Billet d’humeur… Anthony Jeselnik pulvérise la bienséance…

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Le fossé générationnel et qualitatif décelé depuis quelques années entre les « comiques » français d’aujourd’hui et ceux d’autrefois a de quoi laisser pantois. Un phénomène susceptible de provoquer la colère lorsqu’une bande d’adolescents (en bande et mal habillés) rient aux éclats à deux petites répliques moisies prononcées par Gad Elmaleh dans la bande-annonce des Seigneurs… d’Olivier Dahan. Difficile effectivement pour une génération élevée avec les dialogues ciselés de Michel Audiard, le timing comique impeccable de comédiens comme Poiret et Serrault, puis bien plus tard par Coluche, Desproges, le Splendid, les Nuls ou même les Inconnus, de s’enthousiasmer face au néant artistique que connaît la comédie française actuelle. La faute à qui ?… Plusieurs facteurs sont responsables. La télévision et les phénomènes de mode ! La génération Canal + aura engendré bon nombre de ces « comiques pas drôles » que sont Jamel Debbouze, Elie Semoun, Franck Dubosc, Gad Elmaleh, Michaël Youn, Dany Boon, Florence Foresti, Eric et Ramzy… des humoristes néanmoins très populaires chez les moins de 20 ans ou les plus de 60 qui s’endorment devant les émissions digestives de Michel Drucker. Des humoristes dont « l’œuvre » ne résonne jamais plus loin que dans quelques rires indulgents, vite oubliés. Une génération marquée par un infantilisme tout simplement insupportable, des tics de langage particulièrement énervants et un manque de rigueur impardonnable dans le travail. En effet, l’improvisation (sur le grand et le petit écran) est devenue une bonne excuse pour faire n’importe quoi, en espérant qu’une blague sur dix touche sa cible. Une génération qui n’a rien à dire, n’a pas le style, le talent ou encore la liberté requise pour le dire… mais qui le dit quand même haut et fort au cinéma dans des productions à gros budgets sur lesquels ces artistes ont les pleins pouvoirs et le choix de cinéastes-mercenaires tout acquis à leur cause. Très peu de cinéma dans tout ça!

 

Voyons le brillant bilan de ces 15 dernières années d’humour camembert au cinéma : en vrac… La Tour Montparnasse Infernale, Le Ciel, les Oiseaux, ta Mère, Hollywoo, Cinéman, Les Seigneurs, Coco, Beur sur la Ville, Chouchou, Camping, Disco, la trilogie La Vérité si je mens !, Astérix aux Jeux Olympiques, Bienvenue Chez les Ch’tis, Rien à Déclarer, Protéger et Servir, Dépressions et des Potes (signe s’il en est de l’appauvrissement de l’art du jeu de mot…), Bienvenue à Bord, Les Seigneurs, De l’Autre Côté du Périph’, Turf, Vive la France, Boule & Bill, Paulette… Des comédies honteuses, paresseuses, aussi vite vues qu’oubliées. A nous faire regretter la carrière entière de Claude Zidi et des Charlots !… Une génération de longs métrages qui rappellent les vieux nanars à la Max Pécas ou à la Richard Balducci, le charme nostalgique en moins… Pourtant, le public français mord à l’hameçon, triste preuve de cette déchéance culturelle marquée par l’infantilisme et une baisse affolante du niveau du langage.  Calibrées et formatées pour être diffusées en prime-time sur TF1 et pour que la star du moment soit invitée aux Enfants de la Télé, étudiées pour ne pas choquer la sacro-sainte ménagère de moins de 50 ans, ces œuvres inodores, incolores et sans saveur régurgitent jusqu’au malaise les mêmes formules. C’est la génération « tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil »,  un véritable retour du cinéma de papa enrobé dans un phénomène de mode et une bonne dose de « coolitude ». La plupart de ces films seront irregardables 5 ou 10 ans après leur sortie. Pour une véritable intelligence, pour la satire, pour le message, pour l’impertinence (éléments essentiels à la carrière d’un bon comédien), on repassera… Et dès qu’un trublion tente de dépasser les bornes de l’acceptable (en l’occurrence ce paria de Dieudonné), on lui ferme toutes les portes… La comédie populaire française est frappée par le syndrome malsain et grandissant du politiquement correct. Pire : du politiquement correct tentant insidieusement de se faire passer pour de l’impertinence… avec pour résultat des œuvres mièvres et débiles misant sur ces tics de langage infantiles et abrutissants (Jamel, Eric et Ramzy, Gad Elmaleh) ou des déguisements grossiers (Franck Dubosc, Michaël Youn, Elie Semoun…)

 

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La gueule du cinéma comique français en 2012… Sans commentaire.

 

Le monde du one-man show et du stand-up n’arrive malheureusement à engendrer que des petits clones de ces andouilles superstars. L’impertinence est devenue fausse, un triste fond de commerce. L’honnêteté et la qualité sont aux abonnés absents. Si il reste bien quelques exceptions salutaires (dues à Michel Hazanavicius, au duo Bacri / Jaoui et à une poignée d’autres), le constat est là. Même les vieux de la vieille, les valeurs sures d’autrefois auraient tendance en France à devenir ces jours-ci de vieux cons complètement dépassés : jugez par vous même les œuvres récentes d’anciens membres du Splendid (particulièrement celles de Clavier et Jugnot), des Nuls ou des Inconnus : Les Bronzés 3, Le Rose et le Noir, L’Auberge Rouge, On ne Choisit Pas Sa Famille, L’Extraterrestre, Bambou, Antilles-Sur-Seine, Les Rois Mages, Sur la Piste du Marsupilami… et bientôt (soupirs) Les Visiteurs 3 (sortie en 2014) que l’on imagine déjà bien pénible dès la simple annonce de sa mise en chantier.

 

Vous rappelez-vous de ces bandes annonces pour les « grosses » comédies italiennes dans les années 90 et que l’on voyait en boucle sur la RAI en zappant ? Des films à base des gros seins, de grimaces et de portes qui claquent, si mauvais qu’ils ne sont jamais parvenus jusque chez nous? Vue de l’extérieur, c’est un peu à ça que ressemble la comédie française actuelle qui, à l’exception d’un ou deux « gros » titres de qualité (OSS 117, Intouchables, The Artist) s’exporte très mal.

 

Pourquoi donc la comédie française a-t-elle tant de mal à se renouveler ?

 

Sans doute parce que ces comédies « à formules » et « à gros budget » copient (très mal) un modèle américain bien plus performant, innovateur… et réellement drôle. Michaël Youn a beau plagier tous ses meilleurs gags chez Sacha Baron Cohen ou dans des films peu connus en France (Vive la France copie le point de départ de Four Lions, Fatal ressemble à s’y méprendre à Zoolander et emprunte ses meilleurs gags à Hot Rod – en moins bien), il ne trompe pourtant personne avec son imposture constante et malhonnête.

 

Face à ce constat inquiétant, il est donc tentant, voire utile de se tourner vers d’autres horizons et d’oublier ce marasme français, ces comédiens sans intérêt dont les carrières ne sont qu’une perte de temps. Puisqu’aucun nouveau Coluche, aucun nouveau Desproges ne semble plus à même d’émerger en France, c’est une fois de plus vers les États-Unis qu’il s’agit d’aller faire un tour.  Ce phénomène français est d’autant plus rageant et regrettable que de l’autre côté de l’Atlantique, l’humour connaît depuis une quinzaine d’années un véritable essor, une petite révolution due à la « génération Judd Apatow ». A Hollywood, l’humour évolue, il est une entité en constante transformation. Que ce soit au cinéma, en stand-up ou à la télévision, les énergies diverses sont foisonnantes. Les comédiens de qualité sont nombreux et plutôt que de se tirer dans les pattes, ils s’inspirent l’un l’autre. Si le Saturday Night Live est plus que jamais un vivier de comédiens de talent (Will Ferrell, Tracy Morgan, Tina Fey, Will Forte, Will Arnett, Amy Poehler), Apatow, le scénariste / producteur / réalisateur le plus influent des années 2000 a révélé une poignée de comédiens tous plus doués les uns que les autres (Steve Carell, Paul Rudd, Seth Rogen, Jonah Hill, James Franco, Jason Segel, Leslie Mann, etc. ) et qui – contrairement à ce qui se passe en France – maîtrisent à merveille l’art de l’improvisation.  Alors qu’en France, le comique « à formule » sent le moisi, aux États-Unis celui-ci connaît un nouvel âge d’or, bien aidé par la génération du Frat-Pack issue des années 90 (Ben Stiller, Owen Wilson, Vince Vaughn, Jack Black, Luke Wilson) ou par des sensations venues d’horizons  divers comme Seth MacFarlane (Family Guy, Ted), Todd Phillips (Starsky & Hutch, The Hangover) ou encore Trey Parker et Matt Stone, créateurs de South Park et du phénoménal succès théâtral The Book of Mormon.

 

Mais plutôt que de nous intéresser à cette génération populaire et déjà connue de tous, Action-Cut.com a décidé de se pencher aujourd’hui sur la jeune carrière d’un illustre inconnu pour le public européen… celui qui est venu depuis quelques années apporter un véritable vent de fraîcheur et d’impertinence dans le monde de la comédie US. Nous ferons donc une exception à la règle et ne parlerons pas ici de cinéma… mais d’un remarquable comédien de stand-up qui, nous en faisons le pari, deviendra très vite l’un des piliers de la comédie à l’échelle mondiale. Un humoriste dont le style coup de poing et l’audace devraient faire des émules.

 

Comedy Central Roast Of David Hasselhoff - ShowAnthony Jeselnik !

 

Depuis une quinzaine d’année, la tradition du « Roast » est revenue en force sur la chaîne Comedy Central. Le Roast ? Une vieille tradition hollywoodienne due à Dean Martin et son populaire The Dean Martin Celebrity Roast dans les années 70… Le principe : des comédiens, acteurs et autres personnalités célèbres se réunissent pour tailler un costard sur mesure à une star prestigieuse comme Frank Sinatra, James Stewart, Telly Savalas et bien d’autres personnalités issues du vieil Hollywood. D’un humour bon enfant, poli et classe, l’art du Roast est réapparu dans les années 90 avec une nouvelle génération de comédiens à l’humour bien plus féroce et dénué de la moindre notion de « respect ». Plus qu’une simple moquerie gentillette, le Roast a muté en en véritable session de passage à tabac, popularisant des comédiens incroyablement doués comme Jeff Ross, Sarah Silverman, Lisa Lampanelli, Amy Schumer ou le regretté Greg Giraldo… Une génération auto-proclamée « the insult comedians »! Chaque année, une personnalité prêtant à rire mais dotée d’un bon sens de l’humour, monte sur l’autel du Comedy Central Roast pour subir un véritable massacre en règle : William Shatner, Roseanne Barr, Charlie Sheen, Donald Trump, Pamela Anderson, Joan Rivers… tous ont défilé pour se faire « insulter » avec une violence souvent choquante par les meilleurs comédiens du moment. Plus rien n’est interdit. Aucun tabou, aucun sujet, aucune limite dans le langage…

 

C’est lors de ces Roasts qu’est apparu Anthony Jeselnik en 2008.

 

De cette précieuse génération, Anthony Jeselnik est devenu petit à petit le meilleur dans l’art de l’insulte comique et de la critique de mœurs. Né à Pittsburgh en Pennsylvanie, diplômé en littérature anglaise, ce jeune comédien (34 ans aujourd’hui) au regard de tueur et au sourire carnassier est peut-être le seul comédien à ne jamais s’excuser pour ses blagues de mauvais goût. Au fil de ses passages télé et dans les clubs de stand-up, il crée petit à petit son alter-ego scénique : un personnage de dangereux sociopathe terriblement arrogant et prétentieux (pour de faux), raciste (pour de faux), anti-féministe (pour de faux), violent (pour de faux), détestant les enfants (pour de faux), bravant les interdits et abordant avec un langage cru les sujets les plus tabous comme la mortalité infantile, l’avortement, le suicide, le viol, la pédophilie, la religion, le cancer, le SIDA, la violence conjugale… créant ainsi les meilleures (ou pires) blagues qu’il est permis d’entendre aujourd’hui à la télévision. Son style ? En quelques mots, Anthony Jeselnik met mal à l’aise pour créer une véritable tension chez son public, ce que peu de comédiens arrivent encore à faire de nos jours. Son jeu scénique si particulier est indispensable à la réussite de l’entreprise puisque ses silences bien placés, ses regards calculés et sa manière d’aborder la chute de ses gags s’avèrent essentiels à son entreprise de destruction massive. Avec un talent arrogant, Anthony Jeselnik crée une véritable confusion : comment ce jeune homme à priori si bien de sa personne et si propre sur lui peut-il dissimuler un tel monstre ?…

 

« Être méchant et cruel apporte une certaine tension. Chaque blague doit être provocante mais de manière intelligente. Personne ne doit voir venir la chute. Si mes atrocités font rire, j’ai réussi. Si une blague tombe à plat, je serai considéré comme le pire salopard au monde!… Ma philosophie est de foncer sans peur, tel un tank et de ne reculer devant aucune des pires atrocités, quel que soit le public. En comédie, rien n’est hors-limite et rien ne devrait l’être ! Je dois être capable d’accepter les critiques et les conséquences, sur scène et après… A chaque fois qu’un sujet est considéré comme tabou, je sens qu’il est de mon devoir de le tourner en dérision. Mon image publique est évidemment très éloignée de ce que je suis dans la réalité : j’aborde le métier tel un catcheur qui vient insulter le public avant le combat dans l’arène. C’est un rôle. J’ai toujours pensé que le plus méchant et offensif j’étais, le mieux je pouvais m’en sortir. »

 

Souvent accusé de racisme, de misogynie, d’homophobie, de cruauté (et on en passe), Jeselnik ne regrette aucune de ses blagues, destinées à dépasser les limites de l’acceptable. De « l’acceptable » selon les conventions sociétales… « J’adore inventer des blagues et faire rire mon public avec les sujets les plus horribles. Je n’aime rien de plus que d’être un comédien parce que cela me permet d’aller très loin et de me dépêtrer de toutes les situations en restant impertinent. Je ne m’excuserai jamais sur scène. Jamais (comme certains collègues) je ne me justifie après une blague particulièrement cruelle en disant « c’est de la comédie, c’est juste une blague. » Le public doit prendre ses responsabilités et doit savoir à quoi il s’attend avec moi. Un comique n’a pas à s’excuser d’être cruel, un comédien n’a pas à s’excuser de faire de la comédie ! Le public sait ce qu’il vient voir, il a payé sa place, il est prévenu… Aux personnes qui viennent me trouver et me dire avoir été offensés, par exemple à une plaisanterie cruelle sur le cancer, je réponds : « Vous n’avez pas le droit de rire à ma blague sur le SIDA si vous êtes offensés par cette blague sur le cancer… » Les gens sont offensés tout le temps, puis ils s’en remettent. Ils n’ont pas besoin de recevoir des excuses parce qu’ils se sont sentis mal à l’aise ! Des comédiens comme Gilbert Gottfried ou Daniel Tosh se sont excusés publiquement récemment suite aux pressions d’associations parentales et je trouve qu’ils ont créé un précédent assez nuisible. Tout cela n’est qu’un sous-produit de cette société régie par le politiquement correct. J’ai une tolérance zéro pour les personnes qui veulent me dicter ce dont je peux parler et ce dont je ne peux pas, ce dont je peux rire et ce dont je ne peux pas… De manière générale, si quelqu’un me demande de ne pas discuter d’un sujet particulier comme le massacre à Aurora, ça me motive à en parler encore davantage… »

 

Steven-Wright-SnapSes influences, Jeselnik les attribue à de nombreux comédiens, notamment à ceux des premières années du Saturday Night Live et surtout à des pionniers de l’humour vache tels les légendaires (et défunts) Richard Pryor, Rodney Dangerfield ou George Carlin…

 

Mais sa principale inspiration au niveau de la forme est un autre comédien peu connu chez nous et qui mériterait pourtant sa place au panthéon des géants de l’humour : Steven Wright (photo à gauche) ! Aperçu dans la série Mad About You et dans quelques films dans les années 90 (Reservoir Dogs), Steven Wright est une espèce de croisement entre un Bill Murray très dépressif et le chien Droopy. Son style : des blagues très courtes d’une ou deux phrases (et non pas des sketches racontant une histoire) constituées de questionnements philosophiques absurdes absolument hilarants qu’il énonce de sa voix traînante. Mais jugez plutôt ces quelques maximes de Steven Wright…

 

 

 

 

 

 

Curiosity killed the cat, but for a while I was a suspect.

(C’est la curiosité qui a tué le chat mais pendant tout un temps, j’étais le suspect.)

 

I busted a mirror and got seven years bad luck, but my lawyer thinks he can get me five.

(J’ai brisé un miroir et j’ai eu 7 ans de malheur mais mon avocat pense qu’il peut m’en obtenir cinq.)

 

I drive way too fast to worry about cholesterol.

(Je conduis bien trop vite pour me soucier de mon cholestérol.)

 

I intend to live forever. So far, so good.

(J’ai l’intention d’être immortel. Jusqu’ici ça marche.)

 

All those who believe in psychokinesis, raise my hand…

(Que tous ceux qui croient en la psychokinésie lèvent ma main…)

 

I almost had a psychic girlfriend but she left me before we met.

(J’ai failli sortir avec une clairvoyante mais elle m’a quitté avant notre rencontre.)

 

If Barbie is so popular, why do you have to buy her friends?

(Si Barbie est si populaire, pourquoi doit-on lui acheter tant d’amis?)

 

I went to the museum where they had all the heads and arms from the statues that are in all the other museums.

(J’ai visité le musée où ils exposent toutes les têtes et les bras des statues qui sont dans tous les autres musées.)

 

I’m writing a book. I’ve got the page numbers done.

(J’écris un livre. Jusqu’ici, j’ai fini les numéros de pages.)

 

If a word in the dictionary were misspelled, how would we know?

(Si un mot dans le dictionnaire était mal orthographié, comment le saurions-nous?)

 

If one synchronised swimmer drowns, do all the rest have to drown too?

(Si un des nageurs synchronisés se noie, est-ce que tous les autres doivent se noyer aussi?)

 

It’s a small world, but I wouldn’t want to have to paint it.

(Le monde est petit, mais je ne voudrais pas devoir le peindre.)

 

My theory of evolution is that Darwin was adopted.

(Ma théorie de l’évolution, c’est que Darwin était adopté.)

 

I’d kill for a Nobel Peace Prize!

(Je tuerais pour un Prix Nobel de la Paix!)

 

Join the Army. Meet interesting people. Kill them…

(Engagez-vous dans l’Armée. Rencontrez des gens intéressants. Tuez-les…)

 

 

Le style court et percutant de Wright, Anthony Jeselnik l’a adopté, y ajoutant une dose incroyable d’impertinence et d’humour vache, à provoquer une crise d’anévrisme chez Anne Roumanoff (ce qui en soi, n’est pas une mauvaise idée…) A son écriture terriblement précise, Jeselnik ajoute un jeu de scène inédit. Un sourire carnassier qui – lorsque ses pires blagues choquent un public peu prévenu – les informe qu’il joue bien le rôle d’un fou furieux, d’un dangereux illuminé… Le style de Jeselnik n’est pas nouveau (Lenny Bruce, Richard Pryor, Don Rickles, Rodney Dangerfield et Jeff Ross sont passés par là) mais il l’a remis à la mode. Les chutes de ses plaisanteries vont souvent à l’encontre de la chute « normale » que l’on attend, créant ainsi un véritable décalage et une maîtrise parfaite de l’absurde.

 
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Sa définition de la comédie? “It’s a war”…

 

Tout est dit. Puisqu’il est bon de rire un peu, voici donc pour vous un florilège des meilleures blagues imaginées par Anthony Jeselnik. A noter qu’il est préférable de le voir les réciter en personne (ses nombreuses apparitions sont disponibles sur YouTube) et que leur impact à la simple lecture peut être diminué sans son talent unique et cette méchanceté satanique que l’on voit sur son sourire éclatant de vil sociopathe non-repentant :

 

 

New York City, huh!… Greatest city in the world! Not only do I want to record my album here… I want to bury my kids here.

(New York City… La plus belle ville au monde! Non seulement c’est ici que je veux faire ma carrière… C’est ici que je veux enterrer mes enfants.)

 

Last weekend I had to go to Boston with my girlfriend, stay with her dad. It could not have been more uncomfortable. He wouldn’t let us sleep in the same bedroom together, you know. He goes “Sorry, buddy, I just don’t trust you”. I said :“Trust me buddy, I’m fucking your daughter.”

(Le weekend dernier j’ai du aller à Boston, chez le père de ma petite amie. J’étais très mal à l’aise. Il ne voulait pas que nous dormions dans la même chambre. Il m’a dit « désolé mon gars, je ne te fais pas confiance ». Je lui ai répondu : « Fais-moi confiance, mon gars, je baise ta fille… »)

 

I’ve got a long history of suicide in my family. The good news is apparently it skips a generation. So if I’m lucky… my kids will kill themselves.

(Ma famille a connu une longue tradition de suicides. La bonne nouvelle c’est qu’ apparemment, ça saute une génération. Donc si j’ai de la chance… mes enfants se suicideront.)

 

My baby brother’s in high school now. And we’re close. But he tries to take advantage, you know. A couple of weeks ago, he calls me and says : “Anthony, I just cut school for no reason and now I need you to write me a sick note and forge Dad’s signature. And make it good!…” I did my best but I’m horrible at stuff like that. The teacher just took one look at the note and said : “Mikey, do you expect me to believe this? You don’t have AIDS!”

(Mon petit frère est encore au lycée. Nous sommes proches mais il essaie de tirer avantage de la situation. Il y a quelques semaines, il m’appelle et me dit : « Anthony, j’ai séché les cours sans raison et j’ai besoin que tu m’écrives un mot en imitant la signature de Papa. Et fais ça bien !… » J’ai fait de mon mieux. Mais je suis très mauvais pour ce genre de choses. Le prof a jeté un coup d’œil à la note et a dit « Mikey, tu te fous de moi ? Tu n’as pas le SIDA ! »)

 

My Mom is the worst at breaking bad news to people. She said to me “Anthony, I don’t know how to tell you this but I’ve been having an affair. And you can’t tell Dad about it.” I said : “Well why not?” “Because he just passed away”.

(Ma mère est terrible lorsqu’il s’agit d’annoncer de mauvaises nouvelles. Elle m’a dit : « Anthony, je ne sais pas comment te dire ça mais j’ai eu une liaison. Et tu ne peux pas le dire à ton père ! » Je lui demande « et pourquoi pas ? » « Parce qu’il vient juste de mourir »)

 

My girlfriend makes me want to be a better person. So I can get a better girlfriend.

(Ma petite amie me donne envie de devenir quelqu’un de meilleur. Afin de me trouver une meilleure petite amie.)

 

I just read the autobiography of the guy who invented Super Mario Brothers. Did you know that when he was a kid, people used to laugh at him when he would kill a turtle with a hammer?…

(Je viens de lire l’autobiographie du type qui a inventé Super Mario Brothers. Est-ce que vous saviez que quand il était petit, les gens se moquaient de lui quand il tuait des tortues avec un gros marteau ?…)

 

God, my girlfriend is so sensitive. A couple of weeks ago she got her hair cut. Two inches cut off her hair! She came home and cried for two hours! Finally I said to her : “Baby, what are you so upset about? It’s just a haircut. I’m the one who’s gotta find a new girlfriend…”

(Ma copine est tellement sensible. Il y a quelques semaines elle est allée chez le coiffeur et est revenue avec ses cheveux vraiment trop courts. Elle a pleuré pendant des heures. Finalement je lui ai dit : « Bébé, pourquoi es-tu si triste, ce n’est qu’une coupe de cheveux ! C’est moi qui vais devoir me trouver une nouvelle copine ! »)

 

I got caught masturbating to a National Geographic magazine. Not my finest hour… But I don’t know who was more embarrassed… me or my dentist.

(J’ai été surpris en train de me masturber avec le National Geographic magazine. Ce n’était pas mon moment le plus glorieux… Mais je ne sais pas qui était le plus embarrassé… moi ou mon dentiste.)

 

This past Christmas, I told my girlfriend for months in advance : “All I want from you this year is an X-Box. That’s it, beginning and end of the list : X-Box.” You know what she got me? A homemade frame with a picture of us from our first date together. Which was fine… Because I got her an X-Box.

(Des mois avant Noël, j’ai dit à ma copine : cette année je ne veux qu’une seule chose : une X-Box. Rien d’autre ! Vous savez ce qu’elle m’a offert ? Un cadre avec une photo de nous deux le soir de notre premier rendez-vous. Mais ce n’est pas grave… Parce que je lui ai offert une X-Box.)

 

I was at the mall the other day and this lady runs up to me, she’s frantic and she says « Hey, have you seen my five-year-old son? He’s wearing a red hat and blue overalls… » And I wanted to tell her that I had just seen her kid getting dragged into the bathroom by a homeless man. But she already seemed pretty upset…

(J’étais au supermarché l’autre jour quand une femme s’approche de moi, super hystérique et me demande : « Avez-vous vu mon fils de 5 ans? Il porte une casquette rouge et une salopette bleue… » Je lui aurais bien dit que j’avais vu son fils se faire attirer dans les toilettes par un vieux SDF. Mais elle avait l’air déjà si énervée…)

 

My girlfriend called me at 3 am and said « Anthony get over here, I think someone is trying to break into my bedroom window. » I dropped the phone and i was so pumped up with adrenaline… It was tough to go back to sleep.

(Ma petite amie m’appelle à 3h du matin : “Anthony, viens vite, je pense que quelqu’un est en train d’essayer d’entrer par la fenêtre de ma chambre. J’ai immédiatement laissé tomber le téléphone à cause de l’adrénaline… J’ai eu un de ces mal à me rendormir.)

 

I once dated a girl who owned a parakeet. Oh my God! That fucking thing would never shut up!… But the bird was cool.

(Je suis sorti avec une fille qui avait un perroquet. Cet animal ne la fermait jamais!… Mais l’oiseau était cool.)

 

I like to play pranks on my girlfriend, you know… to keep things fresh. Like the other night after dinner, I put Saran-wrap over the toilet seat. Which doesn’t sound that original… but she’s bulimic.

(J’aime bien faire des plaisanteries à ma compagne, pour que notre relation reste excitante. Par exemple, l’autre soir, après le dîner, j’ai recouvert la cuvette des toilettes d’adhésif transparent. C’est une vieille blague, pas la plus originale… sauf qu’elle est boulimique.)

 

I’ve spent the past two years looking for my ex-girlfriend’s killer… But no one will do it.

(J’ai passé les deux dernières années à rechercher l’assassin de ma compagne… Mais je ne trouve pas de volontaire !)

 

When I finished high school I wanted to take all my graduation money and buy myself a motorcycle. Buy my mom said no. See, I had a brother who died in a horrible motorcycle accident when he was 18. And I could just have HIS motorcycle…

(Quand j’ai fini le lycée, je voulais prendre l’argent que j’avais reçu à ma remise de diplôme et m’acheter une moto. Mais ma mère a refusé catégoriquement. Mon frère aîné est mort dans un terrible accident de moto quand il avait 18 ans. Donc je pouvais avoir SA moto…)

 

You don’t know anything about pain… You don’t know anything about pain until you’ve seen your own baby drowned in a tub… And you definitely don’t know anything about how to wash a baby.

(Vous ne savez rien de la douleur… vous ne connaissez rien sur la douleur tant que vous n’avez pas vu votre bébé se noyer dans la baignoire. Et surtout… vous n’y connaissez rien sur la manière de laver un bébé.)

 

My girlfriend and I were lying in bed the other night. She said : “Anthony, I want you to pee on me”. Now I had never thought of peeing on a woman in my entire life. But then I got the green light… and apparently it’s my thing. I mean I could not jump fast enough! But as soon as I do, she starts screaming at me!… Like it’s my fault she talks in her sleep!

(Ma copine et moi étions au lit l’autre soir. Elle me dit : « Anthony, pisse-moi dessus. » Jamais de ma vie je n’avais pensé à uriner sur une femme. Mais dès que j’ai eu le feu vert… je me suis rendu compte que c’était mon truc. Et donc je m’y suis mis tout de suite. Mais dès que j’ai commencé elle s’est mise à hurler !… Comme si c’était de ma faute si elle parle dans son sommeil !)

 

Comedy Central Roast Of Charlie Sheen - Show

 

I feel like every guy owes his dad a great deal of gratitude. If only for this reason : I was 12 years old, I was sneaking around in my house and I found my Dad’s porn in the back of the attic. That was a great day. That was a game-changer for me. But then the worst day of my life was the day I found my Mom’s porn… in the back of that videostore…

(Je pense que chaque homme doit beaucoup à son père. Ne serait-ce que pour cette raison : quand j’avais 12 ans, je fouinais dans la maison et j’ai trouvé les cassettes porno de mon père, dans le grenier. C’était un grand jour. Un jour que je n’oublierai jamais. Par contre, le pire jour de ma vie c’est quand j’ai trouvé la vidéo porno de ma mère… dans ce vidéoclub…)

 

Here’s some good news : my grandfather turns 100 years old next month… Maybe.

(Une bonne nouvelle : mon grand-père va fêter ses 100 ans le mois prochain… Peut-être.)

 

It’s funny. My family is exactly like The Brady Bunch. We may not be perfect. But my father did die from AIDS.

(C’est marrant, ma famille est exactement comme La Tribu Brady. Nous ne sommes peut-être pas parfaits. Mais notre père est mort du SIDA.)

 

I think having a baby is a lot like winning the lottery. Because more than anyone else, latinos love it!

(Avoir un bébé, c’est un peu comme jouer à la loterie. Plus que n’importe qui, les latinos adorent ça !)

 

I love Shakespeare : favorite subject in school, I still read Shakespeare today. People claim it’s impractical to learn so much about Shakespeare today. But let me learn you something : it it wasn’t for Romeo and Juliet, I would totally have overreacted when my fiancée killed herself.

(J’adore Shakespeare. C’était mon sujet préféré à l’école. Je lis encore Shakespeare aujourd’hui et pourtant on me dit que cela ne sert plus à rien d’en apprendre tant sur lui à notre époque. Mais je vais vous dire quelque chose. Si je n’avais pas lu Roméo et Juliette, j’aurai réagi de manière démesurée au suicide de ma fiancée.)

 

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My cousin and I used to be really close. But last Thanksgiving he caught me having sex with his girlfriend. And we haven’t spoken since. I’m sure he’ll eventually get over it though, I mean… He’s only 12.

(Mon cousin et moi étions très proches jusqu’au dernier Thanksgiving quand il m’a surpris en train de faire l’amour à sa copine. Nous ne nous sommes plus parlés depuis. Mais je suis certain qu’il oubliera assez vite… Après tout, il n’a que 12 ans.)

 

Who do you think was the smartest, Jesus or Buddha? I mean, just in terms of not letting themselves get crucified…

(D’après vous, qui était le plus malin? Jésus ou Bouddha ? Je veux dire juste selon le critère de s’être laissé crucifier ou pas…)

 

My sister and her husband live next to a bunch of cellphone towers. And their concern is it’s going to affect the health of their children, you know… IF they can stop having miscarriages!

(Ma sœur et son mari vivent près de tours à haute tension. Ils ont peur que ça affecte la santé de leurs enfants… SI ils arrêtent d’avoir des fausses couches sans arrêt ! »

 

Comedy Central Roasts

 

(à Mike Tyson…) Mike Tyson’s got a tattoo on his face so that everytime he looks in the mirror, he can be proud that converting to Islam is only the second dumbest thing he’s ever done.

(Mike Tyson a un tatouage sur le visage… Comme ça, à chaque fois qu’il se regarde dans le miroir, il peut être fier du fait que se convertir à l’Islam n’est que la deuxième chose la plus stupide qu’il ait jamais faite.)

 

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(à Charlie Sheen) Charlie, I don’ understand why you’re not grateful for what you have right now. After all, the only reason you got on T.V. in the first place is because God hates Michael J. Fox.

(Charlie, je ne comprends pas ton manque de gratitude ces derniers temps. Après tout, la seule raison pour laquelle tu as commencé ta carrière à la télé, c’est parce que Dieu déteste Michael J. Fox.)

 

Charlie, you’ve convinced more women to have abortions than the pre-natal test for Down Syndrome

(Charlie, tu as convaincu plus de femmes de se faire avorter que le test pré-natal contre la trisomie.)

 

COMEDY CENTRAL Roast of Charlie Sheen - Show

 

(à Marlee Matlin, actrice sourde et muette) : Marlee, you had a pretty good career despite having one of the biggest handicaps an actress can possess… You’re ugly!

(Marlee, tu as eu une excellente carrière au cinéma malgré le plus difficile des handicaps pour une actrice… Tu es moche!)

 

Of course, making fun of Larry King for being old is like making fun of Marlee Matlin for being deaf. It’s fun.

(Evidemment, se moquer de Larry King parce qu’il est vieux, c’est comme se moquer de Marlee Matlin parce qu’elle est sourde. C’est drôle.)

 

I was actually shocked to learn to you won Best Actress at the Academy Awards and not the Special Olympics.

(J’étais étonné d’apprendre que tu as gagné le trophée de la Meilleure Actrice aux Oscars, pas aux Special Olympics.)

 

 

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(à Jeff Ross et Whitney Cummings) Jeff, you’ve been doing this for a very long time. You’ve been roasting people since Whitney Cummings was nothing but a glint in the eye of the man who raped her mother.

(Jeff, tu fais ce métier depuis très longtemps. Tu étais comédien bien avant que Whitney Cummings n’était qu’une lueur dans l’oeil de l’homme qui a violé sa mère.)

 

Actualités / Tweets

 

Tom Cruise’s prenup lets him keep his money, the kids and Katie Holmes.

(Le contrat de marriage de Tom Cruise lui permet de garder son argent, ses enfants et Katie Holmes.)

 

Goodbye Rodney King: The Original Rihanna.

(Adieu Rodney King. Le Rihanna original.)

 

St. Patrick’s Day is what Christmas would be like if Jesus had been killed by a car bomb.

(La Saint-Patrick est ce à quoi Noël ressemblerait si Jésus était mort dans l’explosion de sa voiture.)

 

I only watch the Oscars to make fun of what they wear in the In Memoriam segment.

(Je ne regarde les Oscars que pour me moquer des tenues vestimentaires dans le segment In Memoriam.)

 

Watching Whitney Houston’s funeral feels like watching every Tyler Perry movie at once.

(Regarder les funérailles de Whitney Houston, c’est un peu comme visionner tous les films de Tyler Perry l’un à la suite de l’autre.)

 

It must be tough for the Grammy’s memoriam committee to choose the most tasteful picture of Whitney Houston’s corpse.

(Ca doit être très difficile pour le Commité des Grammy de choisir la photo de moins mauvais goût du cadavre de Whitney Houston.)

 

I’m glad that Kim Jong Il is dead. But only because he’s Korean.

(Je suis content que Kim Jong Il soit mort. Mais seulement parce qu’il est coréen.)

 

Eighty-nine people died in a hospital fire. Ten just had their warts removed.

(89 personnes sont mortes dans l’incendie d’un hôpital. Dix autres se sont juste fait enlever leurs verrues.)

 

I knew Demi Moore would leave Ashton Kutcher soon. I just thought it would be when she died.

(Je savais que Demi Moore quitterait Ashton Kutcher assez vite. Je pensais juste que ce serait lorsqu’elle mourrait.)

 

In honor of Joe Frazier’s memory, his hometown of Philadelphia is going to build an even bigger statue of Sylvester Stallone.

(Pour honorer Joe Frazier qui vient de nous quitter, sa ville natale de Philadelphia a décidé d’ériger une statue encore plus grande de Sylvester Stallone.)

 

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First Bin Laden, then Steve Jobs and now Gaddafi. Wow, is there anything Obama can’t do?

(D’abord Ben Laden. Ensuite Steve Jobs. Maintenant Gaddafi. Y a-t-il une seule chose don’t Obama n’est pas capable?)

 

Well, it looks like Elizabeth Taylor finally lost her battle against AIDS.

(Il semble qu’Elizabeth Taylor a finalement perdu son combat contre le SIDA. – (à la mort de l’actrice…))

 

I want to marry the kind of girl that walks out of an abortion clinic with a lollipop.

(J’aimerais épouser le genre de fille qui sort de son avortement avec une sucette en bouche.)

 

When I was little, I would burn ants with a magnifying glass. But now that I’m older, I’m more of a cat guy.

(Quand j’étais petit, je brûlais des fourmis à l’aide d’une loupe. Mais maintenant que je suis plus vieux, je préfère les chats.)

 

Every Thanksgiving, I like to invite the less fortunate over to my place for a great big dinner. And give them the wrong address.

(A Chaque Thanksgiving, j’invite les plus démunis pour un grand repas à la maison. Et je leur donne la mauvaise adresse.)

 

If we can teach sign language to monkeys, then shouldn’t deaf people be awesome at gymnastics?

(S’il est possible d’apprendre le langage des signes aux primates, les sourds et muets ne devraient-ils pas être excellents en gymnastique ?)

 

I killed a squirrel once with a car. Twice with a tennis racket.

(Une fois j’ai tué un écureuil avec ma voiture. Deux fois avec une raquette de tennis.)

 

My girlfriend was just killed in a car accident. Devastating. I can’t believe I’m only going to have sex with her one more time.

(Ma petite amie vient d’être tuée dans un accident de voiture. Je suis dévasté. Je n’arrive pas à croire que je ne pourrai plus lui faire l’amour qu’une dernière fois.)

 

My girlfriend is despicable. I just found out she flirted with my brother, during my mom’s funeral, while I was asleep.

(Ma petite amie est détestable. Je viens d’apprendre qu’elle avait flirté avec mon frère à l’enterrement de ma mère. Pendant que je m’endormais.)

 

I think about my girlfriend’s abortion whenever I pass by a school. Or the playground where she had the abortion.

(Je pense à l’avortement de ma petite amie à chaque fois que je passe devant une école. Ou devant la cour de récré où elle a avorté.)

 

I just accidentally hit a kid with my car. It wasn’t serious, though. Nobody saw me.

(Je viens juste de heurter un enfant avec ma voiture. Heureusement ce n’était pas trop grave : personne ne m’a vu.)

 

People say it’s easy to make fun of retarded people, but it’s not. You REALLY have to explain it to them.

(Les gens disent qu’il est trop facile de se moquer des handicapés mentaux mais c’est faux. Il faut VRAIMENT leur expliquer longuement avant qu’ils ne comprennent.)

 

I’m working on a screenplay about a guy who teaches a retarded kid to read. It’s good. But it is sooo fucking long.

(Je travaille sur un scénario à propos d’un type qui apprend à lire à un jeune handicapé mental. C’est un bon scénario. Mais putain qu’est-ce que c’est looong !!!)

 

I thought I was a father once. But then they did a blood test on the baby and the baby died.

(Une fois j’ai cru que j’allais devenir papa. Puis ils ont fait des tests sanguins sur le bébé et le bébé est mort.)

 

 

seriousjeselnik2010-Photo-Credit-Natalie-Brasington

 

Sure, my uncle killed himself playing Russian Roulette. But I choose to remember him as a great Russian Roulette player.

(C’est vrai que mon oncle s’est tué en jouant à la roulette russe. Mais j’ai choisi de me rappeler de lui comme d’un très grand joueur de roulette russe.)

 

Did you know that diarrhea can actually kill you? Even if you only drink a little bit.

(Saviez-vous que l’on peut mourir à cause de la diarrhée? Même si on n’en boit qu’un tout petit peu.)

 

Sad day. Ronnie James Dio is in heaven now. Ironically, I assume.

(Triste journée. Ronnie James Dio est au paradis maintenant. Je suppose que c’est ironique.)

 

Just got back from the dentist. He said I have no cavities! And mouth cancer.

(Je reviens de chez le dentiste. Il m’a dit que je n’ai aucune carrie ! Et un cancer de la bouche.)

 

I don’t trust anything that bleeds for five days and has AIDS.

(Je n’ai aucune confiance en quelqu’un qui saigne pendant 5 jours et a le SIDA.)

 

Give a man a fish, and he’ll eat for a day. Give a man AIDS, and you don’t have to give him any fish.

(Donnez un poisson à un homme et il mangera pour un jour. Donnez-lui le SIDA… plus besoin de lui donner de poisson !)

 

Best way to educate children AND ruin a birthday party: Piñata full of blood.

(Meilleure façon d’éduquer les enfants et de ruiner une fête d’anniversaire : une piñata remplie de sang.)

 

Tip : If you ever find yourself in a situation where you have a razor blade hidden in your mouth, DO NOT eat popcorn.

(Conseil : si vous vous retrouvez dans une situation où vous devez cacher une lame de rasoir dans votre bouche, ne mangez SURTOUT PAS de popcorn.)

 

I’m surprised child molesters and midgets don’t hang out more.

(Je suis toujours surpris que les pédophiles et les nains ne se fréquentent pas davantage.)

 

When Jesus came back, didn’t anyone suggest crucifying him again? I bet the guy in charge of crucifying took a lot of guff that day.

(Quand Jésus fut ressuscité, est-ce que personne n’a suggéré de le crucifier à nouveau? Je parie que le gars en charge de la crucifixion s’est fait passer un de ces savons ce jour-là…)

 

Whether or not you believe he was the son of God, you have to admit there’s a very good chance everything Jesus said was sarcastic.

(Que vous croyiez ou pas qu’il était le fils de Dieu, il faut bien admettre qu’il y a beaucoup de chances que tout ce que disait Jésus était sarcastique.)

 

 

Anthony-Jeselnik-Standup

I’m having trouble convincing my girlfriend to start a Fight Club.

(J’ai le plus grand mal à convaincre ma petite amie de créer un Fight Club.)

 

My sister just got raped by a guy in a wheelchair. But there’s good news. Doctors say it’s a miracle.

(Ma soeur a été violée par un type en chaise roulante. Mais il y a une bonne nouvelle : les médecins disent que c’est un miracle.)

 

People outside my office are chanting « Stop Killing Baby Seals! » How can they see all the way up here?

(Les gens dans la rue crient « Arrêtez le massacre des bébés phoques ». Comment arrivent-ils à voir ce que je fais dans mon bureau ?)

 

Here’s a fun fact for you guys. According to a new study, the leading cause of death for children in America is accidents. Coming a close second : « accidents »…

(Quelques statistiques… Selon une nouvelle étude, la cause principale de mortalité infantile en Amérique? La mort accidentelle. La deuxième cause? La mort « accidentelle »…)

 

By the time I finished typing this tweet, another child went missing. Awesome!

(Sur le temps où j’aurai fini d’écrire ce tweet, un autre enfant aura disparu. C’est incroyable!)

 

(To be continued!)

 

 

 

anthony-jeselnik-shakespeare-1 On en dira ce qu’on veut… on est bien loin des déguisements d’Elie Semoun!… Pour l’heure, Anthony Jeselnik savoure le succès de ses deux premiers albums enregistrés en public : « Shakespeare » (2012) et « Caligula » (2013). Depuis février 2013, il anime The Jeselnik Offensive sur Comedy Central. Une version hebdomadaire « arrogante » et politiquement incorrecte du Daily Show de Jon Stewart dans laquelle il délivre des monologues sur l’actualité avec son style bien à lui.

 

« Ruthless », « Demon-possessed », « vicious », « brutal », « pure fucking evil »… voici quelques uns des adjectifs que les critiques et les fans utilisent sur les forums pour définir Anthony. Son style imperturbable et inimitable (chez lui, tout est dans la manière) lui donnent un pouvoir assez impressionnant. Il n’a peur de rien, il dépasse toutes les limites du bon goût et de l’acceptable, avec le sourire. Le huer revient à lui donner du pouvoir puisque le Killer Anthony Jeselnik se nourrit des critiques négatives pour en rajouter. Inattaquable et indestructible ! Des adjectifs qui justifient cet éternel sourire diabolique qu’il flashe après une remarque « raciste » ou « homophobe » destinée à choquer, mais également à démontrer l’hypocrisie du politiquement correct!… La marque d’un grand de l’humour dont les saillies provoquent le malaise du public ! Jeselnik joue cependant de cette image, n’hésitant pas à inviter des mères et leurs bébés sur scène avant de réfléchir sur la mortalité infantile ou encore de lancer un « it takes a special kind of asshole to laugh at that joke ! » lorsque le public rit aux larmes à une de ses plus terribles provocations !

 

Ne pas caresser le public dans le sens du poil, mais l’emmener en terrain inédit. Telle semble être la devise d’Anthony Jeselnik qui – espérons-le – saura garder cette attitude rafraîchissante tout au long d’une carrière qu’on lui souhaite longue et brillante.  Une carrière qui – pour l’instant – ne semble pas devoir passer par la case obligée du cinéma. Tant de comédiens légendaires comme Dave Chappelle, Martin Lawrence ou Eddie Murphy ont perdu tout ce qui faisait le sel de leur humour pour aller patauger lamentablement dans des comédies familiales honteuses, qu’il s’agirait plutôt là d’une très bonne nouvelle !

 

Pendant ce temps-là en France, Michaël Youn fait sa diva, Jamel crie « Cours, Astérixsme » et José Garcia s’agite en vain pendant que Gad Elmaleh s’endort et endort nos parents sur le divan de Michel Drucker…

 

 

 

Grégory Cavinato.

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