Bilan 2015 : TOP 20 des Meilleurs Films de l’année

Retrouvez notre FLOP 20 des pires films de 2015

 

Retrouvez également notre TOP 20 des meilleurs films de l’année dernière…

 

L’année 2015 n’a pas démérité en matière d’œuvres de qualité, d’autant plus qu’elle nous aura valu trois apparitions de la divine Jessica Chastain sur nos écrans : en épouse manipulatrice dans A Most Violent Year, en cosmonaute fan de disco dans The Martian et en furie incestueuse dans Crimson Peak… Que du bonheur !

 

Jessica

 

Que du bonheur… ou presque! 2015 confirme une tendance désolante, le chemin de croix désormais habituel pour le cinéphile aventureux, désireux de trouver une salle programmant certaines œuvres qu’il attend avec impatience, dont la presse internationale s’est fait l’écho, mais qui restent désespérément inédites dans nos salles : Ex Machina (de Alex Garland), Sea Fog (de Shim Sung-Bo), The Guest (de Adam Wingard), Hard Day (de Seong-hoon Kim), Absolutely Anything (de Terry Jones), Love & Mercy (de Bill Pohlad), Blackhat (de Michael Mann), Blind (de Eskil Vogt), A Girl Walks Home Alone At Night (de Ana Lily Amirpour), Cop Car (de Jon Watts), Equals (de Drake Doremus), Honeymoon (de Leigh Janiak), Knock Knock (de Eli Roth), Legend (de Brian Helgeland), 99 Homes (de Ramin Fahrani), The Program (de Stephen Frears), The Skeleton Twins (de Craig Johnson), Strangerland (de Kim Farrant), Tale of Tales (de Matteo Garrone), Trainwreck (de Judd Apatow), True Story (de Rupert Goold), A Walk in the Woods (de Ken Kwapis), Welcome To Me (de Shira Piven) ou encore Z For Zachariah (de Craig Zobel)… des films de prestige, parfois avec des grandes stars, pour la plupart sortis avec succès, parfois même primés à l’international… mais invisibles en Belgique !

 

La politique de distribution dans les salles du Plat Pays est donc à repenser totalement ! On nous prive de ces œuvres de qualité mais pour laisser la place à qui ? Aux films de Kev Adams, à une kyrielle de comédies françaises bas de plafond, aux aventures interminables des superhéros Marvel, aux « Minions » et à un cinéma belge de plus en plus momifié dans ses postures intello et pseudo-absurde. Un cinéma national à la mentalité indéfendable, qui s’aliène de plus en plus le public qui préfère rester chez lui… Netflix, la VOD et le téléchargement sur le net sont désormais des pratiques incontournables afin de lutter contre ce « trop-plein » de films de inédits, bien plus que le commerce du dvd et surtout du Blu-Ray (qui reste pourtant à ce jour le meilleur support pour visionner des films à la maison), en baisse au point où de nombreux éditeurs font faillite, privant les collectionneurs de pièces indispensables. Une fois de plus, il nous faut constater le fossé regrettable qui se creuse entre les « gros » films (qui monopolisent nos écrans) et les « petits », sans laisser la possibilité aux films intermédiaires d’exister… Il est de plus en plus évident que les meilleurs « films » du moment désertent nos salles pour se retrouver à la télévision, sous la forme de séries et mini-séries exceptionnelles, comme le prouve le succès d’œuvres comme Sherlock, House Of Cards, Hannibal, The Walking Dead, Games of Thrones, Fargo ou Penny Dreadful, des séries qui contiennent dans leur ADN bien plus de « cinéma » que ce que nous voyons pargois sur nos grands écrans.

 

Mais le cinéphile, le vrai, préférera toujours voir ses films en salles. C’est donc une fois de plus grâce aux festivals qu’il peut se « rattraper » et découvrir des œuvres dont il n’aurait jamais entendu parler par le circuit de distribution traditionnel. Remercions donc les organisateurs du BIFFF et du Festival OffScreen, qui ont une fois de plus su satisfaire à nos besoins avec des éditions exceptionnelles. C’est désormais inévitable : vous n’aurez peut-être jamais entendu parler de certains films figurant dans notre TOP 2015, raison de plus pour tenter de les découvrir!…

 

Par contre, ce n’est pas l’édition 2015 du Festival de Cannes, particulièrement pauvre, qui est venue combler nos attentes. Sa Palme d’Or, Dheepan, film social dans l’air du temps sur la crise des migrants (on peut penser à un vote attribué davantage par bienpensance que pour les réelles qualités du film) est l’œuvre la moins réussie à ce jour dans la riche filmographie de Jacques Audiard… La presse s’est également extasiée sur la soit-disant puissance du Fils de Saul (Saul Fia), drame sur fond d’holocauste, suite d’interminables plans-séquences et de gros plans suivant un homme tentant de donner une sépulture décente à son fils au sein d’un camp d’extermination. Beau sujet… Or, peu de journalistes ont fait remarquer que la structure du film de Laszlo Nemes (qui ne manquera pas d’être primé dans toutes les grandes cérémonies du cinéma) s’apparente à celle d’un jeu vidéo : le héros doit sans cesse passer d’un niveau à l’autre, acquérir un objet pour passer au niveau suivant… Cette construction inutile, sous prétexte de traiter d’un thème « important » et noble, vide l’œuvre de toute émotion et d’implication émotionnelle et ce, malgré un travail remarquable sur le hors-champ et sur le son…

 

Les magiciens de Pixar nous ont offert deux films cette année : Inside Out (Vice Versa), qui fut très bien reçu et The Good Dinosaur (Le Voyage d’Arlo), leur premier échec au box-office. Malgré les indéniables qualités de ces deux œuvres très différentes, elles ne se retrouvent pas dans notre classement. On ne peut que constater que, depuis le rachat de Pixar par l’empire Disney, leurs films ont quelque peu perdu de leur esprit frondeur pour s’orienter vers une approche beaucoup plus classique, moins folle, moins originale. Si Inside Out est une incontestable réussite, il ne va jamais au bout de son concept génial : on compte durant tout le film les occasions manquées au niveau des gags, de l’humour et de l’émotion… dans un film qui en contient pourtant déjà une bonne dose! Pixar reste donc un gage de qualité mais leurs nouveaux films, depuis Brave (Rebelle) ont une inquiétante tendance à rentrer dans le rang.

 

 

Avant de passer à notre Top 10, passons en revue les 10 lauréats suivants, qui n’ont pas démérité…

 

11-20

 

20) CRIMSON PEAK (2015, de Guillermo Del Toro) : Magnifique hommage rendu par le maître du conte fantastique moderne à tout un pan des ses influences thématiques et formelles (les écrits d’Henry James et d’Edgar Allan Poe, Les Innocents de Jack Clayton, Rebecca, d’Alfred Hitchcock et The Haunting, de Robert Wise, parmi d’autres), la romance gothico-horrifique du réalisateur de L’Echine du Diable n’a pas trouvé son public. Le récit, très (trop ?) classique, a beau manquer de réelles surprises, Crimson Peak regorge néanmoins de visions fantastiques inoubliables et fascine par son immense décor principal, le manoir gigantesque et pourrissant d’Allerdale Hall, s’enfonçant lentement dans un océan d’argile, où les fantômes se réveillent et les murs saignent. En sœur jalouse, incestueuse et psychopathe de Tom Hiddleston, Jessica Chastain nous terrifie autant qu’elle nous charme.

 

19) BIRDMAN (2014, de Alejandro Gonzalez-Iñarritu) : Discours acerbe sur l’uniformisation du cinéma hollywoodien et sur le microcosme de Broadway, ainsi qu’une réflexion sur l’utilité de la création artistique dans un monde aussi superficiel que le notre, Birdman fascine par le dialogue mental entre un acteur has-been (Michael Keaton dans la performance de sa vie) et son alter-ego invisible (le super-héros qu’il interprétait autrefois.) Pour mettre en scène ce dialogue imaginaire, Iñarritu redouble d’inventivité et nous propose une œuvre à la forme exceptionnelle, que ce soit par sa musicalité (Birdman est un film très « jazz »), par sa prouesse d’un plan séquence continu d’1h41 nous permettant d’entrer de plein pied dans l’urgence de la situation ou par la qualité de son casting (Edward Norton, Naomi Watts, Emma Stone, Zach Galifianakis…) Très drôle, parcouru de visions tantôt magiques, tantôt réellement dérangeantes, Birdman est une expérience cinématographique inédite, égale à nulle autre, malgré – et c’est bien là le seul reproche qu’on peut lui faire – une vision parfois un peu trop caricaturale du cinéma à grand spectacle…

 

18) WHIPLASH (2014, de Damien Chazelle) : A partir d’un canevas classique de film sportif, Damien Chazelle crée un véritable chef d’œuvre de tension dramatique dont on sort, comme son héros, absolument lessivé. J.K. Simmons (dont il était grand temps qu’il soit connu du grand public) terrifie en version « professeur de musique » du Sergent de Full Metal Jacket. A l’instar de Birdman, Whiplash s’interroge lui aussi sur l’utilité de la création artistique dans un monde superficiel où la médiocrité ne cesse d’être récompensée et encouragée.

 

17) THE DUKE OF BURGUNDY (2014, de Peter Strickland) : Mystérieux, elliptique mais également sensuel, coquin et tendre, le nouveau film de Peter Strickland, réalisateur de Berberian Sound Studio, ne dévoile pas facilement ses secrets dans cet hommage au cinéma de Jess Franco. Mais pour peu que l’on se laisse glisser dans cet univers pictural riche, érotique et déroutant, l’expérience est unique.

 

Retrouvez ICI notre critique complète de The Duke Of Burgundy

 

16) SICARIO (2014, de Denis Villeneuve) : Thriller sombre, intense et particulièrement nerveux, le nouveau film du prodige canadien Denis Villeneuve (Incendies, Prisoners, Enemy) s’intéresse à la politique de la Guerre contre les cartels de la drogue à la frontière entre les Etats-Unis et le Mexique, par l’intermédiaire d’une jeune recrue du F.B.I (la fantastique Emily Blunt) embarquée malgré elle dans une croisade où les héros et les ennemis ne sont pas forcément ceux que l’on croit. Emily Blunt apporte l’humanité nécessaire à un monde qui en est dénué, mais c’est Benicio Del Toro, doux puis sadique, qui remporte les suffrages dans le rôle d’un agent au passé trouble, dont les actes qu’il commet dans un troisième acte d’un nihilisme ahurissant resteront longtemps gravés dans les mémoires.

 

15) MISSION : IMPOSSIBLE – ROGUE NATION (2015, de Christopher McQuarrie) : le film le plus ouvertement « hitchcockien » de la série, ce cinquième épisode s’avère, de loin, le meilleur. Christopher McQuarrie (qui réalisera le 6) réussit à ressusciter l’esprit de l’épatante série des années 60-70 tout en proposant une imagerie et des scènes de suspense (la longue scène de l’opéra) d’une classe folle. Tom Cruise, Jeremy Renner, Simon Pegg, Alec Baldwin et compagnie ont beau faire de leur mieux, ils se font tous voler la vedette par l’affolante Rebecca Ferguson, LA femme fatale de 2015. Avec tout le respect que nous devons à Spectre (la nouvelle aventure de l’agent 007, au sujet très similaire), Rogue Nation reste sans le moindre doute LE film d’espionnage et d’action le plus excitant de l’année !

 

14) SUBURRA (2015, de Stefano Sollima) : Après les années de plomb, l’Italie est plongée dans les années corruption dans cette implacable saga politico-policière. A l’approche de la démission du Pape Benoît XVI, vécue par Rome comme une véritable apocalypse, un député véreux et obsédé sexuel (l’intense Pierfrancesco Favino) se retrouve impliqué dans une sombre histoire de meurtres et de chantages. Témoin d’une énergie nouvelle au sein du cinéma de genre italien, Suburra, du réalisateur des séries Romanzo Criminale et Gomorrah (par ailleurs fils du grand Sergio Sollima qui nous a quittés en juillet), épate par sa brutalité sans concessions, par la qualité d’un scénario-puzzle donnant des rôles à parts égales à de très nombreux personnages (tous pourris, tous fascinants) et par le soin spécialement apporté aux rôles féminins (interprétés par Greta Scarano et Giulia Gorietti), prostituées et junkies certes, mais toujours plus humaines et rusées que leurs alter-egos masculins. En prime : Jean-Hugues Anglade déguisé en cardinal !

 

13) AMY (2015, de Asif Kapadia) : Loin du documentaire opportuniste (à la « This is It ») que l’on pouvait craindre, Amy nous raconte l’histoire d’une jeune femme fragile, au talent immense, détruite à 27 ans par la gloire et les excès. Après son documentaire sur Ayrton Senna, le réalisateur Asif Kapadia met l’accent sur la personnalité trop méconnue d’Amy Winehouse autant que sur ses chansons. Le résultat : on regrette davantage la mort de cette femme attachante, au mal de vivre incurable que la disparition d’une voix néanmoins unique dans les annales du jazz.

 

Retrouvez ICI notre critique complète de Amy

 

12) THE MARTIAN (SEUL SUR MARS) (2015, de Ridley Scott) : Surprise ! En lieu et place du survival spatial que l’on attendait, Ridley Scott, ce vieux farceur, nous propose le feel-good movie de l’année. Plus encore qu’avec ses capacités scientifiques non-négligeables, l’impayable botaniste incarné par Matt Damon, coincé comme un couillon sur la planète Mars en attendant d’être récupéré par son équipage pendant que la NASA débat longuement à propos de son sort, se débrouille pour survivre tant bien que mal… avec son sens de l’humour, des pommes de terre et de la musique disco ! ABBA sur Mars, il fallait y penser ! Un divertissement de grande qualité qui démontre qu’un grand réalisateur peut nous offrir un film « mineur » bien plus réussi que lorsqu’il s’attaque à des projets plus sérieux, comme Ridley Scott l’avait fait l’année dernière avec son pesant Exodus : Gods and Kings.

 

11) STAR WARS, EPISODE VII : THE FORCE AWAKENS (STAR WARS, EPISODE VII : LE REVEIL DE LA FORCE) (2015, de J.J. Abrams) : Oubliez les grincheux et les cyniques qui soulignent le caractère répétitif d’un scénario « remake » du film de 1977. L’Episode 7, attendu par toute la planète comme le Messie, est une Madeleine de Proust, certes, mais également une vraie merveille en termes de narration, de caractérisation des personnages, d’action, d’humour et d’émotion. Harrison Ford ne s’est pas amusé comme ça sur un écran de cinéma depuis le milieu des années 90 et les petits nouveaux (Daisy Ridley, Adam Driver, John Boyega, Oscar Isaac) s’avèrent tous excellents ! Mais ce qui marque par dessus tout, c’est cette incroyable sensation de se retrouver à nouveau en 1977, de revisiter une galaxie très très lointaine (parfois très proches des univers créés par Jim Henson), certes familière, mais d’une richesse picturale et émotionnelle restée intacte et dont les « prequels » (1999-2005) de sinistre mémoire n’avaient jamais su retrouver l’aspect tangible. Certes, The Force Awakens n’est pas parfait : John Williams est en petite forme et quelques frustrations subsistent. Mais ce serait oublier un peu trop vite qu’aucun des films de ce gigantesque soap opéra de l’espace ne l’était. Star Wars est de retour en grande forme. Avec élégance, enthousiasme, beaucoup de talent et surtout – beaucoup de cœur – J.J. Abrams a réveillé nos âmes d’enfants. BB-8 rules !!!

 

 

Sans plus attendre, passons maintenant en revue les dix œuvres les plus brillantes sorties en 2015!

Cliquez sur le titre ou sur le lien en fin d’article pour lire nos critiques complètes…

 

 

 

10.

STARRY EYES

 

2014, de Kevin Kolsch et Dennis Widmyer

Scénario : Kevin Kolsch et Dennis Widmyer

Avec Alex Essoe, Amanda Fuller, Noah Segan, Fabianne Therese, Shane Coffey, Natalie Castillo, Pat Healy et Maria Olsen

Directeur de la photographie : Adam Bricker

Musique : Jonathan Snipes

Starry Eyes

 

Portrait inquiétant et atrocement triste d’une génération égocentrique qui passe son temps à se regarder dans le miroir, d’une jeune femme mal dans sa peau et du sacro-saint rêve hollywoodien, Starry Eyes, à cheval entre les univers de David Cronenberg, David Lynch, Roman Polanski et Darren Aronofsky (avec une dégradation physique rappelant Requiem For a Dream), prouve de la manière la plus douloureuse que le cinéma horrifique novateur n’est pas encore mort! Il a juste une drôle d’odeur…

 

 

NOTRE CRITIQUE DE STARRY EYES

 

 

 

 

 

9.

GOODNIGHT, MOMMY

 

2014, de Severin Fiala et Veronika Franz – AUTRICHE

Scénario : Severin Fiala et Veronika Franz

Avec Susanne Wuest, Elias Schwarz et Lukas Schwarz

Directeur de la photographie : Martin Gschlacht

Musique : Olga Neuwirth

Goodnight Mommy

 

Comme l’ont prouvé Igor et Grishka Bogdanoff, rien n’est plus terrifiant que des jumeaux maléfiques. Chef d’œuvre horrifique du cinéma autrichien, Goodnight, Mommy en est la nouvelle preuve. Il s’agit surtout d’une oeuvre d’une élégance folle, d’une complexité diabolique, d’une violence traumatisante, transcendée par un sens de la poésie envoûtant.

 

 

NOTRE CRITIQUE DE GOODNIGHT, MOMMY

 

 

 

 

 

8.

HARD DAY

 

2014, de Seong-hoon Kim – COREE DU SUD

Scénario : Seong hoon-Kim et Hae-jun Lee

Avec Sun-kyun Lee, Man-shik Jeong, Jin-Woong Jo, Dong-Young Kim, Dong-mi Shin et Jeong-geun Sin

Directeur de la photographie : Tae-Sung Kim

Musique : Young-Jin Mok

Hard Day

 

Mêlant humour noir et action à une intrigue multipliant les idées constamment surprenantes et à des dialogues comiques d’anthologie, Hard Day, petite perle de comédie sanglante dans le style des Frères Coen ou du Kiss Kiss Bang Bang de Shane Black, est la nouvelle preuve de la bonne santé ébouriffante du nouveau cinéma coréen.

 

 

NOTRE CRITIQUE DE HARD DAY

 

 

 

 

 

7.

BLACK MASS

(STRICTLY CRIMINAL)

 

 

2015, de Scott Cooper – USA

Avec Johnny Depp, Joel Edgerton, Benedict Cumberbatch, Kevin Bacon, Julianne Nicholson, Dakota Johnson, Juno Temple, Corey Stoll, Adam Scott, Rory Cochrane, Jesse Plemons, Peter Sarsgaard et David Harbour

Scénario : Mark Mallouk, Jez Butterworth, d’après le livre de Dick Lehr et Gerard O’Neill

Directeur de la photographie : Masanobu Takayanagi

Musique : Junkie XL

Black Mass

 

Johnny Depp se déguise une fois de plus, cette fois dans un polar impitoyable en forme de conte désespéré sur la corruption morale. Avec ses dents pourries et ses yeux bleu clair perçants, l’acteur incarne le gangster Whitey Bulger comme un démon sans âge, à l’aura fantomatique. Terrifiant et monstrueux, Depp trouve dans Black Mass son meilleur rôle depuis belle lurette, dans une œuvre tendue qui fait la part belle aux joutes verbales et à un casting prestigieux. De quoi nous faire oublier Mortdecai

 

 

NOTRE CRITIQUE DE BLACK MASS

 

 

 

 

 

6.

 THE BABADOOK

(MISTER BABADOOK)

 

2014, de Jennifer Kent – AUSTRALIE

Scénario : Jennifer Kent

Avec Essie Davis, Noah Wiseman, Daniel Henshall, Hayley McElhinney et Barbara West

Directeur de la photographie : Radoslaw Ladczuk

Musique : Jed Kurzel

The Babadook

 

Le mythe éternel du croquemitaine est réinventé dans le premier film de l’australienne Jennifer Kent, qui nous prouve une fois de plus que les meilleurs films d’horreur sont ceux qui mettent en scène des personnages crédibles et ancrés dans la réalité. Terrible histoire de maltraitance et d’abandon, The Babadook est également le film fantastique le plus effrayant depuis belle lurette! If it’s in a word, or it’s in a look, you can’t get rid of the Babadook!…

 

 

NOTRE CRITIQUE DE THE BABADOOK

 

 

 

 

 

5.

 WHAT WE DO IN THE SHADOWS

(VAMPIRES EN TOUTE INTIMITE)

 

2014, de Jemaine Clement et Taika Waititi – Nouvelle Zélande

Avec Jemaine Clement, Taika Waititi, Jonathan Brugh, Cori Gonzalez-Macuer, Stu Rutherford, Ben Fransham et Elena Stejko

Scénario : Jemaine Clement et Taika Waititi

Directeur de la photographie : Richard Buck et D.J. Stipsen

Musique : Plan 9

What We Do in the Shadows

 

 

« Documenteur » à l’humour irrésistible réalisé par le duo néo-zélandais Jemaine Clement / Taika Waititi (de la série Flight of the Conchords), What We Do in the Shadows, déjà culte, prouve de manière fulgurante, avec panache et une avalanche de gags hilarants, qu’humour et horreur font parfois bon ménage. Shaun of the Dead a trouvé son digne successeur…

 

 

NOTRE CRITIQUE DE WHAT WE DO IN THE SHADOWS

 

 

 

 

 

4.

HAEMOO

(SEA FOG – LES CLANDESTINS)

 

2014, de Shim Sung-bo – COREE DU SUD

Scénario : Shim Sung-bo et Bong Joon-ho

Avec Kim Yun-seok, Park Yoo-chun, Han Ye-ri, Mun Seong-kun, Kim Sang-ho et Lee Hee-jun

Directeur de la photographie : Hong Kyung-pyo

Musique : Jeong Jae-il

Sea Fog

 

Non ce n’était pas radeau / de la Méduse ce bateau… mais presque ! Drame maritime produit et co-écrit par Bong Joon-ho, dont la personnalité (humour noir, vision pessimiste et cynique de l’humanité) imprègnent l’image, Sea Fog fait un constat terriblement inquiétant de l’âme coréenne, en examinant avec une violence glaçante et un suspense à couper au couteau les pulsions réprimées de protagonistes mâles peu reluisants.

 

 

NOTRE CRITIQUE DE HAEMOO (SEA FOG – LES CLANDESTINS)

 

 

 

 

 

3.

 EX MACHINA

 

2015, de Alex Garland – UK

Avec Alicia Vikander, Oscar Isaac, Domhnall Gleeson et Sonoya Mizuno

Scénario : Alex Garland

Directeur de la photographie : Rob Hardy

Musique : Geoff Barrow et Ben Salisbury

Ex Machina

 

Récit de folie et d’orgueil à la « Frankenstein », situé dans un univers robotique à la Blade Runner et proposant un jeu du chat et de la souris hitchcockien, Ex Machina, premier film du scénariste et romancier Alex Garland, est une oeuvre stylisée, élégante, tendue, cérébrale et sacrément passionnante, qui nous propose en prime de faire connaissance avec la délicieuse « Ava » (Alicia Vikander), le robot le plus affolant de l’histoire du cinéma…

 

 

NOTRE CRITIQUE DE EX MACHINA

 

 

 

 

 

2.

A MOST VIOLENT YEAR

 

2014, de J.C. Chandor – USA

Scénario : J.C. Chandor

Avec Oscar Isaac, Jessica Chastain, Albert Brooks, David Oyelowo, Alessandro Nivola, Elyes Gabel, Catalina Sandino Moreno, David Margulies, Glenn Fleshler et Jerry Adler.

Directeur de la photographie : Bradford Young

Musique : Alex Ebert

A Most Violent Year

 

Honteusement oublié dans la liste des nominations aux Oscars, A Most Violent Year, sorti chez nous en janvier 2015 est un thriller de haute volée qui, grâce à deux acteurs au sommet de leur art (Oscar Isaac et Jessica Chastain – qui rappellent le couple Al Pacino / Diane Keaton), un scénario exceptionnel et un réalisateur prodige (J.C. Chandor), retrouve l’esprit et l’audace des meilleurs polars américains des années 70.

 

 

NOTRE CRITIQUE DE A MOST VIOLENT YEAR

 

 

 

 

 

1.

 MAD MAX : FURY ROAD

 

2015, de George Miller – Australie / USA

Scénario : George Miller, Brendan McCarthy et Nico Lathouris

Avec Tom Hardy, Charlize Theron, Nicholas Hoult, Hugh Keays-Byrne, Rosie Huntington-Whiteley, Zoe Kravitz, Riley Keough, Abbey Lee, Courtney Eaton et Nathan Jones

Directeur de la photographie : John Seale

Musique : Junkie XL

Mad Max Fury Road

Opéra de la barbarie, symphonie de la vitesse et de la destruction, paroxysme de la rencontre violente entre la chair et le métal, spectacle de cirque complètement fou, expérience viscérale, excessive, punk-rock et purement cinématographique, Mad Max : Fury Road est la somme de tout le cinéma d’un Dieu de la mise en scène, George Miller, qui réinvente, transcende et dépoussière un univers de 35 ans qui n’a pas pris une ride. Le chef d’œuvre de l’année et des 50 années qui viennent !…

 

 

NOTRE CRITIQUE DE MAD MAX : FURY ROAD

 

 

 

 

Mentions « très bien » attribuées également (en vrac) à :

 

WHILE WE’RE YOUNG (de Noah Baumbach), BRIDGE OF SPIES (LE PONT DES ESPIONS) (de Steven Spielberg), L’HERMINE (de Christian Vincent), THE GUEST (de Adam Wingard), CAROL (de Todd Haynes), THE VOICES (de Marjane Satrapi), FRANKENSTEIN (de Bernard Rose), VICTORIA (de Sebastian Schipper), IRRATIONAL MAN (L’HOMME IRRATIONNEL) (de Woody Allen), THE GIFT (de Joel Edgerton), FAULTS (de Riley Stearns), UN HOMME IDEAL (de Yann Gozlan), MUSARANAS (SHREW’S NEST) (de Juanfer Andrés et Esteban Roel), A PIGEON SAT ON A BRANCH, REFLECTING ON EXISTENCE (de Roy Andersson), IN ORDER OF DISAPPEARANCE (de Hans Petter Moland), KRAMPUS (de Michael Dougherty) et LA VIE TRES PRIVEE DE MONSIEUR SIM (Michel Leclerc.)

 

 

Pas vus à temps :

 

THE HATEFUL EIGHT (LES HUIT SALOPARDS) (de Quentin Tarantino), THE BIG SHORT (THE BIG SHORT : LE CASSE DU SIECLE) (de Adam McKay), SPOTLIGHT (de Tom McCarthy), CREED (de Ryan Coogler) et THE REVENANT (de Alejandro Gonzalez Iñarritu.)

 

 

Dossier rédigé par Grégory Cavinato

Membre de l’U.P.C.B. (Union de la Presse Cinématographique Belge)

 

6 Responses to Bilan 2015 : TOP 20 des Meilleurs Films de l’année

  1. Pingback: [TRANS] 151221 ACTION CUT’s Review 2015 : TOP 20 THE BEST FILMS OF THE YEAR – 4. Haemoo | JYJ3

  2. Djia M. says:

    Excellent, merci!

  3. Gros boulot, Grégory !

    Je te rejoins sur pas mal de films mais confesse en avoir raté quelques-uns quand même, parmi ceux que tu as choisi de mettre en avant dans cet alléchant Top 20 de 2015.

    À vite !

    Jean-Phi

    • Toursiveu says:

      Merci Jean-Philippe. Beaucoup de films vus au BIFFF en 2015, une édition exceptionnelle! Maintenant tu peux te rattrapper et découvrir ceux que tu avais raté!
      A très bientôt!

      G.

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