nous, dites NON à l’amour !

 

NOTRE CRITIQUE DE THE HISTORY OF LOVE

 

 

 

Et le plus mauvais film de l’année est…

 

 

 

1.

SUICIDE SQUAD

2016, de David Ayer – USA

Scénario : David Ayer

Avec Will Smith, Jared Leto, Margot Robbie, Viola Davis, Cara Delevingne, Joel Kinnaman, Jay Hernandez, Jai Courtney, Adewale Akinnuoye-Agbaje, Karen Fukuhara, Common, Ezra Miller, Ike Barinholtz, Scott Eastwood, Adam Beach, Kenneth Choi et Ben Affleck

Directeur de la photographie : Roman Vasyanov

Musique : Steven Price

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Tous les espoirs placés dans Suicide Squad pour sauver l’univers DC après l’ennui profond généré par le mal-aimé Batman V. Superman, se voient réduits à néant par les interventions excessives d’un studio paniqué (Warner) ayant remonté, démonté et défiguré son film au point de le rendre si incohérent et mal foutu qu’il devrait être étudié dans les universités… ou détruit à tout jamais ! Les seuls que Suicide Squad feront rire… travaillent pour Marvel !

 

NOTRE CRITIQUE DE SUICIDE SQUAD

 

 

 

Mauvais points à distribuer (en vrac) à : BEN-HUR (de Timur Bekmambetov), ZOOLANDER 2 (de Ben Stiller), INDEPENDENCE DAY : RESURGENCE (de Roland Emmerich), REMEMBER (d’Atom Egoyan), ALLIED (ALLIES) (de Robert Zemeckis), OFFICE CHRISTMAS PARTY (JOYEUX BORDEL) (de Josh Gordon et Will Speck), BAD SANTA 2 (de Mark Waters), UN HOMME A LA HAUTEUR (de Laurent Tirard), PENSION COMPLETE (de Florent-Emilio Siri), GAZ DE FRANCE (de Benoît Forgeard), THE DIVERGENT SERIES : ALLEGIANT (DIVERGENTE 3 : AU-DELÀ DU MUR) (de Robert Schwentke), POINT BREAK (d’Ericson Core), MIKE AND DAVE NEED WEDDING DATES (HORS CONTRÔLE) (de Jake Szymanski), LES PREMIERS, LES DERNIERS (de Bouli Lanners), ROCK THE KASBAH (de Barry Levinson), MOKA (de Frédéric Mermoud), DADDY’S HOME (de Sean Anders), CENTRAL INTELLIGENCE (AGENTS PRESQUE SECRETS) (de Rawson Marshall Thurber), DEADPOOL (de Tim Miller), LONDON HAS FALLEN (LA CHUTE DE LONDRES) (de Babak Najafi), JACK REACHER : NEVER GO BACK (d’Edward Zwick), BAD MOMS (de Jon Lucas et Scott Moore), L’ODYSSEE (de Jérôme Salle), IRIS (de Jalil Lespert), BRICE 3 (de James Huth) et ASSASSIN’S CREED (de Justin Kurzel).

 

 

Dossier rédigé par Grégory Cavinato

Membre de l’U.P.C.B. (Union de la Presse Cinématographique Belge)

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