Bilan 2015 : FLOP 20 des Pires Films de l’année

Retrouvez ici notre TOP 20 des meilleurs films de 2015

 

Retrouvez également notre FLOP 20 de l’année dernière…

 

Avant de passer à notre Top 10, passons en revue les 10 cancres suivants…

 

11-20 FLOP

 

 

20) UNBROKEN (INVINCIBLE) (2014, Angelina Jolie) : Impressionnant d’un point de vue visuel et par sa reconstitution historique, l’histoire édifiante de Louis Zamperini (Jack O’Connell), survivant des pires atrocités de la Seconde Guerre Mondiale (perdu 47 jours en mer sans nourriture, puis enfermé et torturé dans divers camps de concentration) nous est narrée sans le moindre point de vue par sa réalisatrice. Film illustratif mais sans la moindre émotion ou la moindre chose à dire sur le sujet abordé, Unbroken est une jolie coquille vide, que les Frères Coen (appelés au dernier moment pour réécrire le scénario) n’ont pas su sauver de l’inertie. Nous quittons la salle avec la désagréable impression de ne pas en savoir plus sur la personnalité du héros que nous venons de suivre pendant 2h20.

 

19) SAN ANDREAS (2015, Brad Peyton) : Un bon gros blockbuster des familles avec plein de tremblements de terre, façon Roland Emmerich! Chouette !… Sauf que San Andreas est un film-catastrophe de la pire espèce, qui ferait passer 2012 pour La Tour Infernale : réactionnaire (l’horrible ex-femme est sacrifiée par le héros pour sauver sa gentille épouse), régulièrement idiot (les actions du héros vont régulièrement à l’encontre du bon sens), bourré d’invraisemblances, de clichés et de personnages détestables… Certes, les effets spéciaux du film de Brad Peyton s’avèrent absolument exceptionnels et nous proposent de belles visions destruction ! Mais malgré toute notre sympathie pour Dwayne Johnson, San Andreas n’arrivera pas à nous convaincre que le héros qu’il incarne, subitement transformé en « Aquaman », est capable de retenir son souffle et de nager sous l’eau pendant 20 bonnes minutes pour s’en aller sauver sa fille… Il y a une nette différence entre jouer sur la suspension de l’incrédulité du spectateur et le prendre pour un idiot…

 

18) REGRESSION (2015, Alejandro Amenabar) : Nous aimons beaucoup Alejandro Amenabar (The Others) mais force est de constater que son grand retour, après 6 ans d’absence et l’échec de son excellent péplum Agora, est un véritable pétard mouillé. Emma Watson est victime de viols répétés (hors champ, je vous rassure) dans la secte à laquelle appartient sa famille d’illuminés et Ethan Hawke est le flic chargé de l’enquête. Les thèmes sont passionnants et l’idée de renvoyer dos à dos science et religion est bien vue. Mais ces idées sont particulièrement mal exploités, notamment parce qu’un personnage dévoile le pot aux roses (il s’agit d’un film « à twist ») dès le début du film ! A quoi bon rester pour voir le reste ?… L’intrigue, procédurière, maladroite et digne d’une série télévisée quelconque, gâche ce qui aurait pu donner un grand thriller fantastique.

 

17) SINISTER 2 (2015, Ciaran Foy) : Sinister 2 tombe dans le piège de nombreuses suites du cinéma d’horreur, qui consiste à expliquer en détails toutes les arcanes du mystère du film original, annihilant ainsi tout ce qui faisait l’intérêt du concept initial et tout sentiment de terreur. Reprenant l’idée des bobines de films horrifiques (moins originales et plus outrancièrement gore que dans le film précédent) et des enfants maléfiques sous l’emprise du démon Bughuul (un croquemitaine très mal exploité à l’écran), cette énième production de Jason Blum ne fait jamais peur, ne réserve aucune surprise et pâtit de la présence de deux acteurs principaux (James Ransone, unique rescapé du premier et la belle Shannyn Sossamon, presque méconnaissable) très peu concernés.

 

16) AMERICAN ULTRA (2015, Nima Nourizadeh) : On pensait s’amuser à retrouver le duo Jesse Eisenberg / Kristen Stewart après leur première collaboration dans la géniale comédie romantique Adventureland. Ils se retrouvent malheureusement embarqués dans un film bancal et pas très finaud, qui ne sait jamais choisir entre comédie et action, avec pour conséquence des gags pas drôles et de l’action filmée de manière paresseuse, sans la moindre originalité ou idée fraîche. Dans leurs rôles de glandeurs fumeurs de joints amnésiques, en fait d’anciens super-agents de la C.I.A. « réactivés » pour les besoins du scénario, les deux acteurs ne convainquent jamais : Stewart est invisible et son rôle ne sert à rien d’autre que de jouer les potiches de service et Eisenberg, hautement antipathique, ne convainc absolument pas en « action star »… On se console en espérant que leur troisième collaboration, dans le Woody Allen prévu pour 2016 sera un meilleur cru.

 

15) A LITTLE CHAOS (THE KING’S GARDENS / LES JARDINS DU ROI) (2014, Alan Rickman) : Sous le règne de Louis XIV, Sabine de Barra (Kate Winslet, incarnant un personnage fictif) est une paysagiste assignée à la création (urgente) de la salle de bal extérieure du Château de Versailles, en vue de somptueuses festivités. Courtisée par André Le Nôtre (Matthias Schoenaerts), charmée par le Roi en personne (Alan Rickman, également réalisateur), elle se retrouve au centre des intrigues et des jalousies de la Cour et son projet se voit malmené par une rivale amoureuse. Terriblement académique, mièvre, inerte et profondément ennuyeux, le deuxième film réalisé par Alan Rickman prend beaucoup trop de libertés avec la vérité historique pour être honnête (une artiste libre à la Cour du Roi est un concept qui ne tient pas la route) et est handicapé par la performance centrale de Kate Winslet, odieuse envers tous ses partenaires et qui ne cherche jamais à gagner notre sympathie. Un sacré ratage vu le pédigrée du casting…

 

14) THE WOMAN IN BLACK 2 : ANGEL OF DEATH (LA DAME EN NOIR 2 : L’ANGE DE LA MORT) (2014, Tom Harper) : La terrible fantômette vêtue de noir frappe encore, cette fois 30 ans après ses premiers exploits, dans le contexte de la Seconde Guerre Mondiale. Une fois de plus, motivée par la mort de ses propres enfants, qui lui furent enlevés lorsqu’elle fut internée en asile psychiatrique, elle pousse d’autres marmots à se suicider, dans des décors (un château à l’abandon, un bunker) qui suintent la mort. Mais le film de Tom Harper, plombé par un rythme assommant et une romance très « roman Harlequin », s’avère très vite être le film fantastique le plus mou et statique de mémoire de cinéphile. Plus problématique, les effets horrifiques sont tellement prévisibles que les meurtres, seule raison valable de se déplacer (en l’absence d’acteurs dignes de ce nom) n’ont absolument aucun impact et ne provoquent jamais la peur. The Woman in Black 2 est un film que l’on a déjà oublié dès qu’apparaît le générique de fin. L’exact opposé du film original de James Watkins, en somme…

 

13) NOS FEMMES (2015, Richard Berry) : Richard Berry tente ici, en toute évidence, de réitérer le succès du Dîner de Cons avec ses trois vieux amis (Daniel Auteuil, Thierry Lhermitte et Berry lui-même) coincés dans un appartement durant (presque) tout le film pour tenter de se dépatouiller de la mort accidentelle de la femme de Lhermitte. Quiproquos, portes qui claquent, répliques bien senties… Seulement voilà, nous sommes très loin d’un dialogue et d’un scénario à la Francis Veber. Nos Femmes, souvent vulgaire, rarement drôle, hystérique, ressemble davantage à une pièce de boulevard avec Michel Leeb qu’à un film de cinéma, au point où l’on se surprend à attendre les rires pré-enregistrés. Le pauvre Daniel Auteuil, désormais obèse, s’en sort le plus mal, éructant et transpirant de plus belle, sa chemise sans cesse imprégnée de tâches de sueur, un détail anodin qui permet de déceler tout au long du film de nombreuses erreurs de continuité! 

 

12) SELF / LESS (RENAISSANCES) (2015, Tarsem Singh) : Un milliardaire mourant (Ben Kingsley) est contacté par une agence mystérieuse qui lui propose de transférer sa conscience dans le corps d’un jeune soldat récemment tué en Afghanistan (Ryan Reynolds)… mais une fois l’expérience réussie, le « jeune homme » commence à entrevoir des bribes de souvenirs de son passé alternatif, menaçant l’existence de l’âme du vieil homme. Avec ces thèmes passionnants (sorte de Face / Off mais dans lequel deux âmes luttent pour un seul corps), Tarsem Singh ne signe pourtant qu’un film d’action terriblement banal, se contentant d’accumuler bêtement les courses-poursuites en voiture. Le fait que le film accumule les incohérences narratives (sans doute nées de nombreuses réécritures) n’arrange rien : le personnage de Ben Kingsley, odieux en début de film, se transforme tout à coup en saint lors du deuxième acte, sans explication… Pire, le réalisateur nous prive cette fois de l’esthétique baroque, sa marque de fabrique à laquelle il nous avait habitués (The Cell, The Fall, Immortals) et signe un film à l’imagerie extrêmement plate. Self / Less s’annonçait comme un thriller de science-fiction passionnant à la Philip K. Dick, mais s’avère n’être rien d’autre qu’un film d’action de seconde zone avec des acteurs en pilotage automatique. Pas besoin d’un Ryan Reynolds et d’un Ben Kingsley pour jouer dans ce genre de produits au rabais alors que Jean-Claude Van Damme et Peter Weller sont libres, coûtent bien moins cher et attendent impatiemment devant leurs téléphones…

 

11) THE LAST WITCH HUNTER (LE DERNIER CHASSEUR DE SORCIERES) (2015, Breck Eisner) : En dehors de la franchise Fast & Furious, Vin Diesel n’a pas de chance : avec son film d’heroic fantasy, dans lequel il incarne (c’est dans le titre) un immortel chasseur de sorcières, il espérait nous offrir une version moderne du premier Highlander. Mais avec son scénario bancal, truffé d’incohérences (Elijah Wood est gentil, puis Elijah Wood est méchant mais en fait… Elijah Wood est… gentil (?)), des scènes d’action terriblement brouillonnes, des maquillages maladroits (le Vin Diesel du passé ressemble au nain Gimli du Seigneur des Anneaux) et des tonnes d’effets spéciaux numériques particulièrement hideux (à faire passer R.I.P.D. pour Avatar), The Last Witch Hunter ressemble en fin de compte davantage à Highlander 3 ou Highlander : Endgame ! Vin Diesel a beau y croire, il semble bien être le seul : le réalisateur Breck Eisner renonce à imprégner son film d’une quelconque personnalité, Rose Leslie, en gentille sorcière tête à claques, s’avère très vite insupportable et le pauvre Michael Caine, qui avait pourtant juré (après Les Dents de la Mer 4) qu’on ne l’y reprendrait plus, passe la grande majorité du film à roupiller, littéralement, tombé dans un profond coma suite à un sortilège… une métaphore parfaite de ce que ressent le spectateur !

 

Sans plus attendre, passons maintenant en revue les dix œuvres les moins brillantes sorties en 2015!

Cliquez sur le titre ou sur le lien en fin d’article pour lire nos critiques complètes…

 

 

 

10.

CHAPPIE

 

2015, de Neill Blomkamp – USA / Mexique / Afrique du Sud

Avec Sharlto Copley, Hugh Jackman, Sigourney Weaver, Dev Patel, Die Antwoord (Yo-landi Visser et Ninja), Jose Pablo Cantillo et Johnny Selema

Scénario : Neill Blomkamp et Terri Tatchell

Directeur de la photographie : Trent Opaloch

Musique : Hans Zimmer

 

Chappie

 

Malgré de bonnes intentions et quelques fulgurances visuelles, Neill Blomkamp (réalisateur sud-africain de District 9 et Elysium) rate son troisième film dans les grandes largeurs en noyant des thèmes passionnants sous un humour lourdingue, une grande dose de mauvais goût et, problème fondamental de ce Chappie, cousin éloigné de Jar Jar Binks, un terrassant manque d’émotion dû à un héros particulièrement irritant.

 

 

NOTRE CRITIQUE DE CHAPPIE

 

 

 

 

 

9.

DUMB & DUMBER, TO

(DUMB & DUMBER DE)

 

2014, de Bobby Farrelly et Peter Farrelly – USA

Avec Jim Carrey, Jeff Daniels, Laurie Holden, Kathleen Turner, Rob Riggle, Rachel Melvin, Carly Craig et Bill Murray

Scénario : Sean Anders, John Morris, Bennett Yellin, Mike Cerrone, Bobby Farrelly et Peter Farrelly

Directeur de la photographie : Matthew F. Leonetti

Musique : Empire of the Sun

 

Dumb and Dumber To

 

La comédie est un exercice difficile et fragile. Les frères Farrelly, qui en savaient déjà quelque chose après quelques années de vaches maigres et de films ratés nous en apportent une nouvelle preuve avec ce bien triste Dumb & Dumber To qui ne retrouve jamais l’audace comique, la bonne humeur et la férocité de l’original. Ce ne serait pas si grave si ce nouveau film ne manquait pas terriblement de cœur et de l’entrain auxquels les deux réalisateurs, visiblement « trop vieux pour ces conneries » nous avaient habitués.

 

 

NOTRE CRITIQUE DE DUMB & DUMBER, TO

 

 

 

 

 

8.

POLTERGEIST

 

2015, de Gil Kenan – USA

Avec Sam Rockwell, Rosemarie DeWitt, Jared Harris, Jane Adams, Saxon Sharbino, Kyle Catlett et Kennedi Clements

Scénario : David Lindsay-Abaire, adapté du scénario original (1982) de Steven Spielberg, Michael Grais et Mark Victor

Directeur de la photographie : Javier Aguirresarobe

Musique : Marc Streitenfeld

 

Poltergeist

 

Enième remake insipide d’un classique du cinéma horrifique, ce Poltergeist cuvée 2015 au visuel hideux, tente sans succès et sans la moindre imagination de recréer une poignée de séquences classiques, tout en ajoutant ci et là quelques nouveaux éléments (un écureuil démoniaque !!!) qui tombent dans le ridicule le plus total. Vulgaire, inutile, pas effrayant pour un sou, Poltergeist 2015 prouve une fois de plus que l’horreur est un genre précieux qui ne tolère ni la paresse ni l’opportunisme.

 

 

NOTRE CRITIQUE DE POLTERGEIST

 

 

 

 

 

7.

BOOMERANG

 

 

2015, de François Favrat – FRANCE

Avec Laurent Lafitte, Mélanie Laurent, Audrey Dana, Wladimir Yordanoff, Bulle Ogier, Lisa Lamétrie et Eriq Ebouaney

Scénario : François Favrat et Emmanuel Courcol, d’après le roman de Tatiana De Rosnay

Directeur de la photographie : Laurent Brunet

Musique : Eric Neveux

 

Boomerang

 

Boomerang brouille définitivement la limite entre cinéma et feuilleton télévisé français bas de gamme. Adaptation particulièrement maladroite d’une saga familiale meurtrière, le film de François Favrat se vautre dans des conventions de soap opera et des gimmicks à la Scooby-Doo, peu aidé par des acteurs complètement perdus dans des rôles ingrats. Boomerang est un cas d’école de téléfilm sans envergure déguisé en film de cinéma pour le grand écran…

 

 

NOTRE CRITIQUE DE BOOMERANG

 

 

 

 

 

6.

DARK PLACES

 

2015, de Gilles Paquet-Brenner – USA

Avec Charlize Theron, Nicholas Hoult, Christina Hendricks, Chloë Grace Moretz, Corey Stoll, Tye Sheridan, Andrea Roth, Drea De Matteo, Laura Cayouette, Sean Bridgers, Glenn Morshower et Sterling Jerins

Scénario : Gilles Paquet-Brenner, d’après le roman de Gillian Flynn

Directeur de la photographie : Barry Ackroyd

Musique : BT et Gregory Tripi

 

Dark Places

 

Avec Dark Places, adapté d’un roman de l’auteur de Gone Girl, le papa de Gomez et Tavarès fait dans le comique involontaire et gâche le talent considérable d’un casting prestigieux (Charlize Theron et Nicholas Hoult), en pause pendant le très long tournage de Mad Max : Fury Road. Gilles Paquet-Brenner signe un véritable non-événement, un sommet de l’ennui, plus proche d’un téléfilm du dimanche que d’une véritable œuvre de cinéma. Avec en prime quelques dialogues et retournements de situations que l’on croirait sortis tout droit de La Cité de la Peur

 

 

NOTRE CRITIQUE DE DARK PLACES

 

 

 

 

 

5.

 TERMINATOR GENISYS

 

2015, de Alan Taylor – USA

Avec Arnold Schwarzenegger, Jason Clarke, Emilia Clarke, Jai Courtney, J.K. Simmons, Matt Smith, Courtney B. Vance, Byung-Hun Lee et Sandrine Holt.

Scénario : Laeta Kalogridis et Patrick Lussier

Directeurs de la photographie : Kramer Morgenthau

Musique : Lorne Balfe

 

Terminator Genisys

 

 

Autrefois synonyme de science-fiction hardcore et adulte, la saga Terminator se voit dénaturée par un « reboot » infantile, narrativement inutile et visuellement hideux, véritable insulte à l’univers créé par James Cameron. Le pauvre Arnold Schwarzenegger, relégué au rang de baudruche comique, perd de sa superbe avec cette suite qui, s’il y a une justice, devrait mettre un point final à la saga. WE won’t be back…

 

 

NOTRE CRITIQUE DE TERMINATOR GENISYS

 

 

 

 

 

4.

LOVE

 

2015, de Gaspar Noé – FRANCE

Scénario : Gaspar Noé

Avec Karl Glusman, Aomi Muyock, Klara  Kristin, Vincent Maraval, Gaspar Noé et Déborah Revy

Directeur de la photographie : Benoît Debie

Musique : Lawrence Schulz

 

Love

 

Provocation gratuite et infantile, Love, nouveau coup d’éclat de Gaspar Noé (Seul Contre Tous, Irréversible), est un objet embarrassant tant le réalisateur, persuadé que chacun de ses films est un pied-de-nez génial aux bonnes mœurs, s’avère incapable de provoquer autre chose qu’un ennui profond. Avec ses scènes de sexe non-simulées, sa 3D qui éclabousse (très classe!), ses personnages tristes et détestables, ainsi que ses acteurs amateurs récitant maladroitement des dialogues à mourir de rire, Noé arrive par dessus le marché à transformer son film en véritable ode à la misogynie.

 

 

NOTRE CRITIQUE DE LOVE

 

 

 

 

 

3.

 BY THE SEA

(VUE SUR MER)

 

2015, de Angelina Jolie-Pitt – USA

Avec Brad Pitt, Angelina Jolie-Pitt, Mélanie Laurent-Pitt, Niels Arestrup-Pitt, Melvil Poupaud-Pitt et Richard Bohringer-Pitt

Scénario : Angelina Jolie-Pitt

Directeur de la photographie : Christian Berger-Pitt

Musique : Gabriel Yared-Pitt

 

By the Sea

 

Si l’ennui et le comique involontaire étaient des disciplines olympiques, Angelina Jolie-Pitt (qui fait ici une sale blague à son pauvre mari) pourrait ajouter quelques trophées à côté de ses Oscars. By the Sea est un naufrage d’un ennui abyssal, filmé mou, raconté lent, joué dans l’outrance, d’une telle prétention qu’il tombe régulièrement dans le ridicule le plus complet, rappelant dans sa forme et ses intentions Le Jour et la Nuit, le nanar touristique réalisé en 1997 par Bernard-Henri Lévy.

 

 

NOTRE CRITIQUE DE BY THE SEA

 

 

 

 

 

2.

JUPITER ASCENDING

(JUPITER : LE DESTIN DE L’UNIVERS)

 

2015, de Andy Wachowski et Lana Wachowski – USA

Avec Mila Kunis, Channing Tatum, Eddie Redmayne, Sean Bean, Douglas Booth, Tuppence Middleton, Doona Bae, Gugu Mbatha-Raw, James D’Arcy, Tim Pigott-Smith et Terry Gilliam

Scénario : Andy Wachowski et Lana Wachowski

Directeur de la photographie : John Toll

Musique : Michael Giacchino

 

Jupiter Ascending

 

Les Wachowski, frère et soeur, ont voulu refaire Star Wars. Mais avec une alternance de morceaux de bravoure impersonnels, de scènes de (mauvais) dialogues interminables et une approche visuelle particulièrement douteuse, ils créent un space-opera malade, animé par des personnages sans âme. Gigantesque flop financier et critique, Jupiter Ascending ne s’apprécie même pas au second degré et ne provoque que l’ennui et la frustration d’assister au naufrage du talent de deux réalisateurs autrefois visionnaires…

 

 

NOTRE CRITIQUE DE JUPITER ASCENDING

 

 

 

 

 

1.

 FANTASTIC FOUR

(LES QUATRE FANTASTIQUES)

 

2015, de Josh Trank – USA

Avec Miles Teller, Kate Mara, Jamie Bell, Michael B. Jordan, Toby Kebbell, Reg E. Cathey, et Tim Blake Nelson

Scénario : Jeremy Slater, Simon Kinberg et Josh Trank

Directeur de la photographie : Matthew Jensen

Musique : Marco Beltrami et Philip Glass

 

Fantastic Four

 

Plombé par des problèmes de production attribués à un réalisateur autiste et tyrannique, ce nouveau Fantastic Four bourré d’incohérences narratives fut le flop le plus retentissant de l’année. En refusant de célébrer sa propre niaiserie et de s’amuser un tant soit peu, Josh Trank, de gré ou de force, signe le film de superhéros le plus ennuyeux, le plus prétentieux et le plus inutile jamais réalisé. Un fantastique four, donc…

 

 

NOTRE CRITIQUE DE FANTASTIC FOUR

 

 

 

 

Les autres recalés de 2015 :

 

MORTDECAI (CHARLIE MORTDECAI) (de David Koepp), CHILD 44 (ENFANT 44) (de Daniel Espinosa), GOOD KILL (de Andrew Niccol), LA TETE HAUTE (de Emmanuelle Bercot), LIFE (de Anton Corbijn), MARYLAND (de Alice Winocour), PASOLINI (de Abel Ferrara), AUTOMATA (de Gabe Ibañez), ROBOT OVERLORDS (de Jon Wright), LUPIN III (de Ryuhei Kitamura), THE LAZARUS EFFECT (de David Gelb)…

 

 

Pas vus (parce qu’une carte de presse n’excuse pas tout et / ou que la vie est trop courte…) :

 

 

FIFTY SHADES OF GREY (de Sam Taylor-Johnson), POURQUOI J’AI PAS MANGE MON PERE (de Jamel Debbouze), LES PROFS 2 (de Pierre-François Martin Laval), LES NOUVELLES AVENTURES D’ALADDIN (de Arthur Benzaquen), PIXELS (de Chris Columbus), THE RIDICULOUS SIX (de Frank Coraci), OUTCAST (de Nick Powell), THE FORGER (de Philip Martin), PAUL BLART : MALL COP 2 (de Andy Fickman), SEVENTH SON (de Sergei Bodrov), STRANGE MAGIC (de Gary Rydstrom)…

 

 

Dossier rédigé par Grégory Cavinato

Membre de l’U.P.C.B. (Union de la Presse Cinématographique Belge)

 

 

 

 

 

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