Actualité 2017… Justice League

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2017, de Zack Snyder (et Joss Whedon) – USA

Scénario : Zack Snyder, Chris Terrio et Joss Whedon

Avec Ben Affleck, Henry Cavill, Gal Gadot, Amy Adams, Diane Lane, Jason Momoa, Ezra Miller, Ray Fisher, Jeremy Irons, Connie Nielsen, J.K. Simmons, Ciaran Hinds, Billy Crudup, Amber Heard, Joe Morton, Michael McElhatton et Jessie Eisenberg

Directeur de la photographie : Fabian Wagner

Musique : Danny Elfman

 

 

 

 

 

 

 

 

Les Héros sont fatigués

 

« Trop sombre, trop sérieux », voilà pourquoi, selon les pontes de Warner et de DC, leur triomphe annoncé Batman V. Superman, sur lequel ils misaient très gros, fut en fin de compte très mal accueilli par la critique en 2016, au grand dam d’un « Sadfleck » qui fit bien rire tout le monde sur YouTube. Afin de remédier de toute urgence à cet épineux problème, susceptible de dérailler une franchise dont l’objectif évident est de rivaliser avec le succès des productions Marvel, une nouvelle note d’intention fut rédigée alors que la production de Justice League battait déjà son plein. L’objectif : rendre l’expérience plus digeste en injectant une bonne dose d’humour à destination du grand public. (Comprendre : les adolescents.) Après la purge Suicide Squad, zéro pointé indéfendable, le joli succès remporté par Wonder Woman (un bon film très classique, à défaut d’être original ou exceptionnel) était un pas dans la bonne direction : léger mais honnête, parfois émouvant et emmené par l’irrésistible Gal Gadot, le film de Patty Jenkins était, de loin, le meilleur de la série. Justice League, qui, sur le modèle d’Avengers, réunit tous les héros du catalogue DC, met donc de côté la violence et la misanthropie jugées trop « auteuristes » qui plombaient les épisodes précédents. Malheureusement, ce cinquième opus de la saga nous rappelle dans la douleur que le manque d’humour était le moindre des défauts de Man of Steel et de Batman V. Superman

 

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Thématiquement, Justice League brasse le néant. La mort de Superman à la fin de Batman V. Superman a laissé la porte ouverte à de nouvelles menaces extraterrestres. Bruce Wayne (Ben Affleck), qui culpabilise, décide de mettre sur pied une équipe de superhéros (ou de « métahumains », ça fait plus sérieux…) afin de faire face aux prochains guignols intergalactiques qui ne manqueront pas de menacer notre planète. Ça tombe assez bien puisqu’une entité extraterrestre antédiluvienne répondant au doux nom de Steppenwolf (Ciaran Hinds dans une combinaison de motion capture) se réveille de mauvaise humeur et arrive sur Terre accompagné d’une horde de démons ailés (des « paradémons » nous explique-t-on) dans l’espoir de rassembler les « boites-mères », trois sortes de… gros caissons magiques… ayant le pouvoir de… euh… ce n’est jamais vraiment clair mais… en gros… de tout faire péter. Et puis… ah non c’est tout !… Voilà donc pour l’intrigue, linéaire à pleurer, prétexte factice pour rassembler les divers zouaves en costumes qui trônent sur le poster, de ramener Superman d’entre les morts et de faire s’affronter tout ce petit monde dans un festival de scènes d’action bourrées d’effets spéciaux numériques dans le moindre recoin de l’écran.

 

Pour résumer ce Happy Meal cinématographique, Zack Snyder a choisi la formule « Chasse au MacGuffin + baston finale entre un gros méchant très méchant et des gentils très gentils, assemblés afin de lui casser la figure. » Justice League / Power Rangers : Le Film : même combat ! Nous nous retrouvons une fois de plus avec des artefacts magiques, babioles mystérieuses ayant les mêmes fonctions que les « Gemmes d’Infinité » de l’Univers Marvel ou que l’Anneau du Seigneur des Anneaux. Les origines du MacGuffin sont expliquées lors d’un flashback vers un lointain passé qui réunit sur le champ de bataille les Dieux, les Amazones (ancêtres de Wonder Woman), les Atalantes (ceux d’Aquaman), des extraterrestres en pagaille (avec un caméo de Green Lantern et ses copains), l’Agence Tous Risques, la Compagnie Créole, les Schtroumpfs et l’Homme du Picardie, tous unis contre l’armée du méchant Darkseid, le tonton de Steppenwolf. La séquence semble uniquement destinée à faire plaisir aux geeks qui reconnaîtront tout ce petit monde. Mais cette scène supposée être épique, est au final hideuse, bourrée de centaines de personnages en CGI au rendu défaillant et emballée à une telle vitesse que le commun des mortels (celui qui n’a jamais lu un comic book) n’aura pas l’occasion de comprendre qui est qui, qui fait quoi ni c’est quand qu’on va où…

 

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Le problème le plus flagrant du récit, c’est que cette équipe de choc n’a quasiment aucune raison valable de se rassembler mais le fait quand même. « Je n’ai pas beaucoup d’amis », nous explique Flash dans un vain espoir d’expliquer son utilité au sein du récit et de forcer notre empathie… Alors que les meilleurs films Marvel (Avengers, Captain America : The Winter Soldier, Les Gardiens de la Galaxie, Thor : Ragnarok) proposent des sous-thèmes passionnants et des personnages un tant soit peu intéressants, les scénaristes de Justice League signent une œuvre infantile et risible dans laquelle aucun thème particulier n’est réellement développé, où les personnages connus (Batman, Wonder Woman et Superman) se contentent du minimum syndical pour laisser la place à quelques nouveaux (Flash, Aquaman et Cyborg) qui, par manque de temps et d’ambition, n’ont jamais vraiment l’occasion de faire une quelconque impression.

 

Comme dans Suicide Squad (avec lequel Justice League partage beaucoup de tares), certains personnages frappent par leur inutilité totale, simples prétextes pour vendre plus de figurines. C’est le cas d’Aquaman et de Flash, qui se contentent « d’être là » et de s’agiter dans un coin, pendant que Superman et Cyborg, deux êtres aux pouvoirs tellement illimités qu’ils anéantissent toute notion de suspense, envoient le méchant ad patrès d’une gentille chiquenaude. Ce n’est d’ailleurs pas un hasard si Superman n’arrive à la rescousse qu’à la fin, réglant tous les problèmes à lui seul et démontrant une bonne fois pour toutes l’insignifiance de ses camarades de classe. Comme le répète Batman à Aquaman, son super-pouvoir se résume à parler aux poissons… une plaisanterie assez drôle, sauf que rien n’est fait par la suite pour démontrer le contraire ! Dans le premier Avengers, les héros avaient auparavant acquis l’affection du public et donc, le droit de se réunir en mélangeant les différentes pièces d’un grand puzzle. Chaque personnage avait un rôle bien défini dans la résolution de l’intrigue. Ici, on a l’impression de voir différents puzzles de couleurs différentes dont on essaie à tout prix d’assembler les pièces, quitte à tout casser. Pas de crainte pour Marvel, leurs Avengers feraient passer la Justice League pour La Bande à Basile…

 

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Avant une production émaillée de tragédies et de problèmes en tous genres, Justice League semblait pourtant bien parti. Le scénario original était celui d’un film de trois heures comme Batman V. Superman. Il fut réduit d’une heure à la demande expresse de Warner, suite aux mauvaises réactions du film précédent. Victimes de ces coupes, certains personnages (Aquaman en particulier) font de la figuration dans leur propre film. Le montage final semble bien trop pressé de réunir tous les protagonistes, ne leur offrant aucune introduction digne de ce nom. Résultat : le film se prend sans cesse les pieds dans le tapis et accumule les incohérences gênantes. Ainsi, le méchant Steppenwolf et sa horde de soldats insectoïdes ailés déciment-ils des populations entières, mais ont le plus grand mal à se débarrasser d’une petite famille russe (on le sait parce qu’ils sont pauvres, vêtus de haillons et qu’ils ont un vieux téléviseur à tube cathodique, CQFD) qui se trouve par malchance sur le lieu de leurs méfaits. Le final, qu’on nous promettait apocalyptique, se déroule dans un coin désert de la Russie, avec une vieille centrale nucléaire pour tout décor et cette famille de civils à évacuer pour tout enjeu. On nous explique que la boîte-mère ayant facilité la « renaissance » de Cyborg a été activée après la mort de Superman, alors qu’on voyait déjà la séquence dans Batman V. Superman ! Et on ne compte plus les occasions manquées par l’équipe d’utiliser le « lasso de la vérité » de Wonder Woman afin de faire parler certains méchants, ce qui résoudrait bien des choses. Apparemment personne, scénaristes compris, n’y a pensé !…

 

Nous savons maintenant que Zack Snyder fut obligé de quitter le projet en mars dernier, au stade de la post-production, suite au décès de sa fille. Joss Whedon, réalisateur des deux premiers Avengers, l’a remplacé au pied levé afin de tourner de nombreuses scènes supplémentaires, de réécrire une grande partie du scénario en le saupoudrant de son humour caractéristique, de modifier le climax et de superviser une post-production forcément chaotique. Le tout en quatrième vitesse !… Le producteur Chuck Roven estime que le Justice League qui sort dans nos salles est à 80% celui de Snyder et à 20% celui de Whedon. Le résultat est un drôle de compromis, antithèse du film d’auteur (les styles et thématiques de Snyder et Whedon s’opposent souvent), amalgame des figures chères à Snyder (scènes d’action parsemées de ralentis, héros iconisés à outrance, nihilisme de certains personnages…) et du ton léger et positif de Whedon, auteur de la plupart des dialogues comiques. Mais Whedon est loin d’avoir l’ambition visuelle et le souci du détail esthétique de Snyder et n’a, de toute évidence, pas eu suffisamment de temps pour sauver l’entreprise du naufrage. Son inclusion de dernière minute donne lieu à un film aux rafistolages trop visibles et à l’esthétique (on s’étonnera du choix incongru du format 1.85 télévisuel) manquant terriblement d’ampleur, sorte de pilote de série télé aux antipodes des univers sophistiqués explorés dans les épisodes précédents.

 

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Rien de tout ça n’explique les déficiences du film en matière d’effets spéciaux, qui confinent à l’accident industriel. Dire qu’ils sont bâclés relève de l’euphémisme. Bon nombre d’entre eux, pour cause de délais impossibles à tenir, ont tout simplement l’air de ne pas être terminés ou d’être restés coincés à un stade intermédiaire : doublures numériques embarrassantes, incrustations des comédiens dans les décors dignes d’un blockbuster de 1995, effets de rendu bizarres, mouvements dignes d’un jeu vidéo… Superman en action, c’est un mauvais double numérique d’Henry Cavill qui donne des coups de tatanes sur des pixels. Nous sommes très loin de la quasi-perfection technique de Man of Steel et Batman V. Superman ! Le summum est atteint lors d’un long climax impliquant des cristaux violets jaillissant de terre, que l’on croirait sortis d’une aventure de Super Mario sur une vieille console Nintendo. Mais l’effet le plus symptomatique du degré de bâclage de la production est… la bouche d’Henry Cavill, retouchée numériquement avec la finesse d’un Gilbert Montagné découvrant Photoshop ! Après la fin des prises de vue avec Zack Snyder, Cavill s’en est allé filmer Mission : Impossible 6, sur lequel il devait contractuellement porter une virile moustache. Lorsque l’acteur fut rappelé pour les reshoots de Justice League sous la direction de Whedon, il retrouva les collants de Superman en arborant de superbes bacchantes à la Tom Selleck, les infographistes promettant à la production que l’effacement numérique de la chose sera indécelable. Or, dès sa première apparition, on ne voit que ça et c’est tout simplement atroce, les mouvements de la bouche de l’acteur donnant à Superman l’effet d’avoir été victime d’un AVC !

 

Pris à part, chaque héros, hormis Cyborg, a de la gueule. Réunis, ils ne ressemblent qu’à un groupe de cosplayers réunis pour le carnaval. Les couleurs, criardes, jurent et dégoulinent de l’écran, au point de nous faire regretter le Batman & Robin rococo de Joel Schumacher ! Iconiques, Batman, Superman et Wonder Woman conservent une certaine allure. Aquaman moins, ses yeux verts lumineux faisant l’effet d’un bidouillage numérique maladroit. Mais Jason Momoa réussit, ce qui n’était pas une mince affaire, à insuffler de la prestance et du charisme à ce personnage ridicule de bodybuilder chevelu armé d’un gros trident ! De son côté, Flash semble flotter dans son costume rouge vif trop grand pour lui… Mais la catastrophe du film se nomme Cyborg. Etre humain victime d’une explosion, reconverti en robot / couteau-suisse par son scientifique de père, le personnage s’avère visuellement embarrassant, sorte de boîte de conserve ressemblant à s’y méprendre aux figurines Mattel en plastique des années 80, de la gamme des « Maîtres de l’Univers ». D’autant plus que ses pouvoirs, apparemment illimités sont très mal définis, allant du tire-bouchon à la fusion nucléaire. Le méchant de service n’est pas mieux loti : « JE SUIS LA MORT DES MONDES » annonce Steppenwolf à qui veut l’entendre de sa voix menaçante. A l’écran malheureusement, cette baudruche de l’espace ressemble à un énième grand dadais de trois mètres de haut, tout en muscles et au regard mort, aussi foiré et dénué de personnalité que les autres grands méchants de l’univers cinématographique DC (Doomsday, Incubus, l’Enchanteresse, Arès)…

 

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Si la saga survit à cette débâcle, les nouveaux personnages auront prochainement droit à leurs films respectifs : Aquaman en 2018 sous la houlette de James Wan (le film est déjà en boite), Flash et Cyborg un peu plus tard (les réalisateurs n’ayant pas encore été choisis), sans oublier de nouvelles aventures en solo pour Batman, Superman et Wonder-Woman… Mais était-ce une raison pour croquer les nouveaux venus de manière si grossière ? Aquaman / Arthur Curry est une brute solitaire au grand cœur (comme Hulk), Flash, le sidekick comique de service, adolescent maladroit et gaffeur (à la Spider-Man) qui se pâme d’admiration devant Superman (comme Ant-Man face au Captain America) et qui se moque constamment de lui-même (comme Iron Man). Sérieux comme un pape, Cyborg est une créature torturée (euphémisme pour ne pas dire terriblement ennuyeuse) rappelant le personnage de Vision… Les comédiens qui les incarnent, outre quelques touches d’humour lorsqu’ils partagent le cadre, n’ont jamais le loisir de dépasser ces archétypes. Quant à l’injonction d’humour tant attendue, elle se résume à la maladresse de Flash mais ses répliques, qui semblent avoir été improvisées sur le plateau par Ezra Miller, tombent pour la plupart complètement à plat, le personnage (qui finit par être agaçant) ne trouvant jamais vraiment sa place aux côtés des demi-dieux qu’il est amené à côtoyer. On pourra éventuellement esquisser un sourire lorsqu’il tombe, tête la première, dans le décolleté de Wonder-Woman et rougit de plus belle. Mais Justice League aurait bien besoin d’un vrai auteur, un James Gunn, un Taika Waititi pour insuffler de vrais moments d’hilarité au schmilblick.

 

En mentor de cette bande de guignols, Ben Affleck reste très en retrait, effacé. L’acteur, qui constituait pourtant le point fort de Batman V. Superman, dans lequel il montrait toute l’intensité du Dark Knight, donne cette fois l’impression d’avoir envie d’être ailleurs. Des rumeurs persistantes affirment que l’acteur cherche à s’affranchir du contrat qui le lie au rôle et pourrait être remplacé prochainement par Jake Gyllenhaal ou Jon Hamm… Entre deux échauffourées, Batman avoue à son majordome regretter le bon vieux temps, quand ses ennemis n’étaient pas des dieux ou des extraterrestres belliqueux, mais un petit gros à la tête d’une armée de pingouins explosifs… une manière de dire que le Batman incarné par Affleck serait du même univers que celui créé par Tim Burton. Quoi qu’il en soit, nous sommes à des années-lumière du réalisme sombre de la trilogie de Christopher Nolan où Batman ne se battait jamais contre des monstres intergalactiques et n’avait pas pour camarades un RoboCop du pauvre ou une version testostéronée de La Petite Sirène. On comprend donc l’expression de lassitude qu’arbore Affleck tant son Batman fatigué se sent obsolète et impuissant face à tous ces enjeux cosmiques, notamment dans un climax où sa participation s’avère assez limitée. Qu’on lui rende ses pingouins ! Ou la rage irrationnelle dont il était empli dans le film précédent…

 

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Dieu merci, le charme irrésistible de Gal Gadot, toujours aussi attachante et lumineuse, reste intact, même quand Wonder Woman arbore un visage grave. On regrette néanmoins la jeune femme hors de son élément qu’elle campait dans sa première aventure solo, située au début du XXème siècle. Henry Cavill campe une fois de plus un Superman beaucoup trop monolithique pour emporter l’adhésion. Sa résurrection précipitée est traitée par-dessus la jambe et donne lieu à une séquence ridicule dans laquelle, traumatisé par un stage de 6 mois dans l’au-delà, il secoue un peu ses coéquipiers. Il lui suffira de revoir sa douce Loïs et d’embrasser sa maman pour retrouver son héroïsme et son humanité… Faute de temps, jamais nous n’avons l’impression qu’un lien quelconque lie les membres de cette équipe. Tout, dans les relations entre les personnages, que ce soit leur répartie ou la manière dont ils sont amenés à se rencontrer, parait factice, alors que chez Marvel, ces mêmes éléments, organiques et mieux amenés par une écriture de qualité, rehaussaient la plupart des films. Quant au sort réservé à quelques grands acteurs (Amy Adams en Loïs Lane, J.K. Simmons en Commissaire Gordon et surtout Jeremy Irons, le majordome Alfred), venus réciter machinalement quelques répliques peu inspirées sans le moindre enthousiasme, il est tout simplement honteux…

 

Accident industriel, Justice League est davantage une tentative maladroite et désincarnée de singer une formule connue qu’un véritable film de cinéma. C’est également la confirmation qu’assembler différents univers sans qu’aucun d’entre eux ne soit très cohérent au départ, est définitivement une mauvaise idée. Pire film du pourtant talentueux Zack Snyder, Justice League est un de ces ratages anthologiques que l’on oublie avant même d’être sorti de la salle, totalement dépourvu de moments mémorables et impuissant face à sa propre mythologie. Malgré ses défauts, le très critiqué Batman V. Superman bénéficiait de la vision d’un réalisateur et d’une bonne dose d’ambition, des éléments ayant complètement déserté cette version tronquée d’un film maudit. Quelles qu’aient été les ambitions de Snyder au début du projet, elles ont progressivement disparu durant la production et les restes ne sont pas beaux à voir. Des monstres sacrés comme Batman, Superman et Wonder Woman méritent mieux qu’un film expédié pour cause de calendrier chargé. Les fans de la Justice League devront se consoler en se procurant la série animée éponyme du début des années 2000 et certains films d’animation du catalogue Warner, bien plus satisfaisants que ce laborieux super-gâchis.

 

Grégory Cavinato

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