Actualité 2015… Fantastic Four

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(LES QUATRE FANTASTIQUES)

 

2015, de Josh Trank – USA

Avec Miles Teller, Kate Mara, Jamie Bell, Michael B. Jordan, Toby Kebbell, Reg E. Cathey, et Tim Blake Nelson

Scénario : Jeremy Slater, Simon Kinberg et Josh Trank

Directeur de la photographie : Matthew Jensen

Musique : Marco Beltrami et Philip Glass

 

 

 

 

 

 

 

 

Quatre marioles et un enterrement

 

« J’ai réalisé une excellente version de ce film. Une version qui aurait reçu d’excellentes critiques. Malheureusement cette version, vous ne la verrez probablement jamais. C’est vraiment dommage »… Voilà ce que twittait le réalisateur Josh Trank en août dernier, quelques jours avant la sortie de la nouvelle version des Fantastic Four, une franchise superhéroïque malchanceuse dont les droits se partagent entre la Marvel et la 20th Century Fox. Après la volée de bois vert qu’avaient reçu les deux précédentes adaptations (Fantastic Four en 2005 et sa suite Fantastic Four : Rise of the Silver Surfer en 2007), deux films médiocres et sans ambition, conspués pour leur imagerie colorée de films pour enfants (une approche désormais révolue, voire interdite à Hollywood), la Fox avait décidé, afin de ne pas perdre les droits d’adaptation, de produire un « reboot », cette fois beaucoup plus sérieux et sombre, sur le modèle de la trilogie du Dark Knight de Christopher Nolan. Quand Josh Trank, alors considéré comme le nouveau petit génie notoire suite au succès de son (surestimé) Chronicle (2012), fut annoncé à la réalisation et au scénario, personne ne trouva rien à redire. Chronicle montrait, avec le procédé (déjà démodé) du found footage, mais avec un certain talent visuel, comment trois jeunes hommes se découvraient des pouvoirs extraordinaires et de quelle manière ils décidaient de s’en servir…

 

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Quelques semaines après les déclarations provocantes de Josh Trank, le résultat est tombé : sa nouvelle version des Fantastic Four est non seulement un lourd échec financier, mais également le film de superhéros le plus universellement détesté par la critique et par le public, détrônant ainsi le Batman & Robin de carnaval de Joel Schumacher, tout aussi mauvais mais pour des raisons totalement opposées.

 

Sur les réseaux sociaux, le débat fait rage entre ceux qui prennent la défense de Josh Trank, dont la vision artistique aurait été broyée par un studio qui ne voulait pas prendre de risques avec un film trop original, et d’autres, apparemment bien informés, qui font le portrait d’un réalisateur capricieux et autiste, qui aurait adopté durant toute la durée du tournage des comportements d’artiste maudit. Bien avant son tweet et la controverse qui a éclaté à la sortie (sans fanfare) du film en août dernier, les rumeurs les plus alarmantes couraient déjà sur le projet : Josh Trank aurait passé son temps sur le plateau sous l’emprise de diverses substances qui font rire. Le jeune réalisateur était déjà dépeint comme un mégalomane égocentrique hors de contrôle, à l’attitude particulièrement hostile (envers l’équipe technique, les producteurs, les acteurs) et qui, aujourd’hui, rejette la responsabilité de ses erreurs sur le studio. Il ne parlait pratiquement plus à Miles Teller (le héros du film, qu’il avait pourtant réussi à imposer alors que le studio lui préférait une plus grande star) et se comportait en parfait goujat avec la pauvre Kate Mara (qui lui fut imposée dans le rôle de Sue Storm…) On dit également que le réalisateur restait souvent enfermé dans sa loge, refusant de venir sur le plateau. Le scénariste / producteur Simon Kinberg l’accuse d’avoir manqué de professionnalisme et d’avoir fait sa diva… au point d’avoir été banni de la salle de montage. Quelques mois plus tard, Trank, qui devait réaliser l’épisode 9 de Star Wars, fut renvoyé du projet par le même Kinberg et remplacé illico presto par Colin Trevorrow (Jurassic World)…

 

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Comme souvent dans ce genre d’histoires, la vérité se trouve quelque part entre les deux versions. Après tout, personne ne décide en bonne conscience de réaliser un mauvais film ! Une œuvre aussi problématique que Fantastic Four n’est finalement que la culmination de compromis et de mauvaises décisions prises de toutes parts. Trank n’est d’ailleurs pas le seul à qui sont adressés des reproches : Emma Watts, chargée de production à la Fox serait souvent entrée en conflit ouvert avec le jeune réalisateur à propos du casting et de ses choix narratifs. Elle aurait ordonné des coupes budgétaires drastiques au dernier moment, obligeant les scénaristes à éliminer quelques scènes cruciales à quelques jours seulement du tournage. Le script ne fut finalisé que très tard, à la fin de la préproduction, mais continuait d’être modifié sans cesse durant le tournage, une situation difficile qui semait la confusion dans tous les départements. Plusieurs scènes ont été retournées des mois après la fin des prises de vue principales, avec pour conséquence des milliers de commentaires sarcastiques sur le net à propos de la perruque (très visible) que porte Kate Mara dans ces scènes-là, la jolie actrice ayant du entretemps se couper les cheveux très courts pour le tournage de Megan Leavey, un drame dans lequel elle joue une militaire…

 

La vérité c’est que Trank, venu du cinéma indépendant à petit budget, n’avait sans doute pas l’expérience, la trempe ou le tempérament requis pour gérer un budget supérieur à 100 millions de dollars. Pour pallier ses limites, le réalisateur s’est donc comporté, selon les témoignages, comme un tyran ou comme un grand enfant capricieux, incapable de s’adapter aux contraintes et de faire face à la pression. D’autres jeunes réalisateurs dans son cas ont pourtant réussi leurs transitions vers des budgets astronomiques sans le moindre conflit : Colin Trevorrow avec Jurassic World, James Gunn avec Guardians of the Galaxy, Gareth Edwards avec Godzilla et bientôt Star Wars : Rogue One… Josh Trank lui, semble plutôt connaître la même trajectoire que Richard Stanley, qui en 1996, complètement dépassé par la situation, avait été renvoyé du plateau de L’Ile du Docteur Moreau et a pratiquement disparu des radars depuis lors. Ce qui est évident aujourd’hui, c’est la terrible maladresse du fameux tweet de Trank qui a mis au grand jour les problèmes du film et qui l’a vu se faire accuser de cracher dans la soupe.

 

THE FANTASTIC FOUR

 

Depuis le four historique de ce film détesté par tout le monde, la Fox a (discrètement) enlevé l’hypothétique Fantastic Four 2 (à l’origine prévu pour 2017) de sa liste de films en production et il y a fort à parier que les droits des personnages reviendront très prochainement à la maison-mère Marvel…

 

Alors voilà, problèmes de production ou pas, un film reste un film et le critique, comme le spectateur, ne peut le juger que sur le produit fini. Certains tournages à problèmes peuvent donner de très grands films, des classiques (Jaws, Sorcerer, Apocalypse Now), et des oeuvres qui valent mieux que leur vilaine réputation (Heaven’s Gate, Waterworld…) Ici cependant, pas de miracle ! Fantastic Four cuvée 2015 est une catastrophe sans pareil, au scénario et aux enjeux tellement confus, à l’agencement des scènes tellement brouillon, au détriment de toute logique et d’implication émotionnelle que le film devient une sorte de puzzle à résoudre, laissant au spectateur la lourde tâche de deviner ce qui peut bien manquer ici et là.

 

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On connaît l’histoire puisque trois versions précédentes (dont celle, aujourd’hui introuvable, produite en catimini par Roger Corman) avaient déjà vu le jour : durant une mission qui les téléporte dans une dimension parallèle, cinq jeunes scientifiques sont engloutis par une tempête d’énergie qui fait subir à leurs corps des transformations irréversibles. L’un d’entre eux, Victor (Toby Kebbell) est laissé pour mort dans cet endroit mystérieux. De retour sur Terre, la vie des quatre survivants est transformée à jamais : le « nerd » Reed Richards (Miles Teller), principal inventeur du téléporteur, se retrouve doté d’un corps élastique capable de s’élargir à l’infini – un peu comme dans les films de Rocco Siffredi. L’intello Sue Storm (Kate Mara) acquiert le don d’invisibilité et celui de générer des champs d’énergie, pratique pour pouvoir flotter dans les airs dans une jolie bulle rose ! Son frère, le turbulent Johnny Storm (Michael B. Jordan) a la capacité de transformer son corps en une masse de feu volante. Le moins chanceux d’entre eux, Ben Grimm (Jamie Bell), un ami d’enfance de Reed qui s’est retrouvé mêlé à l’aventure un peu par hasard, est transformé en une massive et herculéenne créature de pierre indestructible délicatement surnommée « La Chose » par ses camarades. Traumatisé et refusant de devenir un monstre de laboratoire, Reed fuit tandis que ses camarades apprennent à maîtriser leurs nouveaux pouvoirs en collaborant avec la NASA et l’armée. Un nouveau challenge les attend, la Terre étant menacée par le retour de leur ancien collègue, Victor, revenu d’entre les morts, transformé en une créature de métal dotée de dangereux pouvoirs de télékinésie et capable de contrôler les éléments à sa guise, n’hésitant pas à faire exploser les crânes de ses ennemis par la seule force de sa pensée, comme dans Scanners, de David Cronenberg. Victor (sans qu’on comprenne très bien pourquoi) est bien décidé à annihiler notre planète afin de reconstruire son monde sur la « Planète Zéro » où il fut coincé pendant un an.

 

L’objectif initial louable de Josh Trank était de se diriger vers une science-fiction plus crépusculaire, flirtant parfois avec l’horreur pure. Grand admirateur de Cronenberg, le jeune réalisateur accumule les citations envers son cinéaste fétiche, tentant de nous livrer une version adolescente de La Mouche et de l’imagerie « body horror » familière de l’univers du cinéaste canadien. Le téléporteur interdimensionnel est un télépode à peine déguisé, semblable à celui de La Mouche et l’accident qui va changer la destinée des protagonistes renvoie directement à la fusion entre Brundle et le petit insecte. La séquence du réveil de Reed Richards, les membres étirés et attachés sur une immense table d’opération qui ressemble à un instrument de torture, s’avère malheureusement beaucoup plus bizarre et loufoque que tragique. Trank aurait voulu étudier la métamorphose de ses héros avec un souci du détail organique mais rien de tout ça ne marche réellement à l’écran.

 

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Le plus gros défaut du film est son incapacité totale à marier élégamment le ton sombre voulu par Trank avec le concept initial de la bande-dessinée colorée imaginée par Stan Lee et Jack Kirby, sans doute la plus bèbète et la plus enfantine de tout le canon des superhéros Marvel. La première séquence, racontant l’enfance et l’amitié naissante entre Reed et Ben, laisse espérer un joli film d’aventures spatiales à la Amblin, avant que le film ne tombe dans une imagerie « body horror » à l’esthétique particulièrement ténébreuse, une approche qui peut fonctionner pour Batman ou les X-Men mais pas pour nos quatre jeunots… Le film se vautre ensuite dans un climax bâclé, un affrontement final sur la planète mystérieuse en forme d’ellipse géante, réécrit à la va-vite et tourné des mois après le reste du film. Une échauffourée tellement quelconque et sans frissons que la séquence mérite de trôner au sommet des pires séquences d’action jamais vues dans un film du genre. Le résultats de toutes ces approches différentes est bien inférieur à la somme de ses composantes. Trank ne trouve jamais la moindre cohérence entre des scènes trop gore pour les enfants et un concept trop idiot pour les adultes… au point où l’on est en droit de se demander à qui s’adresse vraiment le film… La scène d’action située en pleine forêt tropicale, dans laquelle Reed Richards doit se débarrasser de ses poursuivants en élargissant ses membres de tous les côtés est un sommet de ridicule et de comique involontaire. On se rend très vite compte que les idées « originales » de Josh Trank étaient de fausses bonnes idées, restées pour la plupart à l’état de concepts mal dégrossis.

 

Trank se prend tellement au sérieux qu’il semble perpétuellement renier le fait qu’il réalise un film de superhéros destiné au grand public, peut-être trop préoccupé à l’idée de se distinguer des précédentes versions. (« Ce ne sont pas des pouvoirs » dit d’ailleurs Sue Storm à propos de… ses nouveaux pouvoirs, un peu comme pour s’excuser de jouer dans ce genre de film !) On a trop souvent l’impression que le réalisateur prétentieux a honte de réaliser un film qui s’appelle Fantastic Four et qu’il consacre donc toute son énergie à réaliser un film qui ne ressemble pas à Fantastic Four ! Une théorie qui expliquerait son comportement hostile sur le plateau… Certes, Trank a le mérite de tenter de faire de ses personnages des héros plus terre à terre, plus ancrés dans la réalité, mais les Quatre Fantastiques ne se prêtent absolument pas à ce genre d’approche. Le groupe a toujours été conçu comme une famille dysfonctionnelle un peu kitsch. Les rendre sérieux comme des papes est un véritable coup de massue pour le film qui devient très vite d’un ennui mortel. C’est une chose que de vouloir moderniser en concept en l’adaptant à de nouveaux modèles, mais ici, le manque flagrant d’affection de Trank pour le concept d’origine transpire dans chaque image et aucun de ses choix n’est réellement abouti une fois transposé à l’écran. Les Quatre Fantastiques sont, par essence, un peu infantiles. Plus Josh Trank tente de leur conférer une crédibilité, plus le film perd de son intérêt… Est-ce vraiment trop demander de s’amuser un minimum dans un film dont un des héros n’est rien d’autre qu’un étron géant sur pattes ? Si il y a bien un film qui a besoin d’un Robert Downey, Jr. pour venir lâcher une vanne de temps à autres, c’est bien celui-ci !

 

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Comme dans les adaptations précédentes du comic book, on se rend compte que les enjeux narratifs sont bien maigres. Nous nous retrouvons une fois de plus avec une énième équipe de superhéros confrontés à un énième super-méchant qui veut tout détruire sur son passage. On espérait donc pouvoir se reposer sur les états d’âme de ces personnages ayant subi des transformations traumatisantes. Mais les problèmes de production du film semblent avoir considérablement gommé cet aspect. Aucun personnage n’a l’occasion de briller ou d’évoluer et le film se déroule sur un ton terriblement monotone, sans joie et sans la moindre note d’humour.

 

La quasi-totalité du rôle de Kate Mara (une actrice qui vaut tellement mieux) consiste à réagir derrière un écran d’ordinateur et à jouer les potiches d’usage… Miles Teller, habitué aux personnages antipathiques (Whiplash) est une évidente erreur de casting qui peine à justifier son surnom de « Mr. Fantastic »… Michael B. Jordan n’a absolument rien d’autre à jouer qu’un héros fanfaron capable de maîtriser le feu. Le problème c’est que, vu le ton sérieux du film, cet acteur bourré d’énergie doit s’abstenir de lancer les célèbres répliques (Flame on !) de la bande dessinée ou de faire preuve d’un minimum d’enthousiasme… un peu comme si on interdisait à Will Smith de faire le gugusse sur un Men In Black !.. Quant au pauvre Jamie Bell, il s’agissait d’un choix absolument incompréhensible pour faire enfin honneur au rôle de La Chose après le costume ridicule porté dans les deux films précédents par Michael Chiklis. Une fois la transformation effectuée, difficile de retrouver la moindre trace de l’acteur au physique fluet dans le design du monstre, encore moins dans sa voix caverneuse bidouillée en post-production. Le visage d’un monstre de pierre n’a, de toute évidence, pas grand chose en commun avec le visage humain. Jamie Bell semble littéralement « avalé » par ce rôle ingrat !… Seul Toby Kebbell, dans le rôle du méchant Victor Von Doom arrive à injecter un peu de menace et d’esprit à son personnage, malgré un design post-transformation manquant

 

Les dégâts subis lors du tournage se font surtout sentir sur la continuité, sur la caractérisation des héros et sur leurs interactions. Il suffit de visionner la bande-annonce pour se rendre compte que 80% de ses plans n’apparaissent pas dans le long-métrage final ! L’exposition est particulièrement bordélique… Jamie Bell ne fait que de brèves apparitions… Michael B. Jordan arrive comme un cheveu sur la soupe et est intégré à l’équipe au dernier moment, sans réelle justification au vu de ses aptitudes scientifiques nulles… Reed, le leader du groupe, abandonne ses amis après leur retour sur Terre et lorsqu’il réapparaît après un an d’absence, il se met soudainement à jouer à nouveau au leader, sans la moindre justification… La relation de rivalité entre Reed et Victor n’a pas de réel aboutissement… Les Quatre Fantastiques n’ont jamais l’air de s’apprécier ni même de vraiment se connaître, chacun vaquant à ses occupations de son côté une fois revenus sur Terre. Le plus bizarre reste encore cette décision de faire de Sue et Johnny Storm un duo frère / sœur interracial (elle est blanche, il est noir) sans la moindre raison ou explication valable. Une idée sans doute dictée par les pontes du studio afin de satisfaire à un agenda politiquement correct…

 

L’acteur Reg E. Cathey (qui avait déjà croisé Kate Mara dans la série House of Cards), qui incarne le père de Sue et de Johnny, est affublé de la tâche ingrate qui consiste à nous expliquer les béances du scénario et d’essayer de nous convaincre du bien-fondé de la mission : « Notre but est de transporter de la matière dans une autre dimension. Cet endroit pourrait nous en apprendre beaucoup sur l’origine de nos espèces… » Comment ? Pourquoi ? A quelle heure ?… Nous ne le saurons jamais…

 

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La structure en forme d’ « origin story » n’apporte rien de neuf et ne fait que ralentir les choses. Dans sa forme mutilée, le film est réduit à 99 minutes (allez deviner ce qui est resté sur la table de montage…), mais Trank passe plus de la moitié du temps à regarder ses héros construire leur machine. L’intrigue, dénuée de la moindre tension ou de surprises, met un temps fou à se mettre en place et de ce fait, nos quatre héros aux pouvoirs extraordinaires ne fonctionnent ensemble comme une véritable équipe que pendant quelques maigres minutes, à la fin du film… un procédé malpoli rappelant le récent Godzilla (2014) dans lequel le monstre du titre jouait les figurants dans son propre film ! La raison ? La fin ouverte du film laissait supposer que l’action allait enfin se mettre en branle dans Fantastic Four 2… qui ne verra donc jamais le jour ! Le film de Josh Trank fonctionne donc essentiellement comme une mauvaise préquelle d’un film que nous ne verrons jamais !

 

En refusant de célébrer sa propre niaiserie et de s’amuser, Josh Trank, de gré ou de force, signe le film de superhéros le plus ennuyeux et inutile jamais réalisé. Où sont Joe Dante, Robert Zemeckis, John Landis, Joe Johnston ou Edgar Wright lorsque l’on a besoin d’eux ?

 

 

Grégory Cavinato

Membre de l’U.P.C.B. (Union de la Presse Cinématographique Belge)

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